Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

29 avril 2007

A bout de souffle (Marie-Aude)

Ma voiture n'a pas démarré ce matin.  Ce sont des choses qui arrivent, n'est-ce pas ? De ces choses sans grande importance dans la vie ordinaire, des choses auxquelles on ne prête pas d'attention, ou alors si peu. Un appel au garagiste, un petit chèque, quelques minutes de retard. Aucune trace dans la mémoire profonde. Simple aléa de la vie. Mais que la machine se mette à renâcler un jour, inoubliable et angoissant, où votre existence dépend de sa vitesse de démarrage, ça c'est une toute autre affaire !  Pour que vous... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:30 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

01 février 2007

Trop chaud (Marie-Aude)

Je suis restée une heure environ dans la salle de bains. Les néons me renvoyaient l'image d'une fille entre deux âges, ni belle ni moche, trop maquillée sans doute, trop souriante aussi. Aguicheuse, excitante, un rien provocante dans son jean trop moulant. « Un cul de princesse » dit toujours le vieux Jo qui sait de quoi il parle. Il fait chaud ce soir, une torpeur moite engourdit la ville. De la fenêtre de la minuscule chambre où Jo m'enferme entre deux clients, je regarde les garçons qui tchatchent dans la rue. Tous des tordus... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 17:36 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
19 novembre 2006

Les yeux fermés (Marie-Aude)

« Avancer lentement. Poser un pied devant l'autre. Sans dévier. Surtout ne pas dévier. Ne pas quitter cette mince bande d'asphalte grise qui se balance comme un pont de rondins suspendu entre deux rives. Oublier le monde des bien portants. Pénétrer dans celui de la douleur, de la peur et des sanglots contenus, celui de la maladie qui n'a pas de nom, de l'angoisse qui tord le ventre et déchire les pages blanches du futur. Avancer toujours. A petits pas comptés. Si je parviens à traverser la place sans dévier de ma route, si je... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
05 novembre 2006

La petite sirène (Marie-Aude).

Elle pleure, la petite sirène. Elle pleure et plonge son regard noir dans les eaux sombres qui enserrent son rocher de solitude. Son prince charmant s'en est allé. Et chaque soir, lorsque le jour décline et qu'à l'horizon enfin scintillent les étoiles d'espérance, elle penche son visage triste vers la mer et cherche le reflet tant aimé. Mais elle a beau scruter les flots et tendre à l'infini son cou gracile et pâle,  lancer au vent du Nord la flamme de ses cheveux roux, tel l'étendard vibrant de son amour égaré, l'onde reste... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
20 octobre 2006

Vers ailleurs. (Marie-Aude)

Seuls sur ce quai de gare en pays étranger, nous poursuivons l'errance. Dans ta robe d'exil tu es encore plus belle. Et nos enfants, ma force et notre vigilance. Tu es là, près de moi, ta vie contre la mienne. Nos bagages sont vides, mais tu es ma richesse. Avec toi les taudis deviennent des palais, les murs lépreux des ruines se couvrent de nos rêves. J'ai marché jusqu'à toi, cherchant où te trouver. J'ai espéré ta peau, les rondeurs de ta chair.. Et je t'ai rencontrée, immobile et gracieuse, fragile entre les fleurs, mon amour... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 18:31 - - Commentaires [20] - Permalien [#]