Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

23 mai 2008

4. Bien mal acquis… (Mifa)

Je sors du garage avec une épouvantable migraine... et  c'est la cata : il pleut à verse ! déjà je sens que mes bras gonflent, toutes ces brindilles serrées par une ficelle rose bonbon – je vous jure ! – devaient mourir de soif… Aïe ! la ficelle commence à serrer, je sens que je boudine du gras du bras… Et sur mes reins… HELP ! le nœud commence à se défaire… Pouvait pas faire un double nœud, NON ??? C'est pas du travail !!! Ni fait ni à faire, comme on dit… Ben… v'là que je me déshabille sous l'orage… Mes jambes… on dirait un jeu... [Lire la suite]
Posté par Vertumne à 15:14 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

16 mai 2008

Ce matin... (Mifa)

ce matinpour la première fois depuis longtemps,depuis jamais,sous le ciel qui ne pèse plus comme un couvercleelle  ouvre une portetouche du regard cet arbre qui rumine au bout du jardinlève la tête vers les feuilles pleureusesgravier mouillés'étonne de l'unique papillon, deux pétales marbrés, posé surcette tige du lilas d'Espagneque le vent pousse comme une balançoirece matinpour la première fois depuis longtemps,depuis jamais,la terre n'est plus charbon ardentelle pose un, deux pieds dans l'alléele merle dit... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
30 mars 2008

13. Maudite retraite (Mifa)

(Courrier des Lecteurs : comment vivez-vous votre retraite ?) C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatiguée.Je me traîne de mon lit à l'ordinateur, de l'ordinateur au lit, avec quelques pauses devant la télé qui a tendance à m'énerver alors que, lorsque je travaillais, je m'affalais avec de grands soupirs d'aise devant le feuilleton le plus débile du programme. Ah ! Comme je m'y sentais bien, en manque de sommeil, morte de fatigue et en proie à des douleurs articulaires lancinantes…Maintenant... [Lire la suite]
Posté par Vertumne à 15:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
14 mars 2008

20. Variations (Mifa)

    Elle est belle, ô mortels, comme un rêve de plastique, symphonie sans musique, plan fixe, pause. Elle pose dans la vitrine suspendue au soleil de néon sans crème de bronzage, jamais n'avance un mot plus haut que l'autre et même un peu plus bas que les passants qui passent, longeant son reposoir sans pensée ni soupir. Son invisible cœur, bat-il ? Neige et cygne hantent-ils sa blancheur ? Répugne-t-elle au mouvement qui déplace les lignes, pleure-t-elle au coucher du néon ou  rit-elle au plaisir de sa nuit solitaire... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 15:58 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
23 février 2008

8. Secret (Mifa)

(A mi-voix) Il n'en a parlé à personneAvec ses dix-huit ans, personne ne l'aurait cruDans le quartierBonjour-bonsoirC'est le gamin aux Janvier, vous savez, la bijouterie sur la placeIl n'en a parlé à personneIl est rentré, il a fait la bise, il a mangéA table il a souriEt tiré la langue à Dora, la petite sœurQui avait du vermicelle dans les cheveuxQuand il est monté se coucherIl n'en a rien dit à personneIl a fait la bise, c'est toutEt réparé vite fait la consoleDu petit frère qui trépignaitIl s'est couchéTout frais il sentait le... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
07 février 2008

2. J'ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac" (Mifa)

"J'ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac". Un chroniqueur avait un jour écrit que la première phrase d'un roman comportait le plus souvent une référence au lieu ou au temps. J'ai alors plongé dans ma bibliothèque pour vérifier la chose, et refais ici le même exercice : Histoire du Siège de Lisbonne, de José SaramagoLe correcteur dit, Oui, ce signe s'appelle un deleatur, nous l'employons quand nous devons supprimer et effacer, le terme s'explique de lui-même et s'applique autant à des lettres... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 23:48 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
25 janvier 2008

03. Egalité (Mifa)

Mes bien chers frères, et vous mes bien chères sœurs absentes de l'image, comme toujours, sauf à vous revêtir seulement d'un parfum bien connu…Comment se fait-il, lorsqu'il faut cinq hommes, dans une salle d'opération, pour soulever un grand gaillard bardé de plâtre jusque sous les épaules, qu'on n'alloue ensuite que deux mirguettes pour en faire autant à la toilette quotidienne ?Comment se fait-il que le Pape soit toujours un homme et jamais une femme ?Comment se fait-il qu'il faille imposer des quotas pour "l'égalité des... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 14:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
21 janvier 2008

41. Tir (Mifa)

J'ai bien fait le tour de la question. On a tiré le volet sur la vitre casséeEt la grêle a frappé. On a tiré l'échelle sur le bonheur casséEt le spleen a frappé. On a tiré la porte sur nos amours casséesEt le silence a frappé. J'ai bien fait le tour de la questionEt puis je l'ai tué.
Posté par Coumarine à 09:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
15 décembre 2007

Tout à fait, Thierry ! (Mifa)

"D'un côté … Oui mais non ! Et de l'autre… Y a pas photo. C'est cela, je crois… Effectivement, d'un côté… Mais de l'autre ?… que du bonheur. J'ai envie de dire, effectivement…y a pas photo. Quelque part, tu vois, c'est que du bonheur…D'un côté…Oui mais non…" ….. La famille Buridan a le regret de vous faire part de décès de son âne, Thierry, des suites d'une longue méditation entre le seau à eau et la mangeoire à foin.
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]