Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

25 janvier 2008

02. Amour fou (Matarjeu)

« Mes bien chers frères, en ce jour où nous sommes tous réunis… »Ça promet d’être long, mais long… et j’ai toujours rien… Pourtant elle avait promis de m’appeler… Aucun message ce matin… Je lui en ai déjà laissé deux. Non, trois avec celui à 6 heures du mat, juste avant mon jogging. Pauvre petite mignonne, elle devait être crevée après sa séance de photos d’hier, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour une promo… j’en sais quelque chose ! Elle fait la grasse matinée, c’est ça. Ah ! Il vibre ! Sortons-le discrètement de ma poche…... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 09:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

19 janvier 2008

35. Un dur métier. (matarjeu)

J’ai bien fait le tour de la question. C’est celle-là la meilleure. Le dirlo de la collection va encore me dire : Pas assez glauque. Va falloir le convaincre. Si je l’écoutais, tous ses polars auraient des couv sombres avec des cadavres déchiquetés. Suis pas d’accord. Les gens qui traînent dans les travées à la Fnac, je les observe, ils aiment bien une couv qui met un rayon de soleil dans leur journée. Même pour un polar. Leur surprise est d’autant plus grande. Comme d’hab, j’ai lu des bouts pour me faire une idée.... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:39 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
14 décembre 2007

ASSIMIL Troisième leçon. (matarjeu)

Monologue intérieur dans la cabine d’essayage. 1- Slim ou pat' d’eph ? Ça me prend la tête.Français : Pantalon moulant ou pantalon large ? Ce choix nécessaire me cause de l’embarras. 2- Quelque part, le slim est sympa.Français : D’un certain point de vue, le pantalon moulant est très beau. 3- Oui mais non, le pat' d’eph, lui, il est trop.Français : J’hésite, car le pantalon large est aussi très beau. 4- Ça me fait souci, les deux sont trop sympa.Français : Je n’arrive pas à choisir, les deux pantalons sont... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
07 décembre 2007

28. Je me vengerai (Matarjeu)

A la  filiforme maigrichonne ex-vingt tonnes. Je te croyais ma copine. On allait dans les bistrots, vive les steaks-frites, on allait dans les pâtisseries, vive les tartes pleines de crème, vive les mokas avec le glaçage en chocolat. En avril dernier Marc, ce mec planant, est arrivé dans notre service. J’en ai rêvé. T’as pensé te le faire. T’as fait mine de rien. T’as fait ton écolo, régime haricot vert pomme lait écrémé. T’as dit : J’essaie à peine trois mois. On a appris, à l’étage, ton projet de perdre vite, très vite... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 17:10 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
18 novembre 2007

10_Filature (Matarjeu)

Je n’ai pas mis les bonnes chaussures ce matin. Le chef aurait pu me prévenir que ça risquait de durer. Yen a, ça me fait tellement cavaler que j’ai pas le temps de casser la croûte. Celle-ci, par exemple. Je me trompe rarement. Une fille dans les trente ans, pas mal roulée, enfin pour ce que j’en vois, parce que avec leur manie maintenant de porter des bottes, impossible de savoir si les jambes, c’est des poteaux ou des super gambettes qu’on aurait envie de caresser… Des bottes rouges, qu’elle a. Encore une qui n’a rien à foutre que... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 08:30 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
09 novembre 2007

Des sablés inoubliables. (matarjeu)

Tante Babette prit une profonde inspiration : - Allons, ne te mets pas dans cet état-là. Tu es jeune, ça arrive de commettre un faux pas. Tu t’es fait prendre, tu t’es fait gronder, mais tu as rendu la plaquette de chocolat et le commerçant ne dira rien à tes parents. Il en voit bien d’autres, des vols. Moi-même, dans ma jeunesse… - Toi, Tantine ! - Eh oui, moi aussi, j’ai commis quelques petits larcins… Je me souviens, j’avais douze, peut-être treize ans… ton âge à peu près. Chaque jour en sortant de l’école je passais... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 18:13 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

22 octobre 2007

18. De jolis projets. (matarjeu)

Mauvaise surprise, le quai du métro est noir de monde ! Quelle idée les organisateurs du concours ont-ils eue de choisir un samedi après-midi pour le dépôt des maquettes ! Le projet de vitrail que j’ai réalisé est un pur chef d’œuvre. Tout à l’heure, lorsque je le sortirai de son emballage de papier bulle, nul doute que le jury ne soit ébloui par le graphisme et les tons chatoyants mûrement choisis. Je vais remporter ce prix qui m’ouvrira toutes les portes. J’imagine déjà la réception à l’Hôtel de Ville, la ... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 10:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
06 octobre 2007

Hésitation. (matarjeu)

Il allait la vendre, cette maison. Trop de travaux à envisager, l’électricité à refaire, la chaudière à remplacer, plusieurs parquets pourris… La vendre pour le terrain, car le bâtiment… l’acquéreur s’empresserait de le démolir. Un terrain en pente, en plus, qui en voudrait ? Qu’importe, il n’avait pas vraiment besoin de cet argent. Il se dirigea vers le petit escalier qui descendait dans la cour pavée à l’abandon où l’herbe gagnait peu à peu du terrain. Le soir tombait, et dans l’obscurité il crut voir une ombre tapie contre la... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:30 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
23 septembre 2007

La goutte qui fait déborder… (Matarjeu)

Je lui ai dit de se taire. Je ne le croyais pas. Il y en avait déjà eu beaucoup, des mensonges suivis de repentirs émouvants et de promesses de ne plus recommencer. Cette fois-ci c’était une fois de trop. Nous allions nous séparer. Qu’il en trouve une autre. Une pauvre gourde comme je l’avais été, qui s’apitoierait sur lui, sur sa malchance dans la vie.Au début il disait : Pas grand-chose… J’acceptais, je suis tolérante. Ensuite il en a fallu plus, puis encore plus… J’ai essayé de refuser, mais il me suppliait : Je te jure, je vais... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 14:30 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
12 septembre 2007

Compte à rebours (matarjeu)

  L’horloge indique vingt-deux heures trente, mais elle est en avance. Qu’importe. C’est ma montre seule qui est réglée sur le minuteur. Il y a trop de bruit autour de moi et je ne peux entendre son tic-tac, mais j’ai déjà la main sur la poignée, sous ma veste. Là-haut, sous le toit du palais présidentiel, la fenêtre de gauche vient de s’ouvrir. C’est le signal convenu. Plus que trois minutes. Tout a été calculé. Bond 08 – c’est ainsi que nous appelons notre taupe – décide du départ du défilé, sait à quel moment précis... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 10:10 - - Commentaires [26] - Permalien [#]