Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

06 novembre 2007

Les madeleines de tantine (Christine)

Tante Babette pris une profonde inspiration avant d’ouvrir le four. Elle en sorti une immense plaque sur laquelle venaient de dorer une cinquantaine de madeleines.

Ah, elle savait y faire la tante. Elle ne livrait sa recette à personne et ses madeleines étaient fameuses. Petite, je ne pouvais m’empêcher d’en chiper une au passage au risque de me faire taper sur les doigts. Il lui arrivait aussi de tremper la base des madeleines dans du chocolat tout chaud. C’était un vrai délice.

Aujourd’hui je regarde ces plaques posées devant moi et je me dis… il faut que tu t’y mettes, Tante Babette ne t’as pas laissé la regarder pour rien. Alors j’essaie de me souvenir et  me voilà en train de pétrir la farine, les œufs, le beurre… j’y mets tout mon cœur comme si elle me voyait, je remplis les moules délicatement, à moitié. Je crois qu’elle laissait la pâte lever un peu avant de l’enfourner. J’essaie de me rappeler tous ces gestes avec précisions. Je les ai vus tellement de fois… J’enfourne et j’attends.  C’est alors que le téléphone sonne…

- Allo
- Oui, c’est tante Babette, comment vas-tu ?
- Bien tantine et toi
- Je venais prendre un peu des nouvelles, je te dérange peut-être ?
- Non, non tantine je … euh… j’étais à l’étage...
- Je suis de passage à Grenoble, je passe te voir demain, j’ai une surprise pour toi, une nouvelle recette que je veux te faire goûter.
- Très heureuse de te revoir tantine alors à demain, j’attends impatiemment de gouter à tes nouveautés.

Le téléphone raccroché, je reviens rapidement vers la cuisine car je sens la catastrophe, je prends une profonde inspiration et j’ouvre le four, une fumée dense envahie alors toute la cuisine, tout est carbonisé…

Heureusement, tantine vient demain, mais chuuttt...

Posté par pivoineblanche7 à 18:09 - Christine - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


28 octobre 2007

39. Métro-guidage (Christine)

 

Mauvaise surprise, le métro est noir de monde. Elle vient d’arriver à Paris, gare de Lyon. Elle n’a pas l’habitude du métro et est surprise par cette foule qui s’amasse silencieusement sur les quais. Elle sent cette odeur de renfermé. Chaque individu dégage une odeur qui se mêle aux autres. Elle ressent aussi ce courant d’air sous-terrain qui augmente son stress. Elle est comme perdue dans cette foule qui ne s’aperçoit même pas de sa présence. Elle se demande pourquoi elle a accepté ce rendez-vous à cet endroit. Il aurait été plus simple qu’il vienne la cueillir à la descente du train, mais non, il a préféré lui faire sentir le tout Paris dès son arrivée. Elle aurait préféré voir le soleil danser au travers des vitres de la gare, plutôt que ces murs gris et sombres que lui offre cette station. Les métros défilent dans un sens puis dans l’autre. Les gens s’engouffrent comme happés alors que certains sont vomis par la rame et continu leur course frénétique au travers des couloirs. Elle a le tournis, elle se fraye une petite place sur un banc et attend. C’est alors qu’une main se pose sur son épaule, elle sursaute, lève les yeux et croise son regard souriant. Elle se sent rassurée, il est venu et sa compagnie lui réchauffe ce cœur refroidi par cette première expérience du métro parisien. Il est heureux de la revoir et se moque un peu d’elle. « Bon, premier pas : OK, maintenant, dit-il, en lui tendant un plan du métro, tu vas essayer de nous amener seule jusqu’à la station du Louvre »… Elle trésaille, se sentant incapable de se guider dans ce méandre de rails et de stations… « Allez, si tu veux être une bonne parisienne, tu dois commencer par là ok ? ». Elle regarde le plan qu’il lui a tendu, réfléchi un instant. Elle sourit et lui indique qu’ils doivent prendre le prochain métro qui passera devant eux. Il acquiesce d’un sourire approbateur et ils s’engouffrent alors tous les deux dans une rame et disparaissent dans l’obscurité sous-terraine de la capitale. « Tu vois, ce n’est pas difficile… »

Posté par Coumarine à 13:31 - Christine - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2007

Conférence à NY (Christine)

Ma voiture n’a pas démarré ce matin… bizarre mais pas très étonnant. En fait cela arrive souvent, comme si cette P….de voiture avait une âme.

