Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

10 juin 2007

Je deviens! (FC)

Excuse-moi, c’est une erreur.

Les mots nous piègent quand on les parle seulement.

Il faut les vivre !

Quand tu dis ‘seins’, je ne dois pas entendre bénis de Dieu.

Quand tu me dis ‘femme’, ce n’est pas pour l’opposer à mère, à enfant ou à bête,

c’est pour l’apposer à l’homme, à toi,

dans la simplicité de nos nudités et la profondeur de notre histoire…

Le noir prend son sens à côté du blanc.

Ils se complètent comme les touches ivoire –ébène du clavier.

Sur mon corps, tu me fais travailler un concerto à quatre mains.

En virtuose, tu guides mes doigts sur mes seins,

tu m’apprends à m’aimer, à me caresser,

à naître à moi-même, à être femme !

Et je chavire, je me sens bien, je me réalise, je deviens !

Et si parfois, en ces instants de grâce,

je te semble sur la défensive, distante, prends patience ...

Continue à m’aimer, continue à m’apprendre à m’aimer !

Si je me crispe, sers moi plus fort, caresse-moi plus doux !

Ce n’est pas toi que je rejette,

ce sont les résidus d’une éducation par trop puritaine.

Je t’aime, bientôt, je m’aimerai !

Et si mon corps que par toi j’apprends à apprivoiser te dit la fuite,

ne l’écoute pas et excuse-moi … c’est une erreur !

Posté par Coumarine à 09:43 - Coquelicot Fc - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juin 2007

Le poids du coeur (Coquelicot FC)

Le samedi, c’est plus tranquille. Il y a moins de monde !

Moi, je reste à la caravane, pour surveiller les affaires que je dis !

Oh, je sais, elles ne vaudraient pas grand-chose aux yeux des nantis bien-pensants qui regardent avec commisération mon mari ou mes enfants en glissant une piécette jaune - une, pas deux - dans le gobelet McDo tendu pour leur faire passer le temps au feu rouge.

Oh, je sais, même mon mari et mes enfants pensent aussi que ces quelques pièces de lingerie, T-Shirts, robes élimées et pantalons pas bien propres, usés et déchirés ne méritent pas que j’en monte la garde avec autant de vigilance. Ils ne savent pas combien il est difficile pour moi de ne pouvoir leur donner plus. Je me prive pourtant moi-même, je me contente de moins que le minimum et, malgré cela, je n’ai pas à être fière de la façon dont j’habille mon homme et les enfants.  Savent-ils le poids du cœur d’une mère qui depuis longtemps déjà n’est plus femme mais souillon ? Savent-ils le poids du cœur d’une mère qui, depuis longtemps déjà, n’est plus capable d’aider les enfants à leur retour d’école et bien trop gênée pour s’y rendre quand il y a des réunions de parents ou d’autres activités ?   

Savent-ils le poids du cœur d’une mère qui doit vivre dans le camp sous la loi des plus forts, des prédateurs, des voleurs qui volent par nécessité, par survie eux aussi ?

Ma pauvreté n’est pas dans ce qui me manque, elle est dans ce que je ne peux donner, elle est dans le poids de tristesse, de honte, de culpabilité qui étouffe mon cœur  et mes envies de caresses et de câlins à donner et recevoir. Ma pauvreté est intérieure, infiniment lourde ! Ma pauvreté est dans le regard de mépris que les autres portent sur moi.

Le samedi, c’est plus tranquille, il n’y a plus personne au camp, sauf moi. Les autres sont en ville, au marché, au centre commercial. Partout où il y a du monde qui dépense, fait des achats, du lèche-vitrines, il y a des piécettes à recevoir, des sacs à voler, des restes de nourritures à récupérer sur les bancs publiques, aux terrasses de café et dans les poubelles du centre ville.

Le samedi, c’est plus tranquille, je suis seule, vraiment seule … et je peux pleurer !

Posté par _Sammy_ à 08:00 - Coquelicot Fc - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2007

'Chez-moi' (FC Coquelicot)

