Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

26 mai 2006

Pourpre-amour (Alauda)

Par petite touches,  de vie en vie, chacun a pris le temps de peindre,
couleur à  couleur,  son paysage…

Rouge-vie
Vert-partage
Bleu-rêve
Jaune-confiance.
Noir-délire.

Mosaïque improbable où chaque couleur vibre et vogue, à la rencontre de
l'autre, en permanence, à l'infini.

Fusion irrépressible ou conflit éphémère, elles se mêlent et se  refusent,
le temps  d'intégrer leur  éclat irressemblable.

Cessant  de redouter son extinction au  feu d'une autre, elles osent se
nommer et entrer dans la danse…

Chorégraphie secrète, harmonie délétère, où chaque particule vibre en sa
plénitude.

Energies de lumière rayonnant  du centre de l'univers.

Chant cosmique où se fondent l'alpha et l'oméga..

Ciel et Terre

Toi et Moi

En essence de Nous

Depuis l'origine

Pour engendrer le pourpre,  le rouge et le bleu ne s'épousent-ils pas ?

Posté par Coumarine à 21:40 - Alauda - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

  • Merci Alauda pour ce berau texte, porteur d'un
    tel message. Complémentarité, mais amené avec tant de poésie. Je suis surprise et en même tant
    ça me fait vibrer. Je voudrais pouvoir transposer comme toi, chaque moment en un instant de poésie.

    Posté par baguette, 11 novembre 2007 à 15:38
  • Alauda...ce n'est pas simplement un texte poétique, mais un texte "cosmique", large ample, porteur de sens, cependant caché, qu'il faut découvrir chacun pour soi, et donc qui sera différent pour chacun selon le point où il en est...
    Mais bien écrit comme toujours, dans cette amplitude majestueuse, avec l'audace de "créer" un nouveau mot pour exprimer ce que tu veux dire
    (irressemblable...)

    Posté par Coumarine, 26 mai 2006 à 21:45
  • "à la rencontre de l'autre, en permanence, à l'infini."

    tu le sais, alauda, c'est en grande partie ma vision de la vie.

    si j'étais peintre, je te volerais ta palette de couleur!
    je ne suis que lectrice, et mes yeux s'évadent vers un possible, entacheté de notes pourpres et violines...
    merci pour le voyage

    Posté par pati, 29 mai 2006 à 10:36

Poster un commentaire