30 mai 2008
24. Migraine et perte de mémoire (Charlotte)
Je sors du garage avec une épouvantable migraine… Ma vieille 2CH y était bien garée hier soir. Ce matin, elle n’y est plus : disparue, envolée, volée. Jésus Marie Joseph, qu’ai-je fait au bon dieu pour mériter cela ? C’est que j’ai un rendez vous très important ce matin : un rendez vous qui m’attend à la minute près.
Déjà que la dernière fois, il était de très mauvais poils parce que j’avais 30 minutes de retard. J’ai eu beau invoquer les embouteillages, la panne, il ne m’a pas écoutée, ne m’a pas laissée entrer et m’a dit de revenir la prochaine fois. De plus, j’ai dû payer pour ce rendez vous manqué. Je n’en ai pas dormi de toute la nuit et le lendemain matin je me suis tapée un mal de tête qui m’a gardée au lit couchée toute la journée sans manger.
Il paraît qu’il n’y a pas de hasard, mais là, c’est quand même pas ma faute si on me vole ma bagnole pendant que je dors. Va falloir que je prévienne la police et l’autre, qui, je le pressens, ne me croira pas.
-Allo Docteur, ici Charlotte. Je vous téléphone pour vous dire que je ne viendrai pas au rendez vous ce matin, j’ai, une fois de plus, une migraine épouvantable…
-Taratata… je vous attends, Mademoiselle Charlotte, à l’heure convenue comme d’habitude.
-C’est que, Docteur, je n’ai plus de voiture, on m’a volé mes deux chevaux cette nuit.
-Taratata…Où est le problème ? Venez à pieds comme tout le monde et votre migraine disparaîtra.
Jésus Marie Joseph, qu’ai-je fait au bon dieu pour avoir un emmerdeur de toubib comme çà ?
J’ai quand même mis mon courage dans mes deux jambes, j’ai traversé la chaussée, j’ai pris la première à gauche et ensuite la troisième à droite et c’est là, dans sa rue, en bas de son immeuble que j’ai vu ma bonne vieille 2CH tranquille, bien sagement stationnée. La migraine m’en a quittée, toute contente et toute bête à la fois.
« Mais qu’est ce qu’elle foutait là ? »
Je ne sais toujours pas !
19 mai 2008
Mai 68 en 2008 (Charlotte)
"Ce matin, pour la première fois depuis longtemps..."
J’ai envoyé tout promener derrière moi : mon passé antérieur d’amoureuse frustrée, mon passé simple de blessures d’enfant, et mon présent composé de cafard et solitude qui, avec les années, devient infernal à gérer.
J’ai viré cette ombre pesante, cette ombre de mon ombre qui campait partout où je posais mes pieds traînants de vieille célibataire grise et voûtée.
J’ai tout balancé pardessus moi et j’ai craché sur cette tombe enterrée une bonne fois.
Je me suis retrouvée droite, debout, presque malgré moi.
Vivre enfin en pleine lumière, nue et vulnérable à la fois, me montrer telle que je suis vraiment avec mes hauts sentiments et mes bas inconscients.
J’ai enlevé mes lunettes noires et j’ai mis mes yeux à bronzer.
Mon regard en a changé complètement.
Le soleil passait là où avant, il était interdit d’entrée.
J’ai jeté aux orties mon soutien gorge qui me retenait étouffée. Mes seins en ont gonflé de fierté et de liberté retrouvée.
J’ai alors respiré bruyamment.
C ’est à cet instant précis que le voisin m’a regardée autrement.
Il m’a dit en riant :
-« Eh bien mademoiselle Charlotte, voilà du nouveau ! On s’émancipe ? On fait son petit mai 68 à présent ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire ce qu’on a à faire sur terre et qu’on n’a pas encore fait ! »
Là, j’ai été piquée au vif de la fesse et je me suis ruée sur lui comme une lionne affamée.
