30 avril 2008
12. De l’un à l’autre (Fabeli)
A toi, l’autre qui me fait face, je veux dire ceci :
Tu es cet autre indispensable
Sans qui je ne suis pas.
Tu es celui qui me construit.
Parce que tu me regardes, je me vois dans le monde.
Parce que tu me réponds, je m’entends parler.
Parce que tu me touches, je me sens vivre.
Toi, moi, un, tous,
Universel singulier qui crée l’identité.
Je prends le risque de l’étranger
Pour établir le connu.
Je pars vers toi pour revenir à moi.
Toi, moi, nous, tous,
Pluriel unique qui fonde l’ensemble.
Dans cet échange commun
Je m’élargis au monde.
Dans l’instant fragile de nos contacts,
Je mesure ma confiance.
Et puisque tu respires, je respire aussi,
Et j’entends le battement de nos cœurs réunis.
Commentaires
comme c'est beau fabeli
"Pluriel unique qui fonde l’ensemble"
comme toujours quand tu écris
tu nous emportes dans un univers de tendresse
Ton texte garde à mon oreille le charme prenant du mystère
sylvie, merci, ce thème s'est imposé à moi dés la lecture de la consigne.
Arthur, suis-je restée si incompréhensible?
"Je pars vers toi pour revenir à moi." Puisque sans "moi", tu ne pourrais pas aller vers "toi"
Mesurer sa confiance...
Je lis : débrider la confiance et la rendre si possible démesurée. Elle est le pigment du regard échangé et elle se conserve d'autant mieux qu'elle est encouragée . La construction vient de soi, même si on prélève les matériaux tout autour.
La respiration partagée n'existe pas, mais la métaphore permet de se représenter un tempo commun et harmonieux qui se travaille à fleur de peau.L'illusion fusionnelle est un invariant de la vie affective.
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