Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

18 septembre 2006

Ode parfumée (Myriel)

Elle, Parfum envoûtant et voluptueux, Aux saveurs orientales Le jasmin, la rose Et la sensualité de l’ambre. Lui, Tout en fraîcheur, Et odeurs marines, Un parfum iodé Rappelant la fureur des tempêtes. Eux Par petites touches délicates, Les senteurs se frôlent, Se recherchent. Elles se goûtent Du bout des lèvres, Du bout du nez. Elles s’enhardissent, Se déroulent, S’enroulent L’une autour de l’autre. Liane de senteurs Bouquet de parfums. Elles se... [Lire la suite]
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18 septembre 2006

Un soir... (Pierre de Lune)

Son regard croise le mien... Deux braises incandescentes qui me fixent avecintensité... Je l'observe, troublée. Magnétisée par ce double rayon vert qui me foudroie. Son corps fin est pourtant musclé; la souplesse de chacun de ses mouvementexsude une force bestiale .... Sans me quitter des yeux, il se déplace lentement dans la pièce assombriepar un crépuscule brumeux,  jusqu'à ce qu'il s'étende avec volupté sur lescoussins moelleux offerts à sa nature suave. Il me défie; toute son attitude est un appel à la... [Lire la suite]
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18 septembre 2006

Erreur d’aiguillage (Oncle Dan)

Ievguenia était une splendide gaillarde, à la croupe avantageuse, au teint plâtré de fard, aux yeux charbonnés, aux lèvres sanguinolentes et certainement titulaire de la plus belle devanture de Moscou et de sa grande banlieue. Le tout était véhiculé par une paire de jambes à faire rougir un Père Blanc et capables de provoquer les émotions les plus frétillantes. Dès que Viktor Ivan Nikitarovitch l’aperçut, l’endroit le plus secret de son anatomie lança immédiatement un défi à Von Karajan. Il avait un visage rond, un gros... [Lire la suite]
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18 septembre 2006

Une histoire sans importance (Lorraine)

Grand,  mince, blond aux yeux bleus, le peintre est beau, dans sa salopette serrée à la taille.  Il peint consciencieusement les châssis de la fenêtre.  Très  consciencieusement. Sans détourner le regard. Assise dans son fauteuil vert, Mireille le détaille du bout des yeux. Elle coud. Ou plutôt, elle brode, un petit feston rose à une petite culotte rose. A points comptés. Le silence est absolu. Pour le rompre, elle se lève et aimable : - Vous voulez du café ? C’est ennuyeux,  il est Hollandais. ... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 08:30 - - Commentaires [12] - Permalien [#]