Ça fait huit jours exactement que je n’ai plus mis les pieds dans cette maison, huit jours que j’en ai perdu la clé. Geste manqué ? Allez savoir ! J’ai toujours été distrait de moi-même et de ce qui pouvait faire mon bonheur. Je passe ma vie à vouloir inlassablement réparer les dégâts des bourrasques qui s’abattent sur l’Usine. Je vis bien plus, bien trop, pour la protection, la promotion, l’amélioration et la conservation de l’outil de travail que pour la réalisation profonde de moi-même. Je suis devenu fou ! J’en oublie qu’une entrée peut être bleue, qu’une porte peut s’ouvrir vers l’extérieur et que les volets garnissent la façade et protègent ce monde intérieur dont je ressens le besoin bien plus qu’ils ne plongent ses habitants dans une morbide pénombre. A force de courir les vents de tempête, j’ai oublié la sérénité du chemin qui mène à ce ‘chez moi’ caché, tendre, partagé. Perdu même le souvenir de la clé toujours pendue au clou, cachée sous le paillasson ou en attente dans le pot de fleurs. Je retrouve aujourd’hui ce ‘chez-moi’ qui n’est pas chez-moi mais où je peux me sentir à l’aise, maison d’accueil, havre de paix, espace publique de la rencontre avec moi-même et les autres, lieu d’échange entre le monde qui m’habite et le leur. Enfin, je retrouve cette maison où chacun peut conter.

Ça fait huit jours exactement que je n’ai plus mis les pieds dans cette ‘maison d’écrivants’ … Huit jours ! Huit jours ? Mon Dieu, non ! Pas huit jours, huit semaines ! Comme le temps passe vite…

Posté par patitouille à 09:35 - Coquelicot Fc - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2007

Essai biographique (fc)

Je suis un génie… Et je suis modeste…

Je sais que j’ai des choses à dire, que mon esprit en ébullition n’arrête pas de produire des images, des associations d’idées, des perles de pensées… Ah! Si j’avais seulement un point d’appui, de quoi faire éclore ce monde qui m’habite, me transcende, m’illumine intérieurement ! Si je pouvais… Ce monde, le mien, je le magnifierais, je l’exposerais aux mille feux de mes joies, de mes doutes, de mes amours, de mes douleurs, de mes désirs et de mes passions… Je suis un génie… Et je ne peux qu’être modeste, car je n’ai pas les mots pour écrire. Personne ne m’a appris la langue, le style, le phrasé, encore moins le toucher du clavier… J’ai le cœur virtuose, mais n’ai pas la technique… Je suis un génie… submergé par une modestie forcée qui n’est ni choisie, ni acceptée ! Il est temps d’arrêter de penser, de rêver, de croire qu’un jour je serai reconnu.

Arrête de te torturer l’esprit, me souffle mon génie, occupe-toi les mains plutôt que d’espérer ! 

Et sans trop réfléchir, mes doigts touchent le sol, caressent la terre, palpent la glaise, la pétrissent, l’étirent, la roulent, la travaillent, la sculptent, lui donnent vie… Le penseur est né !

Sans un mot, sans une ligne, si ce n’est celle des courbes naturelles de la vie, je ferai le tour du monde ! On s’arrachera mes œuvres, on me copiera, me plagiera… D’autres que moi écriront sur moi des pages et des pages, des articles, des livres, des analyses fouillées et même des thèses de doctorat aussi hermétiques qu’erronées… Jamais, ils ne perceront le secret qui m’habite, l’envie inavouée de pouvoir simplement mettre des mots justes sur ce que je fais, sur ce que je suis…

Mais, qui suis-je ? Après tout, je ne suis qu’un artiste, un modeste génie! (Rodin)

Posté par Coumarine à 10:19 - Coquelicot Fc - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2006

Flaque de Soleil (FC Coquelicot)

Fête aujourd’hui en leurs cœurs ! Flaque de Soleil et Coquelicot, au coin des lèvres sourire moqueur, ont décidé de viser haut, très haut … Ils veulent parier sur le Bonheur !  Les arbres, en cortège nuptial, plantent le décor. La mousse et l’herbe folle, joyeusement, se disputent le tapis d’honneur et tandis que les nuages ouatent l’atmosphère, le vent murmure aux amoureux des mots de chaleur. Flaque de Soleil et Coquelicot, immobiles, savourent cet instant de grâce avant de s’avancer vers leur destin. Ils ne manquent plus que les témoins …

Ami, si tu passes en clairière en ce jour de bonheur, sois le garant que leur bonheur existe et qu’il suffit, pour les marier, d’un peu de crayon et de beaucoup de sensibilité !

