21 septembre 2007
mort (Bombadilom)
Je lui ai dit de se taire, d'arrêter de crier, qu'elle allait réveiller les enfants. Ils n'ont pas besoin de ça. Mais non elle continue, longue plainte suraiguë. Tellement aiguë que j'ai cru un instant que les trois bouteilles allaient exploser.
Et puis les voisins … Je trouve que dernièrement ils me regardent étrangement, comme s'ils se doutaient de quelque chose. Alors je veux qu'elle se taise. Peut être moi aussi devrai-je arrêter ? Mais je n'y peux rien. Je ne peux plus. Une fois lancé...
Et puis c'est elle qui a commencé, c'est elle qui l'a cherché avec ses phrases faites pour me trouver, ses attitudes qui ne font que m'échauffer, m'énerver. Alors pas question que j'arrête, d'ailleurs c'est bientôt la fin je le sens.
Le silence nous entoure, nos respirations lentement retrouvent leur calme. Je respire la peau au creux de son cou et dans un tendre murmure glisse à son oreille "je t'aime mon amour".
17 septembre 2007
Maman a toujours raison (bombadilom)
L'horloge
indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance. Je regarde à
travers ma lunette ces deux lucarnes qui me font face. Celle de droite
aurait du s'ouvrir depuis au moins vingt minutes. Mais qu'est-ce
qu'elle fait ? Comment c'est possible d'être gourde à ce point là !
Pourtant elle m'avait promis, devant les lys du parc, de faire
attention, de bien m'écouter. J'ai mal au dos à force d'être là à
attendre. Et le vendeur qui m'avait assuré que ce matériel était le
plus léger qu'il avait …. Mal au dos, mal au genou, mal partout. Et
puis surtout ce mal d'amour. Je la veux et je l'aurai. J'ai bien fait
de ne pas écouter maman, quand elle me disait que cette fille là n'est
pas pour moi. Puisque je suis ici.
C'est elle qui a eu l'idée, c'est elle qui a pensé à ces deux fenêtres par lesquelles je dois les voir.
Ah
d'ailleurs la lumière s'allume ! Je les devine à travers la fumée des
verres. Elle m'a dit qu'elle serait à droite. Il me faut encore
attendre. Elle veut que je le fasse à 22:45. Je ne sais pas pourquoi il
faut que j'attende. Et puis après elle m'a promis tout … son corps, sa
bouche, son âme.
22:43, je les devine, chacun à travers une fenêtre. Surtout ne pas trembler, elle est si proche ….
22:45 je vois l'ombre sur la fenêtre de gauche, ajuste, tire. Un seul coup.
L'autre
fenêtre s'ouvre et son amant me regarde avant de se mettre à hurler. Je
ne bouge pas. Comment c'est possible ? Comment j'ai pu me tromper ?
Déjà des sirènes de police se font entendre. Si vite ? Je plonge par
dessus le parapet, 5 étage …. Tu avais raison maman