Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

19 juillet 2006

Le manque du vieil homme (Berlioz)

Après quelques minutes de marche, il perçut que son souffle s'amenuisait et ressentit le besoin de s'asseoir. Il choisit un banc à l'ombre diffusée par les larges branches d'un tilleul et offrant une large vue sur la ville en contrebas. De là il pouvait voir la route qui menait à sa retraite provisoire serpenter entre les gros rochers et put y remarquer un véhicule rouge, poursuivi de quelques autres mais qui gardait la tête. Il se baissa, avec difficulté et pris une poignée de poussière qu'il laissa glisser entre ses doigts,... [Lire la suite]
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05 juillet 2006

Les derniers étages (Berlioz)

"L'unique ascenseur de l'immeuble est momentanément hors d'usage" pouvait on lire écritsur une pancarte antédiluvienne accrochée à la porte d'entrée, vétuste elleaussi, raffistolée de bric et de broc, maintenue en place par la vertu du saintesprit. Il est même possible que l'oeil non avisé puisse penser que c'était lapancarte qui faisait office de porte, ou même que sa pose datait del'édification de l'habitation. Mais il en fallait plus pour arrêter le passant occasionnel et même leshabitants habituels qui s'organisaient.... [Lire la suite]
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16 janvier 2006

Seul au monde (Berlioz)

Pour une fois le train n'était pas en retard. En entrant dans la voiture qui nous était dévolue, j'ai été surpris par l'odeur de neuf dégagé par ce matériel qui, sans être d'une époque dépassée ne datait pas d'hier. Passé ce mouvement, une fois rangés les valises et mon sac, nous nous sommes assis nous répartissant les sièges afin de ne pas nous gêner trop et j'ai sorti ma lecture pour le voyage, le récit de ceux de Gulliver. Le temps passe vite lorsque le livre est bon. C'est en sortant le nez de mon ouvrage que j'ai... [Lire la suite]
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07 décembre 2005

Le grand réveil (Berlioz)

Le disque du soleil vient de passer au dessus de l'horizon et déjà sa chaleur réveille la végétation. Les grands arbres répandent leur ombre reposante, maintenant encore un peu la nuit sous leur feuillage. Peu à peu le village reprend ses couleurs du jour, les bêtes s'agitent attendant leur pitance; quelques personnes sortent des cases, la corvée d'eau comme celle des animaux n'attend pas. Les vieux sont restés toute la nuit assis sous l'arbre à palabres, le grand accacia au centre de la place du village, toute la nuit à parler... [Lire la suite]
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27 novembre 2005

Troisième à gauche, en sortant de l'enfer (Berlioz)

Sa chambre est là... au troisième étage, je ne peux plus reculer maintenant. Jeme demande simplement s'il me reconnaîtra, après toutes ces années, le tempsefface tellement de choses, les repères, les souvenirs, les blessures et lescicatrices. Non, pas les cicatrices.Je décide de monter par l'escalier, lentement comme pour compter les marches; jerespire lentement, profondément, je sens l'air monter et descendre, emplirméticuleusement mes bronches, mes bronchioles, ou ce qu'il en reste.Voilà que me remontent en bouffées nauséabondes les... [Lire la suite]
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26 novembre 2005

Sans titre (Berlioz)

Sa chambre est là... au troisième étage; à moins que ce soit le cinquième, je ne sais plus très bien, ça s'est passé si vite. Nos regards s'étaient croisés quelques heures plus tôt et le jeu de la séduction avait fait le reste. Elle m'avait invité à venir boire un verre. Alors, bien sûr, de fil en aiguille, vous comprenez, on a fini dans son lit. Et puis après, ça a été la surprise, son mari qui débarque on ne s'y attendait pas; il a fallu improviser; alors, quand à défaut de placard elle a ouvert la porte de l'escalier de service, je... [Lire la suite]
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20 novembre 2005

Je vais m'asseoir un instant (Berlioz)

J'ai la tête qui tourne, je vais m'asseoir un instant. Mon ventre commence à peser; mon ventre où tu te niches petit être que je ne connais pas encore et que j'aime déja pourtant. Sens tu ma main qui te caresse, entends tu la voix de ton père qui te chante ta chanson ? Bouge plus doucement, s'il te plait, j'ai la tête qui tourne. Viens te lover au creux de ma paume, ressentir le baume de la peau chaude et aimante. Tu n'es pas encore là que tu es déja dans nos coeurs, mon petit être, mon deuxième amour. Nous avons hâte de te voir,... [Lire la suite]
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11 novembre 2005

Bague à part (Berlioz)

Mais où a-t-elle bien pu passer ? Je ne la retire jamais, même pas pour me laver les mains. J'aime bien sa grosse turquoise brisée qui lui donne un air imparfait. Le défaut qui met la perfection du reste en valeur. Et puis l'argent travaillé sur les côtés, discrètement, la fait ressembler à  un bijou ancien. Elle était là  et puis, plus rien. J'aime bien la tourner doucement autour de mon annulaire, sentir l'ove de son anneau; ça me rappelle sa découverte dans un tiroir, à  Marrakech; la longue négociation, la... [Lire la suite]
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