Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

10 juin 2007

Je deviens! (FC)

Excuse-moi, c’est une erreur. Les mots nous piègent quand on les parle seulement. Il faut les vivre ! Quand tu dis ‘seins’, je ne dois pas entendre bénis de Dieu. Quand tu me dis ‘femme’, ce n’est pas pour l’opposer à mère, à enfant ou à bête, c’est pour l’apposer à l’homme, à toi, dans la simplicité de nos nudités et la profondeur de notre histoire… Le noir prend son sens à côté du blanc. Ils se complètent comme les touches ivoire –ébène du clavier. Sur mon corps, tu me fais travailler un concerto... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:43 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

04 juin 2007

Le poids du coeur (Coquelicot FC)

Le samedi, c’est plus tranquille. Il y a moins de monde !Moi, je reste à la caravane, pour surveiller les affaires que je dis !Oh, je sais, elles ne vaudraient pas grand-chose aux yeux des nantis bien-pensants qui regardent avec commisération mon mari ou mes enfants en glissant une piécette jaune - une, pas deux - dans le gobelet McDo tendu pour leur faire passer le temps au feu rouge.Oh, je sais, même mon mari et mes enfants pensent aussi que ces quelques pièces de lingerie, T-Shirts, robes élimées et pantalons pas bien propres, usés... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 08:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
07 mars 2007

'Chez-moi' (FC Coquelicot)

Ça fait huit jours exactement que je n’ai plus mis les pieds dans cette maison, huit jours que j’en ai perdu la clé. Geste manqué ? Allez savoir ! J’ai toujours été distrait de moi-même et de ce qui pouvait faire mon bonheur. Je passe ma vie à vouloir inlassablement réparer les dégâts des bourrasques qui s’abattent sur l’Usine. Je vis bien plus, bien trop, pour la protection, la promotion, l’amélioration et la conservation de l’outil de travail que pour la réalisation profonde de moi-même. Je suis devenu fou ! J’en oublie qu’une... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:35 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
13 janvier 2007

Essai biographique (fc)

Je suis un génie… Et je suis modeste… Je sais que j’ai des choses à dire, que mon esprit en ébullition n’arrête pas de produire des images, des associations d’idées, des perles de pensées… Ah! Si j’avais seulement un point d’appui, de quoi faire éclore ce monde qui m’habite, me transcende, m’illumine intérieurement ! Si je pouvais… Ce monde, le mien, je le magnifierais, je l’exposerais aux mille feux de mes joies, de mes doutes, de mes amours, de mes douleurs, de mes désirs et de mes passions… Je suis un génie… Et je ne peux... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 10:19 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
07 décembre 2006

Flaque de Soleil (FC Coquelicot)

Fête aujourd’hui en leurs cœurs ! Flaque de Soleil et Coquelicot, au coin des lèvres sourire moqueur, ont décidé de viser haut, très haut … Ils veulent parier sur le Bonheur !  Les arbres, en cortège nuptial, plantent le décor. La mousse et l’herbe folle, joyeusement, se disputent le tapis d’honneur et tandis que les nuages ouatent l’atmosphère, le vent murmure aux amoureux des mots de chaleur. Flaque de Soleil et Coquelicot, immobiles, savourent cet instant de grâce avant de s’avancer vers leur destin. Ils ne manquent plus... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
20 novembre 2006

J’ai pas vu clair ! (fc)

Je regrette, j’ai rien compris! C’est après coup que ses collègues m’ont dit, avec des intonations chargées de sous-entendus, qu’elle me trouvait bel homme, que j’avais dû m’en rendre compte, que je comptais beaucoup pour elle …  ? … C’est gentil, mais je n’étais pas là pour ça! Au boulot, le boulot! Quant à mes relations avec le personnel, je les ai toujours voulues strictement professionnelles, chargées de respect, bien sûr, d’amabilité, de simplicité, de reconnaissance du travail bien fait … mais pas de sentiment et encore... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:07 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

07 novembre 2006

Lettre en partance ... (Coquelicot)

Wenduine, pas loin d’Ostende, un des pays de mon enfance. Enfin, j’y reviens ! Je sais que je n’aurai pas de question à me poser, mes souvenirs guideront mes pas. Le vent efface la trace des pas sur le sable, il n’abîme pas les souvenirs de cœur. A toi qui n’est pas là, j’écrirai mes impressions, la joie des retrouvailles… … Suis bien arrivé. Un peu essoufflé, j’ai couru dans le sable et la dune, je suis maintenant au sommet du Spioenkop. Tu te souviens ? De ce point de vue, champignon rouge à la limite de la station, je... [Lire la suite]
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24 octobre 2006

Mensonge (Coquelicot)

La honte, la gêne… C'est pas possible, ils se sont pas vus ou quoi! On a l'air malin, plantés sur le trottoir avec tous nos trucs ... des ploucs!Mais qu'est ce qu'ils ont à hésiter? Qu'ils se décident! Ils en prennent ou pas... mais moi, je reste pas là. C'est trop la gêne! Jennifer, une fille de l'école, elle habite pas loin du Mc Do qu'elle m'a dit... J'ai pas enviequ'elle me tombe dessus! Non mais, t'as vu mon bigleux de père et ma pouffiasse de belle-mère ... si elle me voit avec ça, je suis morte!Moi, à l'école, j'ai dit que... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:02 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
25 août 2006

J'attends qu'advienne ma renaissance (Coquelicot)

J’attends. Je suis jeune encore, je ne suis qu’un enfant. J’ai donc toute la vie devant moi, tout le temps ! Couché sur le dos, je suis tout à mon attente… Je ne regarde rien, je ne sens rien, j’écoute… J’écoute mon ami des sables qui, par la magie de quelques traits de bord de pelle, a pris vie et est en train de transformer la mienne. Plus rien n’existe, sauf moi et lui ! Lui et ses histoires de marées, les montantes et les descendantes, ses histoires de tempêtes, de déferlantes, ses histoires de moules, de crabes et de... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 15:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
25 juin 2006

Il est dans ma ville (Coquelicot)

Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où les ténèbres du cœur flirtent avec la misère. De ces ruelles, des impasses, des berges ou des dessous de ponts où le cœur de la cité préfère ignorer que des hommes et des femmes se battent, ou ne se battent même plus, pour vivre ou survivre. Il est dans ma ville, comme dans toutes les grandes villes, des espaces en ombre plus qu’en lumière où des yeux hagards, saoulés par la drogue, l’alcool, la poisse et le vide d’avenir, ne... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 11:11 - - Commentaires [4] - Permalien [#]