Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

13 mai 2008

Passent les ombres… (Fabeli)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai souri au soleil.Il a caressé mon épaule quand je fermais la porte de la maison.C’était bon, alors je lui ai souri.   Hier encore je ne souriais plus.Les ombres noires du passé dansaient encore devant mes yeux.   Je ne voyais rien du soleil caressant,Rien de l’oiseau chantonnant.Pas même le jardin, ses bourgeons, ses boutons,Son envie de surgir en parfums et en couleurs.   J’avançais dans le couloir machinal du quotidien.Un pas, puis un autre,... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:30 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

30 avril 2008

12. De l’un à l’autre (Fabeli)

A toi, l’autre qui me fait face, je veux dire ceci : Tu es cet autre indispensableSans qui je ne suis pas.Tu es celui qui me construit.Parce que tu me regardes, je me vois dans le monde.Parce que tu me réponds, je m’entends parler.Parce que tu me touches, je me sens vivre.Toi, moi, un, tous,Universel singulier qui crée l’identité.Je prends le risque de l’étrangerPour établir le connu.Je pars vers toi pour revenir à moi.Toi, moi, nous, tous,Pluriel unique qui fonde l’ensemble.Dans cet échange communJe m’élargis au monde.Dans l’instant... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 09:30 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
14 avril 2008

15. Sœurs (Fabeli)

Il faut absolument que je pense à prévenir Muriel pour maman. Oh !Comme d’habitude elle dira que c’est la faute des médicaments ou des toubibs. De toutes façons elle ne veut pas voir la réalité en face. Elle cherche de multiples raisons à la maladie de maman mais refuse de l’accepter. Pourtant cette fois ci elle sera bien obligé de reconnaître que maman ne la reconnaît plus. Il n’est plus question de prénom oublié sous le coup de la fatigue. Non !maman ne reconnaît plus personne. Hier encore elle m’a mise à la porte de sa chambre... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 10:55 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
29 février 2008

32. Le chagrin (fabeli)

Il n’en a parlé à personne. Il a scellé ses lèvres, Barricadé son cœur, Verrouillé son âme. Prisonnier de ses larmes, Il a rendu les armes. Sur la toile de sa vie Les couleurs ont terni, Le bleu s’est fané La joie est passée. La douleur a masqué Les traits de son visage. Mais le temps, en ami, Tourne parfois la page. S’entr’ouvrent alors les lèvres, S’abaissent les barricades. Et vers le ciel tout à coup rafraîchi, S’envolent à jamais les mots interdits.
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
12 février 2008

17. Souviens-toi de moi (Fabeli)

J’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac. Le quai du métro sera bientôt noir de monde. Quelques pages encore à remplir et il sera terminé. Je le feuillette et remonte ainsi le temps. Mars : le licenciement. La haine, l’écœurement.Mai : le divorce. Violence de mots, de sentiments.Juin : l’hôtel puis les foyers. La solitude, la honte, la peur.Octobre : première nuit dans la rue. Le froid, l’alcool. On se croit à l’abri, de l’autre côté du monde. On va, on vient, on vit, la barrière paraît solide. Mais soudain le... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 09:53 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
30 janvier 2008

24. Votre sœur dévouée (Fabeli)

Mes biens chers frères, si vous entendez ces paroles et voyez ces images, alors je ne suis plus de ce monde. Je suis sûre que cet après midi, autour de ma tombe, les murmures de condoléances bruissaient dans l’air printanier. On plaignait ces pauvres messieurs d’avoir perdu une sœur si dévouée. Et sur vos visages impénétrables, on distinguait les traces d’un chagrin sobrement contenu. Comme je les entends, ces commentaires attristés, comme je les vois, vos mines désolées. Désolés de vous retrouver seuls. Seuls du matin au soir et du... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 15:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

18 janvier 2008

30. L’assassin (Fabeli)

-Tu vois, j'ai bien fait le tour de la question et je suis sûre que le voisin d'en face a tué sa femme.Depuis 5 ans que nous habitons ici, je les connais bien, tu penses ! D’ici, je vois leur cuisine et leur chambre. C’est drôle tout ce qu’on apprend sur les gens en les observant dans ces deux pièces. La cuisine, comme la chambre, c’est intime. Les gens sont naturels quand ils mangent, comme quand ils font l’amour. Tu m’écoutes? Soupir. Froissement de journal. -Qu’est ce qui te fais dire ça ? -Qu’il l’a tué ? Intuition... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:50 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
24 novembre 2007

34_Le cadeau (Fabeli)

Je n’ai pas mis les bonnes chaussures ce matin, j’ai froid aux pieds. J’aurais peut-être dû tourner dans cette rue, celle de la pâtisserie. Ici, il n’y a pas de boutiques. Les gens autour de moi marchent vite, tête baissée contre le froid.C’est pour voir de jolies vitrines que je suis sortie. Je cherche un cadeau pour Louis. Il va bientôt rentrer en permission. Il viendra me voir à la maison. Il est si beau dans son uniforme aux galons dorés !  Nous prendrons le thé dans le salon bleu, puis il me proposera de marcher jusqu’à la... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 08:30 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
12 novembre 2007

La bêtise (fabeli)

Tante Babette prit une profonde inspiration et posa ses yeux clairs sur nos mines désolées. -Qui a renversé le bocal ? D’un coup d’œil je regardai mes frères qui baissaient la tête d’un air contrit. Nous connaissions tous le nom du coupable et, tous, nous étions bien décidés à ne pas le donner. Ce code d’honneur que nous respections depuis notre plus jeune âge ne serait jamais entaché par notre trahison. Tante Babette allait et venait devant nous de son pas majestueux. Sa robe soyeuse chatoyait dans la pénombre rayée de... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:08 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
25 octobre 2007

32. La course (Fabeli)

Mauvaise surprise, le quai du métro est noir de monde ! Jean s’affole. -C’était pas une bonne idée, Marc, je l’avais bien dit… Pour couper court à ses jérémiades, je le fusille du regard Ce n’est pas en jacassant que le colis sera livré à l’heure. A grands coups d’épaules et de « pardon » énergiques nous infiltrons la foule. Dans mon sillage, Jean reprend sa litanie. -Un taxi, on aurait dû… Un regard noir et il ferme son clapet. Déjà, nous avons perdu un temps précieux à l’appartement. Les renseignements de Léa étaient... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:55 - - Commentaires [9] - Permalien [#]