16 janvier 2008
25. Maison à vendre (brie)
J’ai bien fait le tour de la question. C’est cette maison là que j’achète ! Evidemment, son prix ne correspond pas vraiment au budget que je m’étais fixé mais enfin, n’est-ce pas le but de tout un chacun : devenir enfin propriétaire de son chez-soi même si pour cela on doit s’endetter plus pour travailler plus…Tant pis, de toute façon maintenant il me faudra travailler plus de 40 ans pour obtenir une maigre retraite, et encore rien n’est moins sûr….
Et puis, ce pauvre employé de l’agence, il faut bien que j’ai pitié de lui. Depuis... [Lire la suite]
19 décembre 2007
Invitation surprise (Brie)
Et toc ! me voilà encore entre deux eaux. Je m'étais pourtant dit que je ne la reverrais ja-mais !
Mais sans doute qu'à un moment où un autre ça arriverait, qu'elle voudrait qu'on se rabiboche. Il va bien falloir maintenant que je me décide ! Irais-je, n'irais-je pas ? Allez, je vais me faire la fameuse liste, celle du pour, celle du contre... évidemment, je me connais, je vais argumenter toutes celles qui iraient bien dans la liste « pour » et les agrémenter d'un petit inconvénient pour la refourguer dans l'autre liste !... [Lire la suite]
04 décembre 2007
15. Trahison indécente (Brie)
Gaston,
Je me sens si dépitée face à cette indécence. Je n’ai pas l’envie ni la force de t’affronter.Je préfère t’écrire cette missive, exorciser ma colère par les mots.
Tu m’as trompé ! Tu m’as trompé ! à 87 ans ! te rends-tu comptes ? après tant d’années passées ensemble! Comment as-tu fait ? Comment as-tu osé ? Est-ce même pensable ? encore hier tu disais m’aimer !Je sais : le dernier bal ! cette petite vieille virevoltait sans arrêt, près de notre table, son pas boitillant, ses tifs filasses... [Lire la suite]
23 novembre 2007
29_Les croissants chauds (Brie)
Je n’ai pas mis les bonnes chaussures ce matin. J’aurais dû m’en douter. Aujourd’hui, nous sommes Dimanche et une fois de plus, la patronne m’a envoyé en urgence acheter les croissants chauds. Le samedi soir, Madame reçoit son Amant. Ah celui-là, le moins qu’on puisse dire, c’elle qu’elle l’adore. Elle est aux petits soins avec lui et chaque dimanche matin , il a droit à son petit déjeuner au lit, avec croissants chauds, jus d’orange et tout le tra la la.. Quelques fois, elle m’envoie même cueillir une fleur au jardin qu’elle dispose... [Lire la suite]
25 octobre 2007
29. Le monde a tourné (Brie)
Mauvaise surprise, le quai du métro est noir de monde !J’ai suivi l’enfant qui glissait, ses patins aux pieds, sur les routes lisses de sa cage. Il voulait quitter la piste translucide pour s’envoler vers les carreaux de glace où se reflètent les lumières du soleil. Il voulait s’envoler vers les nuages, aller au delà de la turbulence de ce monde qui a tourné sans l’attendre.Le quai du métro est noir de monde.J’ai suivi l’oiseau qui vole dans ce ciel à la voix qui tremble.L’oiseau qui blessant son bec sur les barreaux de sa cage,... [Lire la suite]
13 octobre 2007
Le vieil homme (Brie)
Le vieil homme s’arrêta en haut des marches. Il était tellement essoufflé qu’il dût se tenir immobile un bon moment pour reprendre sa respiration qui devenait de plus en plus sifflante. Il se soutint au pommeau de la rampe d’escalier en avalant avec douleur de grandes goulées d’air. En ces instants, il avait toujours cette horrible sensation que son torse était une torche en feu. Et Anna, sa femme bien aimée, qui n’était plus là pour lui prendre la main, le soutenir !A quoi cela sert-il ? se demanda t’il. Pour quelle raison s’échiner... [Lire la suite]
01 octobre 2007
Le vide de la solitude (Brie)
Je lui ai dit de se taire. Ça faisait dix ans, jour pour jour, que l’on ne s’était pas revues. Je mijotais ma venue à la date précise de ce jour où je l’avais menacée de ne plus la voir..Ce fut la rupture d’une amitié d’enfance, la fin de nos crises de rire, de nos joies, de sa joie.Je pensais souvent à elle, à nos fous rires, à notre connivence d’alors et intérieurement, je me disais et j’espérais de tout mon cœur qu’elle se serait détachée de cet horrible vice qui vous ronge le corps et l’âme. Je voulais en avoir le cœur... [Lire la suite]
06 août 2007
Ruinée ! (Brie)
Ce que je venais de dire à la vieille marquise Guy de Ruy était l’exacte vérité.Elle avait tenu à ce que je sois parmi les passagers de ce premier trajet, moi, son homme de main, son bras droit.Sa participation à la construction de ce train, elle le pensait, redorerait le blason de la famille, paierait les faramineuses dettes de jeux de Monsieur Le Marquis, renflouerait les comptes. Elle y croyait tellement, qu’elle avait investi jusqu’aux bijoux qui faisaient la fierté de la famille depuis des générations.Pour... [Lire la suite]
28 juin 2007
Le temps de vivre (Brie)
Je vous le dis, vous, les femmes, les hommes, qui passez sans me voir, ou plutôt qui faites semblant de ne pas me voir, vous aussi vous serez bien obligés de l’ouvrir, cette porte et d’en traverser le seuil et peut-être plus vite que vous ne le pensez!
Vous agissez comme moi, vous n’écoutez pas! Vous vous dites que les leçons de morale sont inutiles! Et puis de toute façon que vous n’avez pas le temps!Ce doit être le propre de l’être humain, ça, avancer, avancer, toujours plus vite, sans s’arrêter, sans regarder ce qui se... [Lire la suite]
31 mai 2007
Richesses oubliées (Brie)
Le samedi, c’est plus tranquille. Il y a moins de monde ! Il vient de lancer cette phrase, avec désinvolture comme tous les vendredis soirs ! Zoé et Arthur le regardent avec admiration, l’air béat, se demandant si leur père ne serait pas plutôt un grand enfant. Mais si justement, il l’est resté, juste pour le jeu, juste pour la vie. Et comme tous les vendredis depuis que nous vivons là, il me prend en photo avec les enfants. Album bizarre où ne s’étalent que les photos du vendredi soir, moi et les enfants, semaine... [Lire la suite]
