Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

08 avril 2006

Accroché dans le temps (Zack Braff)

Ce sont ces belles journées...  Henri, 26 ans s'est levé du bon pied. Il est parti travailler tôt ce matin, même avec un peu d'avance: les portes de la manufacture étaient encores closes quand il est arrivé.
il a travaillé d'arrache pied, pas pour le profit, mais parce qu'il aime son travail: il arrive dans son box, enfile son bleu de travail dans le silence du vestiaire puis descend deux à deux les marches qui mènent au bruyant atelier. La lumière est totalement naturelle: le soleil envoie ses rayons qui traversent avec peine les plaques de pexiglass fixée au plafond de béton usé. Chaque homme s'affaire à sa tâche, laissant derrière lui de longue fontaines d'étincelles virevoltantes et rebondissant sur le sol sale. Il arrive à son poste, branche sa meleuse, et exécute son geste préféré, qui n'a pas perdu un brin de magie au fil des années.. Il pose délicatement son casque anti-bruit sur sa tête et l'évenement s'accomplit... les outils frappent le fer forgé, des barres d'aciers heurtent le sol et ces étincelles, toujours aussi magnifiques... tout bouge, tout vit mais sans un bruit comme une photographie vivante, parlant au spectateur, contant l'ambiance, la vie de ces endroits..
Sa journée passe à une vitesse impressionnante, puis, il débranche son outil, releve la tête et s'aperçoit qu'il est seul habitant de ce vaste endroit. il se rhabille, sort et le monde à ses yeux paraît différent, la pluie a laissé place à un soleil flamboyant, les filles sont en jupes et se battent avec les brises exibitionistes.. il fait un tour dans sa petite ville de la côte. Ici, une fille joue de l'accordéon du bout de ses doigts et de ses mélodies éloigne tout nuage.il s'asseoit là, sur le bord pavé , ouvrant son esprit au large, il attrape d'un geste un papier qui volait , poussé par le vent et lit assez vite les gros titres qui lui font comme l'effet d'un reveil qui sonne sortant son esprit d'un mince rêve...
Son pays est en guerre, il l'aurait presque oublié ces dernières heures.. Pablo, un adolescent de 17 ans, marchait sur la côte lui aussi avec son appareil photo autour du cou, le coeur triste car un ami à lui était décédé la veille dans un bombardement . Il marchait seul, sur cette côte innocente, qui paraissait comme épargnée des horreurs du conflit . Là, se trouvait assis un homme avec un papier à la main, le visage figé d'effroi. CLIc! la lumiere traverse le diaphragme et l'image s'imprime sur la légère pellicule... La vie de cet homme était maintenant accrochée dans le temps, son sentiment cloué au mur de la vie. Ce photographe était un témoin actif de la vie.. et lui en était le sujet.. mais il ne le savait pas encore.....

Posté par Coumarine à 21:32 - Zack Braff - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

  • Zack...pour moi, c'est un peu confus...on ne sait as trop qui est qui
    Pablo...l'homme assis avec un papier à la main...
    Qui est le photographe et que veut-il photographier et pourquoi?
    Ce ne sont pas des critiques, parce que ta plume se fait de plus en plus originale, cher Zack
    Mais veille à rester compréhensible
    Trop d'implicite tue le sens...

    Posté par coumarine, 08 avril 2006 à 21:36
  • Mais si j'ai bien compris, Henri est le jeune ouvrier de 26 ans qui vient d'un pays troublé, et qui, sa journée finie, lit un papier trouvé dans la rue. Et Pablo est le jeune homme de 17 ans qui passe par là et qui le photographie.
    Plutôt un beau texte, mais encore un peu "brut de décoffrage", peut-être à retravailler...

    Posté par nuages, 09 avril 2006 à 20:11
  • je ne retouche jamais mes textes, je sais il le faudrai, c'est tres important mais moi je fais le texte si il est bien tant mieux, sinon j'efface tout et je recommence...
    tout du premier jet car je trouve que le fait de retravailler un texte enleve sa magie premiere..
    je ne suis pas un perfectionniste malheureusement

    Posté par Zack braff, 09 avril 2006 à 20:15
  • Zack...je ferai un jour une note sur cet aspect que tu évoques: "je ne retravaille jamais mes textes..."
    Merci Nuages...

    Posté par coumarine, 10 avril 2006 à 11:49
  • moi, j'aime beaucoup. j'aime l'idée qui va à contresens des autres textes ( le mien compris ;-p ), toi tu racontes "l'avant photo", nous l'après... j'aime ce retour à la genèse... j'aime que les personnages se croisent et influent sans le savoir, l'un sur l'autre. je n'éprouve pas le besoin d'en savoir plus sur les personnages, pour ma part

    peut-etre que, plus aéré, avec des paragraphes mieux marqués, il serait plus préhensible, c'est possible

    Posté par pati, 10 avril 2006 à 12:22

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