Vous pouvez me croire : nous nous sommes dévorés ! Quel festin !
Il a apprécié et moi je reconnais que c’était si bon que si c’était à refaire, je recommencerais demain et après demain.
Voilà comment ma nouvelle histoire a démarré …sur les chapeaux de roue d’un futur auquel j’ai enfin osé croire.
19 avril 2008
33. La confusion des sentiments.(Charlotte)
Il faut absolument que je pense à lui dire ce que je sais et ce que j’en pense.
C ’est trop grave et je ne vais pas laisser passer ça, sans me manifester d’une façon ou d’une autre, sans lui faire part de mon profond énervement, que dis-je , de ma ferme désapprobation et de ma violente jalousie que je sens mûrement bien gronder en moi.
Les faits sont clairs et nets. Et il n’y a pas de circonstances atténuantes.
Mais qu’est ce que je fous ici à me saouler ?
Faut agir, trancher, achever et surtout pas flancher …ma petite.
Faut toujours garder sa fierté.
Quand je pense qu’il m’a juré qu’il m’aimait… et que j’avais confiance en lui.
Quand je pense qu’il m’a demandé en mariage… et que j’ai dit « oui ».
Quand je pense à ce que mes parents et amis vont penser…
J’ai l’air de quoi là dedans.
Non mais c’est un cauchemar ou quoi.
Hier soir quand je les ai vus, lui et Charlotte, s’embrasser sur la bouche dans le bistrot à coté, quand je les ai vus s’en donner à cœur joie à leur flagrant désir, j’aurais pu les arrêter, leur dresser un procès bien verbal mais je n’ai rien fait .Je me suis cachée, enfuie comme une lâche.C’est pourtant pas ce qu’on nous apprend dans la police.
C’est sûr, je vais tuer quelqu’un .Lui ou elle ?
J’exige une déposition et… tout de suite ou… je fais un scandale.
Garçon, encore un whisky s’il vous plait !
13 février 2008
21. Les cahiers au feu (Charlotte)
J'ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac.
Et je l’ai jeté au feu. Voilà c’est fait ! On n’en parle plus ! Bon débarras.
D’ailleurs tout ce qu’il y a dedans, je le connais pour l’avoir écrit des centaines de fois: des histoires d’états d’âme, de cœur, de corps triste ou malade. Cela n’intéresse personne.
Et puis tout cela, c’est du passé, pas toujours très simple, c’est vrai, mais faut passer à autre chose comme on se le répète à longueur d’année et de journée, avec toute la mauvaise volonté mal placée.
C’est vrai quoi, faut regarder devant soi, la vie est courte, faut en profiter, imbécile !
Encore un de ces clichés qui font dresser mes cheveux en permanente guerre sur ma tête.
« Tu as tout pour être heureuse » !
Là, je sens que la fin s’approche à grands renforts de regrets avec ces « j’aurais du »…
Me jeter au feu aussi sans doute.
Il y a de ces bons débarras qui ne s’envolent jamais en fumée et empoisonnent l’air d’une chambre à écrire.
La mienne.
Difficile d’y respirer à moins d’ouvrir une fenêtre.
Bonjour le courant d’air ! Ca fait du bien quand même !
J’ai donc pris dans mon tiroir un nouveau cahier à couverture bleu ciel. Va-t’en te comprendre !
Toutes les pages sont blanches : cela me donne des envies de…
Voilà que cela me reprend… ce besoin d’écrire sur moi, de moi à moi.
Mais cette fois, c’est décidé mûrement, je mets un code secret d’accès à mon cahier et je l’enferme à clé dans mon armoire avec un gros cadenas que je vais d’ailleurs m’empresser d’aller acheter.
Allez, à tout à l’heure, pour la suite !
J'en ai plus que marre de ce frère qui lit mon journal intime et a le culot d'y laisser des commentaires.