Posté par patitouille à 17:01 - Coquelicot Fc - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2006

J’ai pas vu clair ! (fc)

Je regrette, j’ai rien compris! C’est après coup que ses collègues m’ont dit, avec des intonations chargées de sous-entendus, qu’elle me trouvait bel homme, que j’avais dû m’en rendre compte, que je comptais beaucoup pour elle …  ? … C’est gentil, mais je n’étais pas là pour ça! Au boulot, le boulot! Quant à mes relations avec le personnel, je les ai toujours voulues strictement professionnelles, chargées de respect, bien sûr, d’amabilité, de simplicité, de reconnaissance du travail bien fait … mais pas de sentiment et encore moins de sentimentalisme…

Elle aurait dit qu’elle ne vivait que pour le boulot. Pour venir au bureau, pour être près de moi, me voir diriger l’équipe. Elle aurait dit qu’elle était prête à se couper en quatre pour que le service, mon service, tourne bien, que le planning soit respecté, le café correct et la cafetière détartrée... C’est vrai qu’elle me rappelait mon agenda, que jamais la photocopieuse n’a manqué de papier; que les plantes de mon bureau étaient soignées, arrosées, bichonnées, parfois même à l’excès… Mais ce n’est pas pour autant que je lui ai laissé croire qu’elle avait une place dans ma vie, je veux dire dans ma vie privée !

Et puis, il y a eu l’accroissement des échanges avec l’Asie, la nécessité d’engager quelqu’un se débrouillant en chinois. J’ai donc engagé une jeune recrue et, malheureusement, elles ont été amenées à partager le même bureau. C’est vrai que parfois, et je le regrette, j’ai appelé l’une par le prénom de l’autre et vice versa. Dommage, je sais, c’est toujours pénible pour celle qui ne se sent pas reconnue … Mais de là à en faire une crise de jalousie au point d’écraser tous les fichiers de mon PC, il y a de la marge, non ?

Mes Boss l’ont décidé, et je ne peux que les suivre, c’est une erreur fatale de sa part, c’est elle qui dicte son licenciement… Moi, je ne peux plus rien faire pour elle …  Désormais c'est son problème, plus le mien.

Posté par Coumarine à 09:07 - Coquelicot Fc - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2006

Lettre en partance ... (Coquelicot)

Wenduine, pas loin d’Ostende, un des pays de mon enfance. Enfin, j’y reviens !

Je sais que je n’aurai pas de question à me poser, mes souvenirs guideront mes pas. Le vent efface la trace des pas sur le sable, il n’abîme pas les souvenirs de cœur. A toi qui n’est pas là, j’écrirai mes impressions, la joie des retrouvailles…

… Suis bien arrivé. Un peu essoufflé, j’ai couru dans le sable et la dune, je suis maintenant au sommet du Spioenkop. Tu te souviens ? De ce point de vue, champignon rouge à la limite de la station, je domine la plage, je domine la mer… Je ne serai pas long, le vent, à moins que ce ne soit l’émotion, est d’une telle force que j’arrive à peine à écrire lisiblement, peu importe ! « Un bonjour de la côte » Excuse la banalité de cette carte postale… ce qui compte, c’est mon empressement à me retrouver face à la mer, face à toi que toujours me rappelle la mer. Je voudrais que tu sois là. La vue, d’ici est superbe, 360°. La mer, ses forces sauvages, ses embruns, et de l’autre côté, la terre, celle des dunes, de moins en moins malheureusement, et aussi celle des hommes, de leurs magouilles politiques et financières qui finissent toujours par s’octroyer des permis de bâtir là où la nature perd ses droits. Mais, peu importe, je ne suis pas là pour ça… je suis là pour toi, pour moi, pour nos souvenirs d’enfance. J’ai tant appris ici sur la vie, la nature, la liberté, sur toi, sur moi. Face à la mer, avec toi, j’ai grandi, j’ai pris de la hauteur. Dans mes souvenirs tu y es si présente, si forte, face aux bourrasques de la vie, aux tempêtes et raz de marée qui te minent peu à peu. Pourtant, même dans un ciel noir ton sourire et tes cheveux au vent présageaient des lendemains ensoleillés… J’emplis mes poumons d’iode, mon cœur de nostalgie, mes pensées d’éternité et je redescends.

A l’ombre d’une église, sur la pierre froide, j’irai déposer ma missive. Elle est pour toi. Elle te dira notre complicité, notre attachement à la mer, à la vie, à nos rencontres d’été. Le vent, la pluie, la bourrasque et les tempêtes s’en chargeront. Elle s’étiolera, se détruira et te parviendra, je ne sais comment dans l’autre monde où trop tôt tu es partie.  Les écrits restent, dit-on, pas celui-là … peu importe, seule restera notre inaliénable amitié d’enfance et ça, c’est décidé, elle vivra centenaire !