A presque chacun de mes rendez-vous importants ou galants, elle me laisse sur le carreau. Ras le bol de cette voiture !

Voilà, je suis en retard. Je dois prendre un avion pour New York dans 1 heure et elle me laisse en rade.

Qui peut se vanter d’avoir une voiture comme la mienne. Elle décide quand démarrer et quand rester silencieuse. J’ai fait toutes les révisions possible et inimaginables mais cela ne s’explique pas. Rien… tout fonctionne au poil.

J’ai quelquefois l’impression d’être seule au monde, d’être la seule à qui sa voiture dicte sa vie.

J’ai appelé un taxi mais aucun n’était libre. J’ai appelé des amis, ils sont tous occupés ou au travail. Alors, désemparée, je me suis scotchée à Internet pour modifier l’heure de mon vol. Euréka, un vol part dans quatre heures. Je n’aurais pas trop de retard à cette conférence. L’heure approchant, je m’avance vers ma voiture, l’observe, septique. Va-t-elle démarrer cette fois-ci ? J’insère délicatement la clé de contact, les voyants de contrôles s’allument, tout semble correct et elle démarre au quart de tour.

Je suis heureuse, une petite demi-heure de route et je serais à Orly. J’allume la radio et écoute distraitement les informations. En même temps je pense à cette voiture, il faudra que j’en change, cela ne peut pas continuer comme ça. La radio grésille un peu et le mot New York prononcé par le journaliste me sort subitement de mes pensées :

-  Un avion vient de disparaître des contrôles radar au dessus de l’océan. Cet avion a quitté Orly ce matin à 9 heures. Il semble qu’il ait émis un appel de détresse après avoir amorcé un demi tour… nous n’avons plus de nouvelles… mais on m’apporte une dépêche de dernière minute, l’avion s’est abîmé en mer avec 350 passagers à son bord… les secours sont en route… il reste peu d’espoir de retrouver des survivants.

Je reste complètement silencieuse… choquée. Cette voiture serait-elle exceptionnelle ? Elle venait de me sauver la vie…

Posté par patitouille à 17:30 - Christine - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2007

Quelques notes de musique (Christine)

"Et maintenant ça suffit ! Suffit de se poser mille questions qui empêchent de vivre l’instant présent. Je reprends une feuille chiffonnée au fond de la corbeille. Il y est inscrit un numéro de téléphone, j’appelle…
Il me répond, il semble heureux de m’entendre. Sa voix se fait douce au téléphone puis le silence. Je ne connais pas cet homme, je ne connais rien de lui et ce silence me surprend.
C’est alors que j’entends trois petites notes de musique, il me dit “ tu entends ? ” et la musique prend corps entre ses doigts que j’imagine danser sur les touches. Mon regard se pose sur la brillance de la rondelle de citron qui flotte dans le verre que je me suis servi.
La musique continue, je ne dis plus rien, j’écoute. Il joue pour moi et j’adore ça. Je me prend à aimer cet homme, comme ça, bêtement, parce qu’il joue pour moi… Les notes raisonnent dans le mobile comme dans une cathédrale ce qui donne une résonance particulière à ce moment unique que je n’ai jamais vécu auparavant. "

Posté par Coumarine à 09:44 - Christine - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2007

Mon Prince (Christine)

Il choisit toujours la solution la plus compliquée, et c’est sur cette petite île qu’il est allé construire son château. Oh, il aurait pu le construire tout près de chez moi. Mais non, il a fallut qu’il aille là-bas, au milieu de l’eau. Peut-être était-ce pour être tranquille. Et moi qui l’attendais sur son beau destrier blanc, pendant toutes ces années… Le voilà perdu au milieu de l’océan. Il ne viendra donc pas me trouver, me sortir de mes rêves.

