Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

06 février 2008

30. Coup de vieux (Doris)

Mes bien chers frères, nous avons changé, trop changé, mal changé. nos cheveu longs ne sont plus que calvitie, nos bandeaux dans ces anciens cheveux ne sont que cravates grisâtres sur nos nouveaux doubles mentons et les pantalons qui moulaient nos jolies fesses bien rondes, ne moulent plus que nos ventres ventru. Messieurs nous avons bien changé.
Les hommes rangèrent alors la pochette du disque sur laquelle ils avaient collé leur photo et ouvrir la porte du local qui leur avaient servi pendant si longtemps à évacuer leurs peurs, leurs désirs, leurs âmes. ce local qui portait encore l'odeur du cuir de leur blouson, de la bière et de la rebellion les replongeat dans cette période que personne ne veut jamais vraiment quitté mais où l'on ne doit pas rester. ceux qui y reste finissent malheureux ou fous, ceux qui n'ont pas le courage de sortir de leur jeunesse insouciante finissent par vieillir plus vite que les autres. en tous cas c'est ce qu'on leur avait dit à cette époque. mais aujourd'hui en regardant leur corps inagiles dans ces costumes sans âme, dans ces costumes sans vie et en les comparant à la photo qui surplombait le vieux canapé marron kaki, ils ne furent plus si certains de la justesse de ces mots.
Comment étaient-ils devenus les hommes inintéressant, qu'ils étaient aujourd'hui: une femme, une maîtresse au moins une fois, un ou deux enfants et l'angoisse d'un quotidien préprogrammé, prédigéré par la société.
c'est l'angoisse dit Robert (anciennement Bob) sur un ton un peu forcé en voyant l'une de ces phrases qu'ils avient écrite au mur: "la résignation est le fléau de la pensée, le linceul de la trahison de l'âme"
"merde on hésitait pas sur les mots " rajouta Antoine (anciennement Toni).
Plus que perturbé par ce saut dans un passé qu'il avait tant chéri, il s'assit dans le canapé et regarda droit devant lui comme il le faisait à l'époque a la fin de longues soirées de répétitions c'est à dire de musique de filles d'alcool et de méditation quoiqu'on en dise. Il regarda longuement droit devant comme pour se remettre dans sa peau et comprendre à quelle moment il avait arrété d'être cette personne rebelle critique et pleine d'espoir. a quel moment il s'était arrété de penser.
"putain quel coup de vieux!" lança Marco (anciennement Marco) "oh soyez pas tristes le gars, nous somme les mêmes on a juste roulé notre bosse! bah alors souriez quoi on est dans unsanctuair du rock, mioeux dans le sanctuair de not' jeunesse c'est pas donné à tout le monde bordel."
D''un coup Toni se releva et les regarda avec un petit sourir. "Bon écoutez on va pas jouer les soixantehuitards frustrés mais sans tomber dans le ridicul ça vous dirait pas qu'on se fasse un petite session??"
"quoi mais t'a fumé la moquette dudus ça fait 30 ans qu'on apas touché une corde pi de toute façon t'a une guitare?"
"mai non bob, reste calme, jte parle d'une bière ou deux d'un jeu de carte. et surtout pas de cravate!"
Il regarda tour à tour les visages multiples qui l'entouraient, hésitation, sourir, doute, tout y était mais un fragment de seconde plus tard les cravates avaient valsé, Marco était parti acheté de la bière Bob récussitait led zepplin sur son mp3 et nous voila reparti 30 ans en arrière. et comme par magie, toutes les discussions tournaient autour de l'autorésignation que nous inculquait la société de l'impossibilité de suivre ses idéaux et finalement du besoin de femme et d'enfants...
"putain faudrait tout fair péter et obliger les gens à revenir dans la réalité" conclut Marco.
"en parlant de réalité jsais pas vous mais mois j'ai un diner d'affaire dans à peine une demi heure" dit Robert
"merde t'as raison, dit toni, le temps passe vite"
10 minutes plus tard le local était refermé, enfumé, comme leurs esprit et les haleines sentaient la bière.
Sortis de l'immeuble, les quelques minutes d'attente au carefour ressemblèrent à leur sorties en pleines nuits dans ce lointain passé sauf que là ils avaient la cinquantaine, et qu'il faisait bien jour dehors...putain de société!

Posté par _Sammy_ à 09:55 - Doris - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

  • Texte un peu trop long et parsemé de fautes, mais dont l'auteur n'a pas donné suite à ma demande de correction. Je le soumet malgré tout à votre lecture.

    Posté par Sammy, 06 février 2008 à 09:55
  • Ah!!!!! Doris
    Ceci est un texte beaucoup trop long (plus de 3.300 signes)
    Tu sais , on n'a pas le courage de lire quand c'est trop long
    Je sais pourquoi je demande de respecter cette règle: en fait c'est pour vous, pour vous donner la chance d'être lus
    Ensuite, pourquoi ne pas faire fonctionner le correcteur d'orthographe?
    Je ne juge pas les personnes qui ont des difficultés en orth...il y a des raisons...
    Mais dans ce cas, les correcteurs il faut en user et en abuser...
    Tu es la bienvenue mais je te demande de respecter l'impératif des 2000 signes maximum, d'accord?

    Posté par Coumarine, 06 février 2008 à 19:10

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