Posté par patitouille à 17:01 - Coquelicot Fc - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2006

Mensonge (Coquelicot)

La honte, la gêne… C'est pas possible, ils se sont pas vus ou quoi! On a l'air malin, plantés sur le trottoir avec tous nos trucs ... des ploucs!
Mais qu'est ce qu'ils ont à hésiter? Qu'ils se décident! Ils en prennent ou pas... mais moi, je reste pas là. C'est trop la gêne! Jennifer, une fille de l'école, elle habite pas loin du Mc Do qu'elle m'a dit... J'ai pas envie
qu'elle me tombe dessus! Non mais, t'as vu mon bigleux de père et ma pouffiasse de belle-mère ... si elle me voit avec ça, je suis morte!
Moi, à l'école, j'ai dit que je partais un mois en Turquie ... au Club, avec ma mère. Jalouses, mes copines, elles bavaient ... elles, elles restent ici!
Au vrai, on a été une semaine à la campagne. Un trou, même pas le câble, pas de réseau, pas de cinoche... et pas un seul mec! Y avait mon frère, mais il est con, lui. Et puis, c'est pas un mec, c'est mon frère!  Je me suis fais ch...! J'ai pas envie qu'elle me voit maintenant. Jennifer, je sais comment elle est, elle le dira aux autres, j'oserai plus rentrer à l'école.
Alors quoi? Vous le bouffez ou pas votre ham? Et puis qu'on se casse!

Posté par Coumarine à 17:02 - Coquelicot Fc - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2006

J'attends qu'advienne ma renaissance (Coquelicot)

J’attends. Je suis jeune encore, je ne suis qu’un enfant. J’ai donc toute la vie devant moi, tout le temps ! Couché sur le dos, je suis tout à mon attente… Je ne regarde rien, je ne sens rien, j’écoute… J’écoute mon ami des sables qui, par la magie de quelques traits de bord de pelle, a pris vie et est en train de transformer la mienne. Plus rien n’existe, sauf moi et lui ! Lui et ses histoires de marées, les montantes et les descendantes, ses histoires de tempêtes, de déferlantes, ses histoires de moules, de crabes et de crevettes. Il a tout connu, me dit-il, mon ami des sables ! Il existe depuis la nuit des temps et règle le va-et-vient des vagues, des coquillages … et des boulettes de gasoil ! Couché sur le dos, mimétismimé par ce nouvel ami qui remplit mes oreilles de légendes, de naufragés, de naufrageurs, j’attends de vivre avec lui ces nouvelles aventures de marins, de pêcheurs, de baleine ou de sardine. J’attends de devenir sable, mer, vent et marée. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Le temps n’existe plus, je suis ailleurs, je suis un autre, je suis devenu l’enfant de l’ami des sables … je suis là, moi aussi pour une éternité ! Puisque j’y suis, j’y reste ! Dans mon fort intérieur, je l’ai promis à mon nouvel ami … j’attends qu’advienne ma renaissance et cette complicité avec celui que je suis seul à comprendre et qui est seul à me comprendre. C’est pour cela, pour lui, pour moi que je reste, que je ne bouge pas, que je ne bougerai plus … jamais !

N’empêche, j’ai furieusement envie de me relever et de courir jusqu’à la mer … j’ai tellement besoin de faire pipi !

Posté par Coumarine à 15:01 - Coquelicot Fc - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2006

Il est dans ma ville (Coquelicot)

Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où les ténèbres du cœur flirtent avec la misère. De ces ruelles, des impasses, des berges ou des dessous de ponts où le cœur de la cité préfère ignorer que des hommes et des femmes se battent, ou ne se battent même plus, pour vivre ou survivre.

Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où des yeux hagards, saoulés par la drogue, l’alcool, la poisse et le vide d’avenir, ne rencontrent plus de regards frères, de regards amis, de regards complices.

Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où la frilosité empêche la rencontre, où la gêne détourne les pas, où la peur tétanise toutes relations humaines.

Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où des pensées éclairs inventent des possibles, où des idées esquissent en tête des gestes de la main et où ces mêmes mains restent soudées au fond des poches par pudeur mal placée, par peur de ne pas être juste dans l’attitude, par crainte de ne pouvoir gérer la suite, par ignorance ou par lâcheté.

Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où passants qui passent pensent qu’ils devraient se montrer capables de répondre à la main tendue du mendiant, où des mendiants se meurent par manque de  reconnaissance, de chaleur humaine, de regards miroir qui leur disent qu’ils existent.

Je suis, dans ma ville comme d’autres dans toutes les grandes villes, mort aujourd’hui. Désespéré par l’ignorance, je n’ai plus eu la force de lutter. J’étais la main tendue qui criait aux nantis de la chance que je voulais, moi aussi,  m’offrir à celui qui ne me voyait pas.

Posté par Coumarine à 11:11 - Coquelicot Fc - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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