Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

22 mai 2006

La magie des couleurs (Lutine)

La lune illuminait les nombreuses couleurs de ce château. Le mélange des
couleurs était assez surprenant, parfois, une tour, un mur changeait de couleur
selon le mouvement de certaines ombres…

A la fenêtre d’une tour rouge, une jeune femme pleurait doucement. Les rayons de
lune faisaient apparaître sa longue chevelure noire comme l’ébène et sa robe
rouge comme le sang. Sa tristesse était si grande que toutes les plantes et les
animaux qui la voyaient ou l’entendaient étaient tristes aussi.

Se reprenant soudainement, elle s’assit à la fenêtre, regardant la lune et lui
parlant… Elle savait maintenant que tout était fini, que rien n’était possible,
son destin était à tout jamais scellé. Elle lui demandait : « Pourquoi être
riche ? Pourquoi avant tant de pouvoir, si on ne peut pas aimer celui qu’on
veut ? Pourquoi vivre dans un château possédant tant de couleurs, pour ne vivre
que dans l’obscurité ? » Un oiseau noir se posa devant elle.
La lune ne lui répondait pas, elle se contentait de lui sourire. Si elle avait pu
parler, elle lui aurait dit que tout est possible si on le veut, mais la lune se
contentait de lui sourire.

Au loin, un ombre bleutée s’approche du château, un cavalier avec un grande
cape… Sous les pas du cheval, le sable prenait des couleurs azures…
La princesse le leva reconnaissant l’homme, elle posa la main sur l’oiseau, dont
certaines plumes virèrent au bordeaux. L’oiseau s’envola, il allait montrer le
chemin au cavalier.

Le temps lui paru soudainement une éternité, en attendant le retour de l’oiseau.
Il apparut: les plumes bordeau avait laissé place à quelques plumes d’un bleu
très sombre. Aussitôt, la tête d’un homme apparut, il se hissa pour s’asseoir sur
le rebord de la fenêtre et lui offrit une rose bleue. La princesse la prit, la
rose devint aussitôt violette, et quand le cavalier la lâcha, le violet laissa
place au rouge.

Ils s’étreignirent, laissant tomber la rose. Dans la rue, une rose blanche
arriva doucement sur le sol.

La lune se demandait : « Pourquoi le rouge et le bleu ne s'épouseraient-ils pas?"

Posté par Coumarine à 13:51 - Lutine - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

  • Et voilà encore une "petite nouvelle" à qui je souhaite la bienvenue de tout coeur...je constate que le bouche à oreille fonctionne, cela me fait grand plaisir...
    Lutine, tu as écrit un texte qui s'apparente au conte de fée...de quoi nous faire rêver que l'amour toujours sera triomphant...
    On a tous besoin d'y croire dans ce monde parfois si sombre, sans couleurs, sans bleu ni rouge, ni jaune

    Posté par Coumarine, 22 mai 2006 à 13:56
  • Merci beaucoup !

    Posté par Lutine, 22 mai 2006 à 14:20
  • bienvenue, lutine.

    petite lutine à la plume romantique. belle fable. si l'écriture de ce texte est spontanée, c'est de bonne augure pour les autres consignes

    Posté par pati, 22 mai 2006 à 15:49
  • Bravo Lutine !
    Ca fait plaisir de lire ça.

    Posté par ZEL, 25 mai 2006 à 12:05

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