31 janvier 2008
26. Faute impardonnable (Charlotte)
Mes bien chers frères….
Votre soeur est bien morte mais elle ressuscitera au jour du jugement dernier… Il y va de ma foi, de ma dernière espérance.
Quant à vous, mécréants vous pouvez ranger vos costards et vos mines hypocrites. De toute façon, c’est perdu d’avance.
L’entrée dans un paradis vous est fermée au nez et à l’oeil à tout jamais.
L’heure de votre pénitence, à défaut de repentance a sonné.
Car vous aviez soif et elle vous a donné à boire le bon vin de sa cave que vous avez vidée.
Car vous aviez faim et elle vous a ouvert la porte de son frigo que vous avez dévalisé et cassé.
Car vous étiez nus et elle vous a donné des vêtements que vous n’avez jamais lavés et repassés.
Car vous étiez en prison (cela devait arriver) et elle vous a visités et gâtés avec des oranges que vous avez projetés à la tête des surveillants du pénitencier.
Car vous étiez sans abris et elle vous a hebergés dans son château que vous avez brûlé.
Je sais, c’est vous… On me l’a dit…
Votre sœur était mienne devant Dieu, je le confesse .
Vous me l’avez enlevée pour l’éternité, je jure sur son corps adoré de la venger.
Dehors, poisons de la terre, aucune absolution, aucun pardon ne vous sera accordé.
Allez crever en enfer, et que plus jamais, je ne vous voie dans mon église oser venir prier.
18 janvier 2008
32. Hystérie, lapsus, délire et compagnie.(Charlotte)
J’ai bien fait le tour de la question, de la maison, de sa maison.
Une question se pose : « Pourquoi les volets sont-ils ouverts ? Aère-t-il la chambre à coucher des ébats ou débats ( peu importe) avant l’arrivée du client patient (peu importe) suivant ? »
Je veux en avoir le corps net surtout depuis que je vous soupçonne, cher Docteur G, de choses pas très freudo-catholiques avec cette blondasse que j’ai repérée depuis longtemps et qui vient chez vous 3 fois par semaine de 5 à 7( Est -ce bien la durée règlementaire d’une séance améliorée ?).
C’est que cela doit lui coûter un os à la salope… Le paiement se fait en nature et espèce naturellement.
C’est que moi, sur mon arbre camouflée, je vois tout, les entrées, les sorties et je note tout dans mon conscient, ma mémo et mon carnet.
Cela ne va pas durer cette histoire, j’en mets ma main à vos fesses et au feu. D’ailleurs, je vais faire un de ces scandales dont j’ai le secret pugnace qui fera des étincelles dans tout le quartier et fera fuir tous les impatients à venir. Voilà. Bien fait.
C’est que je vais vous, cher Docteur G ,faire payer très chair( chacun son tour) de ne m’avoir pas élue comme secrétaire et gardienne de vos lieux et autres trésors cachés.
Tiens, voilà la blondasse qui rapplique, la tête dans les cheveux, les cheveux dans les épaules, les épaules dans la fourrure et la fourrure où je pense. On dirait une folle en perdition.
Enfin plus on est de fous, plus on se retrouve.
Elle sonne à la porte, elle resonne en appuyant fort et longtemps.
C’est qu’elle insiste, l’obsédée…
Non là, il faut que j’intervienne car je vois qu’elle ne connaît pas la consigne.
Cher Docteur G, reconnaissez au moins que sur ce point, je connais la chanson.
Je viens, j’arrive, le temps de descendre de mon arbre, j’ai deux mots à lui dire à la névrosée.
- « Vous avez fait le tour de la maison, (que je lui dis) vous voyez quand même bien comme moi que le monsieur en question n’est pas là, que sa volleveau est absente du paysage , alors garez vous loin d’ici et que je ne vous revoie plus jamais à rôder dans ses pâturages,dans ses pattes ou j’en appelle à sa peau lisse » (que je lui dis en lui flanquant une raclée en plein dans sa gueule d’enfollée !)
