Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

01 juin 2008

30. Dilemme (Cassandrali)

Je sors du garage avec une épouvantable migraine.  Ça fait des jours & des jours qu’elle me torture. Rien y fait.Je ne supporte plus cette voix à l’origine de tous mes maux, qui me dit ce que je dois ou ne dois pas faire.Il faut que ça s’arrête ! Elle est là, du soir au matin. Je suis sous son emprise, prisonnier. Mes moindres réactions sont contrôlées. Un débordement & la sanction tombe : une impulsion électrique plus ou moins forte, envoyée directement au cerveau. Vous ne résistez pas longtemps au supplice.Ils avaient... [Lire la suite]
Posté par Vertumne à 17:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

04 mars 2008

44. Meilleur ami (Cassandrali)

Il n’en a parlé à personne… À qui aurait-il pu d’ailleurs ?Il n’a même rien dit lorsqu’elle lui a claqué la porte au nez, trop heureuse de se débarrasser de lui sans plus d’explication. Il a attendu quelques minutes, assis sur le palier, avant qu’elle ne revient comme une furie le faire déguerpir.Alors il s’en est allé, la démarche tremblante, la tête baissée. Il s’est arrêté en cours de chemin… Ces yeux bleus célestes, embués par les larmes, ont regardé une dernière fois cette demeure où des années durant, il y vécut des jours... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:52 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
04 février 2008

29. Témoin gênant (Cassandrali)

- Mes bien chers frères…Le grincement de porte interrompt le prête. Un homme à l’allure plutôt excentrique, passe la tête dans l’entrebâillement pour s’assurer qu’il se trouve au bon endroit. Ce contrôle effectué, il décide d’entrer & de s’asseoir. Ses efforts pour éviter de déranger davantage la cérémonie, sont anéantis par le couinement de ses semelles, provoquant ainsi l’agacement du prête.- Reprenons !Mes biens chers frères, nous sommes réunis aujourd’hui afin de…- Ah ah ah… Mais enfin mes amis, regardez-vous !Vous avez vu vos... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 11:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
21 janvier 2008

43. Clap (Cassandrali)

- J’ai bien fait le tour de la question… Mais j’t’assure, je n’sais plus… Je m’rappelle plus…- C’est insensé ! Il doit bien y avoir un truc dont tu te souviens quand même ! On n’oublie pas tout une soirée comme ça bon sang !- Ne cris pas, j’ai mal au crâne…Il se tut. Après un court instant, elle reprit d’une voix hésitante, au fur & à mesure que les bribes de ses souvenirs revenaient :- J’entends de la musique, des chants… L’atmosphère est très étrange, envoûtante… Elle m’inquiète & m’attire en même temps. Les gens... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:50 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
12 décembre 2007

48. Le mal-aimé (Cassandrali)

Madame la Mère de la Terre, Je viens vous exprimer mon vif mécontentement & ma révolte face à la terrible méprise dont je fais l’objet. Je me sens offensé.Ils s’indignent, pestent dès les premiers signes de mon apparition. De pas légers en timides approches, je m’immisce discrètement afin de ne point les effrayer, laissant ainsi l’été s’estomper progressivement. Malgré mes efforts, les grimaces déforment ces êtres en visages laids, gris, agressifs, tristes…Ils regrettent les caresses estivales de l’air, les dégradés de cyan,... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 11:06 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
12 novembre 2007

Le bleu, les bleus de Babette (Cassandrali)

Tante Babette prit une profonde inspiration. L’émotion était intense.Cela faisait si longtemps...C’était juste après la guerre. À l’époque, ce n’était pas cette belle biscuiterie où profusion rime avec gourmandise. Non, juste une petite épicerie aux étalages peu achalandés.Elle y avait vécu seule avec sa mère après que son père, mobilisé, ait été constitué prisonnier et envoyé au fin fond de l’Allemagne. Sa mère ne lui avait jamais montré le moindre signe d’affection ; elle n’était que son souffre-douleur. Un mot déplacé, un... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 18:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

28 octobre 2007

40. Trafic interrompu (Cassandrali)

  Mauvaise surprise, le quai du métro est noir de monde.  Comment faire pour se faufiler dans cette foule si dense ? Jamais ils ne me laisseront passer, ils ont trop peur de perdre leur place !  Au secours, à l’aide… Aidez-moi…  Autour de moi, il n’y a plus personne. Comme par enchantement, ils ont tous disparu.  Une main se posant sur mon épaule me fait sursauter.  - Madame… Vous allez bien ? Vous êtes toute pâle & en sueur.  - Monsieur l’agent, y’a un type qui me poursuit depuis... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:30 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
15 octobre 2007

Le jardin du souvenir (Cassandrali)

Je me sens bien, envahie par une exquise sensation de liberté, de bien être, de quiétude…Longtemps je me suis demandée ce qu’il adviendrait de moi le jour où…Je n’y songe plus. Je n’en sais pas plus mais mon état de plénitude me libère de toutes craintes quand à ma destinée. Désinvolte, je me sens flotter dans les airs.Longtemps j’ai hésité sur le chemin à emprunter le jour où…Quelle serait ma destination finale. De la poussière devenue au fil d’un temps trop long, enfermée à tout jamais, j’ai espéré d’autres horizons. J’ai choisi…Au... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
02 octobre 2007

Les larmes de mon démon d’ange (Cassandrali)

Je lui ai dit de se taire. Ses excuses ne serviraient à rien, le mal était fait...Ce petit monstre venait de briser une des bouteilles de cette série rapportée du Japon par mon grand-père et acquises lors d’une vente aux enchères. Leur histoire était peu singulière, m’avait-il expliqué à son retour ; l’eau qu’elles contenaient aurait sauvé la vie de l’un des membres de la famille de l’empereur au début du siècle dernier.Leur valeur était inestimable, mais pour moi, elles avaient surtout une valeur sentimentale.Je revois ses yeux... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 10:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
19 septembre 2007

L’heure n’est pas venue (Cassandrali)

L’horloge indique vingt-deux heures trente, mais elle est en avance. Je le sais, cela fait trois ans que je la regarde tous les soirs. Trois ans que je le constate. Trois ans que je désespère que ces quelques minutes d’avance sur le temps, ne me permettent de changer le cours de ma vie, le jour où le destin décidera de la remettre à l’heure. Cette vie devenue insipide, affligeante au fil du temps… Insupportable. Tel un chat qui joue avec sa proie, la torture avant de la dévorer, je subis les affres de... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:10 - - Commentaires [5] - Permalien [#]