Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

20 octobre 2007

9. La fugue compromise.(pourquoi pas)

Mauvaise surprise, le quai du métro était noir de monde.
C’était bien ma chance ! Que se passait-il ?
AU moment où la rame s’immobilisa, je vis les éclairs des flashs qui  crépitaient en tous sens, et    en même temps, quand les portes s’ouvrirent une clameur qui venait de tout ce monde amassé sur le quai.
C’est alors que je le  vis, descendant de la voiture de 1ère classe, l’artiste, LUI dont les photos faisaient la une de tous les magasines depuis plusieurs semaines. LUI,  le créateur à la mode.
Il avait trouvé ce mode de transport original pour venir inaugurer sa nouvelle exposition. Station « Rond Point des Champs Elysées », et bien oui, cela me revenait maintenant, le Maître exposait au Grand Palais pour au moins deux semaines.

C’était vraiment ma chance !

J’avais décidé de partir sans  laisser de trace, partir loin, échapper à l’ennui de ma vie, sans qu’on puisse me retrouver
J’ avais bien réfléchi. J’allais changer plusieurs fois de métro,brouiller les pistes,  pour arriver par tous ces détours, à la gare de Lyon… et là, .. je sentais déjà sur mon visage la chaleur du soleil qui m’attendait, -là-bas, dans le sud..
Avant qu’ils ne se rendent compte de mon absence, je serais loin..  On ne me retrouverait pas de sitôt. Je vérifiai au fond de ma poche, mon petit porte-monnaie , avec toutes mes économies… Je n’étais pas très riche, mais pour une petite fille de 12 ans, la liberté ne se compte pas en euros !
Et dès la première étape, sur ce quai du métro, parce que Maître  de la Lignebrisée,  était là. J’allais être repérée, photographiée sans doute, j’apparaîtrais sur tous les écrans,  dans la foule qui se pressait autours de l’artiste. Ce n’était pas possible !
Je ne descendis pas,  et je poussai un soupir de soulagement quand la rame redémarra.

Posté par Coumarine à 09:00 - pourquoi pas - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

  • Ouf! j'ai eu peur. Au début, j'ai cru que tu parlais de Sarko! Ben quoi
    OK! Je sors!

    Posté par cassy, 20 octobre 2007 à 11:08
  • Et moi j'ai cru que c'était cécilia qui fuyait. toyt finit bien, la petite fille reste là.

    Posté par mab, 20 octobre 2007 à 15:36
  • idée originale.

    Posté par sodebelle, 20 octobre 2007 à 20:28
  • J'espère que la petite fille va retrouvr de bonnes raisons de rester à Paris.
    J'aime l'idée que la vedette soit un artiste.

    Posté par Arthur HIDDEN, 21 octobre 2007 à 10:17
  • Bonjour l'artiste

    Heureusement que l'artiste était là..Que serait-il arrivé à cette jeune demoiselle ! J'ai failli fuguer aussi plusieurs fois, mais, comme toi, en comptant ma pauvre monnaie, j'ai renoncé...Nous aûrions pû nous rencontrer à la gare de Lyon, qui est "MA" gare...

    Posté par juliette03, 23 octobre 2007 à 01:42
  • cette anonyme qui cherche à rester incognita est un intéressant paradoxe dans le voisinage d'une gloire auréolée de flashes. C'est dans cet écart que le récit prend relief.

    Posté par jujube, 27 octobre 2007 à 16:32

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