C’était sans compter avec le réchauffement de la planète. Les icebergs se sont mis à fondre et le niveau de la mer est monté, monté et le château a été englouti. Et moi, j’attends toujours mon prince charmant qui n’est pas près d’arriver

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11 février 2007

Boum en montagne (Christine)

Je suis restée une heure dans la salle de bain après être passée en vitesse dans le couloir qui y mène. Mes parents n'ont rien vu, accrochés à leur écran de télévision. J'ai jeté un "c'est moi" et j'ai filé, droit devant moi.

Je suis là, devant le lavabo et je regarde mes mains et mon visage ensanglantés. Je repense à cette boum ou Benjamin m'a tenue dans ses bras alors que nous dansions un slow. Cette boum, dans un petit chalet de montagne, abandonné depuis longtemps. Nous sommes descendus au sous-sol. Deux petits lits étaient dressés. Nous nous sommes allongés, il m'a prise dans ses bras et nous nous sommes longuement embrassés, caressés. Ces petits gestes simples, timides, gauches m'ont troublée, excitée, révélé en moi la femme que je ne suis pas encore. Et puis, les autres nous ont appelés et nous les avons rejoints avec sur la peau et dans le coeur le souvenir de ces instants de tendresse merveilleux.

Nous sommes nombreux et les motos nous attendent sagement pour la redescente par les petites routes que nous connaissons trop bien. La nuit est tombée. Nous récupérons le matériel, tourne -disques, récipient à sangria, bouteilles de coca et autres boissons que nous fourrons dans les coffres des uns et des autres ou dans les sacs à dos et prenons la route.

Les motos se suivent. Elles vont vite, les virages s'enchaînent. Je m'accroche à Benjamin qui m'a demandé de monter avec lui. Je vois les branches des sapins longeant la route dans le halo des phares. Et puis, un virage en épingle, la moto dérape dangereusement, j'entends le bruit des branches sur mon casque, je ne vois plus rien, des images flash. La moto semble dévaler une pente et s'arrête brutalement contre un arbre. Je suis étourdie, mon coeur bat à grand bruit dans mes oreilles qui entendent aussi des cris. Je me sens tirée à quelques pas de la moto. On m'allonge sur le sol. J'ai la force d'enlever mon casque. J'ai du sang sur le visage et sur les mains mais ce n'est rien.  Il est tard, mes parents vont s'inquiéter, ils ne doivent pas savoir, sinon je n'aurai plus le droit de sortir. Me voyant paniquer, un ami propose de me ramener chez moi, les autres s'affairent autour de la moto. Benjamin s'est levé, il a l'air un peu sonné, il titube.


Je suis dans la salle de bain, je me lave à grande eau. J'ai une petite coupure sur le front et quelques égratignures sur les mains. Le téléphone sonne. Maman décroche. Elle m'appelle. Je me rends jusqu'au téléphone sans allumer la lumière. Ma mère a posé le récepteur et s'est remise devant la télé, tant mieux... Tout mon corps tremble. J'entends une voix connue au bout du fil qui me dit, "Euh c'est Luc, euh... Benjamin est... mort pendant son transfert... à l'hôpital. Je viens te chercher si tu veux." Et je m'entends répondre dans un souffle "non, non, pas de problème...on se voit demain ?" Mes parents ne doivent pas savoir... mon père me tuerait et je cours dans ma chambre, me jette sur mon lit et pleure en silence toute les larmes de mon corps. 

Posté par pivoineblanche7 à 19:44 - Christine - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 décembre 2006

La sépulture (Christine)

Mes pas s’enorgueillaient de piétiner les feuilles mortes du sous bois.
A chacun d’eux, des milliers de fragments s’éparpillaient
Venant recouvrir ce magnifique tapis déjà épais
Sous lequel la vie ne cessait de jaillir sous forme de petits êtres besogneux.

Soudain un immense bruit se fit entendre, un craquement terrible
Mon corps tout entier resta figé, paralysé, surtout ne plus bouger et écouter.
Un craquement encore plus grand venant de derrière me fit me retourner.
Un énorme tronc bougea et commença à se pencher doucement puis sa chute s’accéléra.

