Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

13 novembre 2006

La solitude (Valou)

Elle a franchi la montagne du Savoir. Elle est tout effilochée. Parmi les plaines, en bas, la multitude des passants dans cette vie. Elle se sent seule, enfin, après toutes ces batailles et heures de travail.Son esprit part en fumée, s’évapore pour goûter à la solitude de l’âme.Elle goûte l’altitude : toutes ces marches franchies.Il en reste encore. C’est décidé, elle vivra centenaire
Posté par patitouille à 09:20 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

11 novembre 2006

Pas le choix (Clise)

La mariée était en noir Plus seule qu’un martinet Plongeant à la dérive D’un vol énigmatique. La mariée était en noir Vertige du bonheur Descente aux enfers Escaliers givrés, Horizons dévastés. La mariée était en noir Dévoilée…. amour volé Envolée au bord du gouffre Empêtrée de doutes. La mariée broyait du noir Lucifer l’avait décidé : Elle vivra centenaire
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
10 novembre 2006

L'ai-je bien monté ? (Pluto)

Dans sa tête tourbillonne toutes les musiques et les danses du monde. Elle s'est mise en danse dans son regard. Celui de l'homme de sa vie … « - Danse, danse encore … » Elle tourne de plus en plus rapidement, dans un désir de séduction totale, féminine de tout son être, soumise et petite fille, garce du bout des ongles - vernis écarlate - aux pointes de ses talons - aiguilles. Paso-doble. Sourire conquérant, claquement des talons haut sur le parquet, il avait même semblé un moment que des flammèches s'élevaient autour de ses... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:02 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
10 novembre 2006

Les sentiers de la mémoire (Sammy)

Adieu l'amour, adieu les fleurs, adieu parfum et doux satin ; son voile s'envole au vent  du large, à quoi bon le retenir ? Son bel amour est mort, pourquoi devrait-elle vivre ? A quoi bon cette vie, désormais inutile, à quoi bon demeurer dans ce monde déserté ? Pourquoi ne pas partir, fuir l'écume du chagrin ? Assise au bord du vide, elle entrevoit l'amer. Assise au bout du monde, elle écoute les vagues. Un vague sourire l'effleure, elle aime ce paysage. Lancinante litanie, répétition du rien, image de son coeur qui ne bat pour... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
10 novembre 2006

Quand Léon et Charlotte se rencontrent par hasard. (Charlotte)

La toile est blanche et la main de Léon sans désir.Pas de lever possible de couleurs, d'émotions, de femmes à voir en peinture aujourd'hui.Ostende est nu et cru.Le grand vide, le grand noir.Quand il s'étale, sans éclair préalable,Il avale la mer, brise les phares, crache dans le ciel.Il anéantit l'artiste. La page est blanche et l'esprit de Charlotte frigide.Pas de coucher possible de mots, d'émotions  avec homme, sur  papier vite déchiré.Ostende est sourd et muet.Le grand trou, le grand vertige.Quand il s'engouffre et se... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:05 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
10 novembre 2006

Atelier de créature (Fleur)

Un peu plus de féminité, oui, voilà. Une santé de fer, un moral d’acier. Bon, elle avance, elle avance, bientôt je pourrai l’envoyer. Voyons … Que manque-t-il … Du rouge aux pommettes, une voix charmeuse, des cheveux soyeux et un regard de braise. Voilà pour le physique. Son chemin de vie maintenant … Elle doit être parfaite, on ne me pardonnerait pas un échec, le patron est bien trop exigeant … Voyons … Que m’a dit Pierre la dernière fois ? Il était question du libre arbitre je pense … Oui, voilà … Bon, donc pour être parfaite,... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

09 novembre 2006

Une drôle de perle d'eau... (Pati)

Elle attend depuis si longtemps. Elle veille. Elle épie. Elle compte. Perchée au sommet de son trône éternel, elle prend pleine face les assauts violents des vents célestes. Elle s'accroche et résiste, avec aisance et habitude. Elle ne connaît personne et pourtant tous la craignent. Elle ne voit personne et pourtant tous ont peur de son ombre. Elle poursuit sa tâche, avec méthode et application, sans jamais rien ressentir ni de bon ni de mauvais.Pourtant, là, une silhouette se détache du lot, l'émeut inexplicablement. Elle sent couler... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:05 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
09 novembre 2006

Les marches du temps (Abstruse)

Il lui reste encore deux marches à gravirDeux petites marches Elle n’a pas eu le temps de noircir son âme au-delà du tolérableC’est une femme respectable, aimée, choyéecomme jamais je ne le serai Bientôt, elle pourra s’envoler Se laisser porter par le vent ni tout à fait bon, ni vraiment mauvais Elle choisira son courant comme elle l’a toujours souhaité Telle que je la connais, elle pourrait bien s’en inventer Je ne veux rien lui imposer, je la connais bien assez A la troisième marche, nous nous sommes rencontrés Elle n’était pas... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
09 novembre 2006

Soeur Anne (Claire)

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?Soeur Anne ne voit que l'herbe qui verdoie et le soleil qui poudroie. Elle voit les moutons dans les prés, l'eau de l'étang et ses canards. Le prince n'a pas encore tué le canard blanc. Elle, elle veut un petit moulin sur la rivière et puis encore , un petit bateau pour passer l'eau. Sa soeur commence à l'énerver avec sa question. Soeur Anne a envie de rentrer. Elle en a assez du vent qui la décoiffe, de cette écharpe flottant comme un étendard. Elle a froid et envie d'une galette, d'un petit pot de... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
09 novembre 2006

Elle (Tanette)

Petite fille sans histoire, adolescente timide, adulte effacée, sa mère lui préférait son aînée et ne manquait aucune occasion de le lui faire sentir. Sa sœur la traitait d’incapable. Son mari l’a abandonnée, au bout de quinze ans, avec leurs deux filles, pour aller vivre une aventure en Afrique avec une de leur connaissance. Sa fille aînée, très dure avec elle, la culpabilisait sans arrêt. Elle, se réfugiait dans l’Histoire, a une période qu’elle adorait : le Moyen Age. Plus rien ne comptait alors pour elle. Elle vivait avec ses... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]