La suite est moins rigolote…
La police a en effet débarqué, m’a embarquée,m’a menottée mais je m’en fous, suis blindée et pleine aux as :Je sais à qui m’adresser.
Reste une question dont je n’ai pas fini le tour :
« Cher Docteur G, vous préférez les brunes ou les blondes ? »
23 décembre 2007
Partir ou rester ?(Charlotte)
Toujours là, à me poser des questions à la con. C’est bien moi ça, tout craché !
Partir ,ou mourir un peu.
Rester, ou mourir aussi .Je sais de quoi je parle, c’est du vécu.
Faut bouger, faut sortir, faut agir quoi !Pas rester plantée là à se lamenter .
Ah, je suis pas encore sortie de l’auberge.
Marre des « il faut ». Tous des faux culs, ces gens, donneurs de leçons.
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. C’est tout vu.
Et le payeur en l’occurrence ici, c’est moi.
- « Docteur, je vous paie pour aller mieux ,marre de vos conseils foireux. »
Au jour d’aujourd’hui, je fais ce que je peux avec ce que j’ai et… ce que j’ai : c’est Alfred…Il n’a pas inventé la poudre, le mec, mais il est cool , bien dans ses baskets et son portefeuille. Cela pourrait être pire !
Et demain si je veux, je ferai ce que je veux avec qui je veux et… celui que je veux : c’est Fernand …il m’en met plein la vue, l’ouïe et le toucher et il est beau comme un dieu. L’amour quand çà vous prend au nez, on en perd la boule.
C’est peut-être pas demain la veille : faut laisser le temps au temps comme on dit .
Car partir…c’est bien beau et puis quoi ? C’est alors que les problèmes commencent, c’est qu’on n’a plus 20 ans…
Ou rester dans ce trou…Car pour un trou ,c’est un trou et bien perdu soit dit en passant.
En fait, que je reste ou que je parte ici ou là, c’est du pareil au même,ce sera toujours , en définitive,un retour à une case départ , je nage entre deux eaux à peser le pour et le contre.
Personne ne me comprend et cerise sur la gâteau,(quel gâteau?) ma belle mère vient le weekend prochain. Je suis bonne pour la corvée vaisselle, conversation et tutti quanti : ça va pas être ma fête. Je le sens pas ce weekend belle doche.
Je me sens mal . Une petite grippe qui me clouerait au lit ferait bien l’affaire.
Le temps de laisser couler le temps vite fait .
-« Docteur ,j’en ai plein la tête »
12 décembre 2007
50. A l’école (Charlotte)
Chère Marie-Josèphe
Je serai brève, sèche, vache et pire encore.
D’accord, tu es la première de classe, la première en histoire, géo, la première en math, la première en gymnastique, mais tu es davantage la première experte en tricherie pendant les examens ( tu copies, ne nie pas, j’ai des témoins.) …et circonstances aggravant ton cas, tu bisses ta troisième.
Moi pas !
Moi, j’ai la première place d’excellence en français, en psycho et philo :les nobles matières de l’esprit. Je me vante mais c’est vrai.
Le prof me l’a dit, ce midi, en secret, pendant la récré et comme je ne sais pas me taire, et comme tu me fais chier … je ne me retiens pas de me faire le plaisir de te l’annoncer en priorité.
Enfin, je la prends ma revanche, enfin, je la tiens ma fierté de gagnante, enfin je le vis mon rêve d’être à l’instar de Colette, la grande.
La proclamation est demain. Je l’attends avec ardeur et émotion car demain devant les élèves de l’école, devant le préfet et le principal, et devant les parents, je lirai mon poème.
Je n’attends pas tes félicitations, ni tes commentaires : je t’emmerde !
09 novembre 2007
Confessions fatales.( Charlotte)
Tante Babette prit une profonde inspiration et puis, croisant les mains sur sa poitrine haletante, elle tomba à genoux avec fracas dans le confessionnal.
