Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

11 mai 2008

De la part des Causeuses...

Je vous mets ici le commentaire que MTh P a écrit sur mon blog hier...
Il est important et risque sinon de passer inaperçu...

J'en profite pour remercier tes créateurs de Paroles Plurielles, j'aurais besoin des adresses postales, mails et sites de ceux qui souhaitent faire partie de l'expo 2008 des Vendanges d'Art Postal et Poétique chez Les Causeuses. Ils peuvent faire ce nouveaux envois jusqu'en Octobre et venir nous rejoindre pour la Fête d'octobre s'ils sont dans les parages ou ont envie de venir jusqu'ici.

Voilà qui est fait...

Bonne fin de WE à tous
Coumarine

Posté par Coumarine à 22:15 - * Petits Papotages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Roi est mort (Claire)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps,  je me suis senti fou. Fou de liberté, fou de joie, fou de tout. J'ai quitté mon chapeau à grelots, je me suis redressé. J'ai regardé mon ombre et pour la première fois depuis longtemps, je me suis donné le droit d'être droit, le droit d'être moi et non plus le fou du Roi. x

Le Roi est mort, vive Moi.

Posté par patitouille à 17:00 - Claire - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chanson douce… (Antigone)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis surprise à chanter, tu sais cet air que tu fredonnais lorsque j’étais petite, celui qui donnait envie de tourner sur soi, très vite, et puis de tomber, essoufflée, les jambes en l’air, dans les coussins du sofa.
Ce matin, pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai pensé à toi.
Les rideaux ont pris tout à coup une teinte plus grise.
Les ombres des bibelots se sont arrangées pour se faire plus discrètes, plus pâles.
Peine perdue. Tu étais là au milieu du salon, invisible et présente, colorée et inquiétante, toute pleine de paradoxes, telle que je te connais.
Les notes de ta chanson se sont égarées quelques minutes sur les miettes de mon petit-déjeuner, je les ai contemplées puis balayées, d’un grand coup sec, du plat de la main.
Je n’ai jamais eu besoin de te voir pour connaître l’abîme dans lequel tu me perds.
Ton souvenir suffit bien à troubler les secondes tranquilles, l’équilibre des heures.
Voilà pourquoi, j’accroche aux murs de ma maison, des gris-gris innocents, censés préserver mes lieux de funestes pensées.
Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis surprise à chanter.
Tu sais. Comme lorsque j’étais petite.
Quand la vie ressemblait à une danse tournoyante…quand tu étais les bras, qui m’empêchaient de tomber.

Posté par patitouille à 09:30 - Antigone - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un matin pas comme les autres (Pandora)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps je me suis rendu à mon travail en sifflotant, pas un air d’opéra, non, je n’y connais rien mais un air entendu dans une publicité. Le soleil brillait comme jamais dans le ciel, au diapason de mon humeur enjouée. J’étais en retard de plus de deux heures, grasse matinée oblige, mais je m’en moquais. J’avais revêtu une dernière fois mon uniforme dans lequel je transpirais abondamment mais cela m’était complètement égal. Rien n’avait plus d’importance, rien n’était plus grave. Mon boss m’attendait très énervé, guettant fiévreusement mon arrivée avec une grosse envie de bouffer de l’agent retardataire, alors que c’était la première fois que ça m’arrivait en 17 ans de service. Je balançais nonchalamment mon holster à la main, ce qui le contraria encore plus.

« Bon sang Sanchez, qu’est-ce que vous foutez, vous avez-vu l’heure ? Et arrangez-moi correctement ce holster, ce n’est pas un sac à mains bon sang. Qu’est-ce qui vous prend ? »

« Calmez-vous patron, je viens vous le rendre »

« Me rendre quoi ? Vous avez l’air bizarre, que se passe-t-il ? »

« Patron, je vous rends mon tablier, sauf que dans la brigade, c’est un holster. Je décroche, c’est fini pour moi. »

« Que se passe-t-il ? C’est à cause du viol de la petite Margaux ? Des deux vieux torturés dans leur maison pour qu’ils donnent la combinaison du coffre ? Prenez plutôt quelques jours de vacances, cette semaine a été difficile pour tout le monde… »

« Non patron, j’me barre. FINITO ! Vous vous souvenez des 37 lacérations qui ont tué les p’tits vieux, des 23 coups de fouet du cinglé qui battait sa femme, des 3 sacs de billets piqués à la banque et des 5 braqueurs qui sont encore dans la nature, des 49 plaintes déposées la semaine dernière, dont 8 viols sur mineure et de mes 17 années de bons et loyaux services. Ben j’ai coché ces numéros sur une grille de loto. Et devinez quoi… J’ai gagné la super cagnotte ! Le casse du siècle dans les règles de l’art, pas vrai patron !»

Posté par patitouille à 09:00 - Pandora - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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