Il se détacha de sa base pour venir s’écraser à quelques mètres de moi.
Une magnifique clairière l’accueillit comme pour préserver les autres arbres
Il était mort, mort au milieu d’un paradis de couleurs chatoyantes.
Un arbuste rutilant semblait lui rendre un dernier hommage.   

La peur passée, de magnifiques nuances s’offraient à mes yeux affolés
Comme pour calmer mon angoisse d’être passée très près
Vert comme l’espérance, l’espérance de vivre encore longtemps
Jaune comme la richesse, la force qui renaissait en moi
Rose comme la tendresse et le bonheur qui m’attendaient
Bleu comme la pureté de ce paysage féerique
Blanc comme  l’élégance de cette sépulture, cadeau de la nature à cet arbre mort.

Je cueillis délicatement avec mes yeux
Toutes les teintes de ce tableau
Pour en garder un précieux souvenir
Qui redonnera de la couleur à mes pensées
Lorsque celles-ci frôleront le noir.

Posté par Coumarine à 10:14 - Christine - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2006

Rupture (Christine)


Il n’est pas rentré cette nuit. Je l’ai attendu longtemps, le regard absorbé par les diodes luminescentes des minutes et des heures qui me semblaient interminables. Il est parti en m’embrassant comme d’habitude, en me disant « à plus tard, ne t’inquiète pas ». Je l’ai laissé partir à cette soirée avec ses amis… Je n’aurais pas dû accepter, j’aurais dû l’en empêcher.

Le jour se lève enfin sur ma plus longue nuit. Il faut que je m’occupe de mes filles et que je les dépose à l’école.

C’est la mort dans l’âme que j’effectue cette tâche pourtant plaisante. Ma tête est vide, mon cœur est meurtri, je suis un automate programmé et je fonctionne comme tel. Comme un robot, je prends la voiture, je leur parle, je leur souris et les dépose enfin devant l’école. Je me retrouve à nouveau seule, vidée, détruite.

Soudain, j’aperçois sa voiture devant une superbe villa juste en face des bâtiments scolaires. Les yeux embués de larmes, la gorge serrée, je ne sais plus quoi faire, ni où aller. La route était droite jusqu’à aujourd’hui  et je prends brusquement conscience qu’un carrefour s’ouvre devant moi et qu’il va falloir choisir. Les chemins de la vie sont quelquefois tortueux, caillouteux, couverts de ronces qu’il faut couper. J’ai toujours avancé tant bien que mal dans une vie d’infortune, de galères, de joie ou d’amour, mais cette fois j’ai un mur en face de moi, un mur que je vais devoir franchir, un mur immense au pied duquel je devrais déposer mon amour, l’abandonner, le fuir.

C’est décidé, cette fois je le quitte. J’appelle un ami, lui demandant de venir changer ma  serrure. Il arrive immédiatement, les amis c’est comme ça, c’est fait pour ça aussi… Pendant ce temps je découpe méticuleusement ses affaires et les empile dans un sac poubelle. Mon cœur bat la chamade, et s’il rentrait ?  J’accélère le mouvement, range les objets fragiles dans une vieille valise, son réveil, ses bibelots, ses affaires de toilette. Je suis en larmes mais la présence de cet ami me rassure.  Je pose le baluchon devant la porte avec un mot accroché sur le volet que j’ai pris soin de verrouiller « Je t’ai accueilli chez moi, je t’ai aidé à t’en sortir, j’ai toujours été là lorsque tu avais besoin de moi…je t’ai aimé sincèrement, oubliant ma propre vie et toi tu batifoles avec une autre. Ne compte plus sur moi.  Adieu ».

Je me rends à l’école pour récupérer mes filles, sa voiture est encore là, c’est décidé, nous partirons loin toutes les trois, pendant deux jours et qu’il m’aime encore ou pas, qu’il ne sache pas où aller dormir ce soir, qu’il n’ait plus de toit… désormais c’est son problème, plus le mien.

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04 novembre 2006

HIstoire vraie (Christine)

Quand il est mooorrrt le poèteuuu
Quand il est mooorrrt le poèteuuu
Tous ses amiiiis, tous ces amiiis, tous ses amiiss pleuraient...