Tante Babette n’est pas bigote mais souffre de cette manie bien catholique qu’est la culpabilité. Elle se soigne comme elle peut mais sans grand résultat. Ses péchés absolus, elle replonge à chaque fois et s’en mord les doigts.
Tante Babette est gourmande, elle aime tout : les bonbons, les gâteaux et les beaux garçons. Cela lui coûte cher en euros et en kilos. Ceux ci pèsent de plus en plus lourd sur sa conscience et son estomac.
Monsieur le curé connaît bien tante Babette pour l’avoir baptisée, confirmée, mariée et lui avoir beaucoup pardonné.
Mais aujourd’hui, c’en est trop. Tante Babette n’a certes plus 2o ans depuis longtemps mais son âge avancé ne peut l’excuser de ce vol à l’étalage qu’elle raconte en détails avec volupté…
« Ce n’est pas que je veux m’empiffrer de ces biscuits bien sucrés, explique t- elle, c’est pour vos pigeons qui, sur le toit de votre église, crèvent de froid et de faim que je les ai dérobés !
Contre les péchés de la chair, Monsieur le curé se montre indulgent, il en connaît les caprices et les faiblesses pour y avoir lui-même, parfois, jadis, succombé.
Mais voler, même un petit œuf à la fermière, jamais ,au grand jamais, il n’a eu ce genre de mauvaise pensée si ce n’est en cas de toute grande nécessité et il n’y a pas cédé !
Une violente colère qu’il ne se connaissait point, l’envahit subitement tout entier, il voit son église par les fientes de pigeons encrassée, il voit son église par des pigeons gros et gras dévorée,alors il prend une profonde inspiration, et prenant Dieu ,ses anges et démons à témoin ,il sort prestement de son confessionnal ,il empoigne la tante Babette , la secoue de la tête aux pieds avec une force et une conviction retrouvée , la jette dehors sur le pavé,la jette à la porte de la maison sacrée.
Depuis, tante Babette a perdu raison, foi et kilos mais va beaucoup mieux. Elle parle aux pigeons toute la journée.
27 octobre 2007
38. De 6 à 7 (Charlotte)
Mauvaise surprise, le quai du métro est noir de monde.
Bonjour … il est 6 heures...
Des dégâts et des embouteillages partout…
Coté météo : il fait et fera noir toute la journée.
Coté cœur :Nicolas et Cécilia divorcent pour la deuxième fois.
Décidément, c’est pas son jour à la France!
Je ne vais pas y aller.
Retourner encore un peu dans ma nuit et mon rêve raconté de moi à moi.
Bonne nouvelle :Je suis amoureuse…
Alors qu’il pleuve, neige ou vente, que le métro soit noir de monde, ou que les grands de ce monde se séparent, je m’en fous complètement…
L’ homme m’attend là haut, tout en haut des escaliers. J’y cours, j’y vole en robe de mariée.
Et…rebelote… Heureuse surprise : La cathédrale est noire de monde.
Les vitraux , les cloches et les orgues pètent de joie pour ces noces à lui et moi.
Je suis reine aujourd'hui et je vais épouser mon roi pour la millième fois.
J’avance à son bras passionnée, pressée d’arriver devant Monsieur le maire et Monsieur le curé.
Je vais prêter mon serment d’amour en toute liberté, égalité et fraternité.
L’homme marche à mon pas agité, une main dans sa poche éventrée.
Ciel ! Les alliances ?
Mauvaise surprise, elles gisent, sacré nom de dieu, sur le tapis, devant l’autel, piétinées.
C’est toujours le même cauchemar, c’est toujours la même histoire qui se déroule derrière mes yeux fermés.
Je m’éveille. A l’église sonnent 7 heures. Déjà !
Le métro, le boulot m’attend.
Je dois y aller….