Brunette 3 ans :

  • Maman ? Pourquoi il est mort le « pouet » ?
  • Et bien parce qu’il était très très vieux, il est parti rejoindre la dame qui l’attendait en haut des grandes marches…
  • Pourquoi il était vieux et pourquoi ses amis y pleuraient ?
  • Euhh et bien ma chérie, tu sais on vieilli tous et les amis pleurent parce qu’ils sont très tristes que le poète soit mort…
  • On chante encore, maman ?

Quand il est mooorrrt le poèteuuu
Quand il est mooorrrt le poèteuuu
Tous ses amiiiis, tous ces amiiis, tous ses amiiss pleuraient...

  • Maman… tu vas devenir vieille toi ?
  • Oui, un jour je serais comme une mamie…
  • Et mamie, elle est vieille ?
  • Et bien… pas trop encore

(Brunette les larmes aux yeux)

  • Et quand elle sera trop vieille, elle va mourir comme le « pouèt » ?
  • Et bien, comment dire… non, on ira chez le docteur, il lui fera une piqûre et elle ne mourra pas, d’accord ?

(Brunette séchant ses larmes...)

On enterra son étoileuuu , on enterra son étoileuuuu
Dans un grand champs, dans un grand champs, dans un grand champs de blé
Et c’est pour ça que l’on trouveuuuuu, et c’est pour ça que l’on trouveuuuuu
Dans ce grand champ, dans ce grand champ, dans ce grand champ ….des bleuuuuets.

  • Maman… on ira tous chez le docteur quand on sera vieux ?
  • Oui et on emmènera Mamie bientôt, c’est décidé elle vivra centenaire ;)

Posté par patitouille à 17:00 - Christine - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2006

Beau brin de voisine (Christine)

« J’me d’mande bien ce que j’fous ici moi, c’est terrible cette manie des femmes de toujours penser qu’elles ont la meilleure idée en vous triturant les neurones pendant des jours et des jours jusqu’à ce que vous baissiez l’froc. Et voila, je suis la comme un con, sur c’trottoir de m... à guetter un bus qui n’arrive pas. Fait ch…. J’aurais préféré aller m'taper l’carton avec les potes au bar ou encore terminer l'dossier de trucmuche ou ranger pour la centième fois mon garage ou encore défricher l'jardin,  mais non, on a un p'tit weekend  cool et faut s’farcir les autobus et toute la smala. Encore heureux qu’les morveux n’ la r’lèvent pas parce que je sens que j’ai les nerfs en p'lotes. En plus, j’suis complètement étriqué dans c’manteau, mais bon,  Adèle a insisté, je m’suis incliné comme d’hab…

Et elle avec son décolleté, j’sais pas ce qu’elle s’imagine, tout le monde va la r'marquer mais personne va la r'garder… la pauvre, heureusement que j' suis là sinon elle aurait une vie bien solitaire.

Ennfinnn.. (Soupire) faut faire avec.  Pffff quand j’pense qu’j’ai r’fusé les avances de Mireille, la voisine. Elle est folle de moi et j’crois que j’en pince un peu pour elle aussi. C’est vrai qu’elle est vraiment belle, jeune. L’occasion ne se représentera pas de sitôt j’imagine… Difficile de rester de marbre devant une beauté pareille… Elle a des seins magnifiques, je les ai vu de la fenêtre l’autre jour alors qu’elle prenait le soleil. Beau brin de voisine…j’me la ferais bien, hmmmm oui, juste une fois… pourquoi pas, ça n’engage à rien et en plus elle dirait pas non…Une petite séance d’exothermie entre ses bras… on ferait rien de mal…ça me changerais de mon Adèle, avec ses migraines. Ouèèè après tout on a qu’une vie…  Ahhh Mireille, rien qu’d’y penser j’ai le bâton de berger qui me troue les narines, bonne idée c'manteau finalement… »

-         Tu penses à quoi mon poussin, je te sens ailleurs ?

-         Euh, à rien…je me disais que tu avais un décolleté magnifique …Adèle, ma chérie 

Posté par Coumarine à 17:01 - Christine - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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