Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

24 septembre 2007

A une minute près (Myriel)

Je lui ai dit de se taire, je le lui ai dit et répété des centaines de fois. Et comme d’habitude, il a fallut qu’elle l’ouvre… ho pour une fois c’est sûr, ce n’était pas pour ne rien dire, ce n’était pas ces paroles creuses pleine de vent qu’elle me déverse toujours dans l’oreille. Ho non ! Ce coup ci c’est grave... Mais franchement ça aurait pu attendre, une minute de plus ou de moins pour m’annoncer qu’elle me quitte n’aurait rien changé…Mais non il a fallut qu’elle me le dise maintenant, justement au moment où le calme et le... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 14:30 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

10 septembre 2007

Triste guet (Myriel)

  L’horloge indique vingt deux heures trente mais elle est en avance, et maman en retard comme d’habitude.   Depuis que papa est parti, il a fallut qu’elle accepte ce travail pour nous faire vivre comme elle dit. Il est loin son travail, et elle finit souvent tard. Mamie vient me garder après l’école, elle m’aide dans mes devoirs, on mange ensemble et elle me lit une histoire dans mon lit, mais ce n’est pas comme maman.   Alors, tous les soirs, je fais mine de m’endormir et quand mamie est couchée, je me... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:08 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
21 juillet 2007

De la vie d’un trottoir (Myriel)

La surprise est de taille, de taille 36 je dirais. Moi qui en ce dimanche matin ne suis martelé que par des chaussures de sport aussi ternes et insipides qu’un blanc de sèche, voila qu’un bout de pied mignon vient m’effleurer le bout du nez… heu du pavé. Mais qui peut elle être cette belle inconnue ? Est-ce une dame de petite vertu en quête de l’amant d’une heure ? Hum.. Si tôt le matin… étrange. Est-ce plutôt une dame austère se rendant à la messe ? Hum.. non plus. Elles ne portent pas de si aguichantes chaussures pour se rendre à... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:55 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
12 octobre 2006

Ivresse (Myriel)

Au matin, le verre était vide.Et envolée l’ivresse volée à cette nuit désenchantée, ce temps ou j’ai tendu la main vers l‘espoir, effleurée du bout des doigts ses plumes soyeuses. Il s’est enfui, parti à tire d’aile vers l’immensité bleue.Je lui tourne le dos. Je suis en route vers l’amer. La mer tue me disait ma mère, l’amer aussi d’ailleurs. Plus sûrement si ce n’est plus rapidement.Le désespoir noyé dans un océan de rancœur me fera sombrer aussi facilement que la dune sableuse attaquée par les flots. Tomber dans la sombre... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
03 octobre 2006

Contredanse pour contrebasse (Myriel)

Je ne l’aime pas mais tant pis. De toute façon, qu’y puis-je ? Il m’a choisi, sans me demander mon avis. Il m’a obligé à le suivre dans cet endroit répugnant où il joue sa symphonie siphonnée, martelant mes cordes, ne leur laissant aucun répit. Il a eu beau mettre son beau costume noir, il ne sera jamais Ray Brown. Ha lui je l’aimais ! Il pinçait mes cordes avec délicatesse, il me faisait vibrer en finesse. Pour lui, je donnais le meilleur de moi-même. Le pizzicato sous ses doigts devenait magique, et lorsque Ella se... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 16:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
18 septembre 2006

Ode parfumée (Myriel)

Elle, Parfum envoûtant et voluptueux, Aux saveurs orientales Le jasmin, la rose Et la sensualité de l’ambre. Lui, Tout en fraîcheur, Et odeurs marines, Un parfum iodé Rappelant la fureur des tempêtes. Eux Par petites touches délicates, Les senteurs se frôlent, Se recherchent. Elles se goûtent Du bout des lèvres, Du bout du nez. Elles s’enhardissent, Se déroulent, S’enroulent L’une autour de l’autre. Liane de senteurs Bouquet de parfums. Elles se... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

30 août 2006

Absence(Myriel)

Boum j’suis mort. J’suis tombé là, à coté de toi en te tenant la main. En fait on est mort tout les deux et comme ça on part pour le Paradis ensemble. Et on restera toujours ensemble ! J’sais bien qu’c’est pour de faux, que je fais comme si. Mais un jour je mourrirai et j’irai te rejoindre mon papa. C’est toi qui m’as appris à faire des bonhommes dans le sable, c’est toi qui m’as dit que le rêve était permis. Alors, je veux rêver un peu qu’on est là tout les deux, et que maman elle est plus triste. Juste un peu, pas trop... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 20:43 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
17 juillet 2006

5eme dimension (Myriel)

Apres quelques minutes de marche, il s’arrêta. Indifférent a tout ce qui l’entourait, il fit un tour sur lui-même, refaisant mentalement le  chemin qui menait à sa propre folie. Son regard tomba sur ses traces de pas, qui à cet endroit précis rejoignaient ses empreintes laissées la veille. Il fut repris par cette sensation étrange d’être épié, manipulé, poursuivi par lui-même, à la fois chasseur et gibier dans une aberrante histoire sans queue ni tête. Il leva les yeux au ciel et, comme la veille et les jours... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:44 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
01 juillet 2006

Le réparateur (Myriel)

« L’unique ascenseur de l’immeuble est momentanément hors d’usage… Momentanément, ça fait quand même trois mois que ça dure. Mais au moins ça mets d’l’animation, on s’croise dans les escaliers, on discute sur les paliers. Avant, dans l’ascenseur, tout le monde se r’gardait en chien de faïence, la main sur son sac ou sur son portefeuille, comme si on allait s’faire détrousser. Un bonjour a peine murmuré, un au revoir inaudible… Personne ne connaissait personne, et on ne voulait surtout pas s’connaître. La peur, j’vous dis, la... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 13:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
21 juin 2006

Sultane d’un soir (Myriel)

Captive parmi d’autres, je fut vendue au sultan de Rabat. Enfermée dans son harem, j’errais comme une âme en peine, ne voyant qu’a travers un brouillard la magnificence des pièces emplies de coussins et de tapis aux couleurs chaudes. Il n’y avait que dans les jardins que je retrouvais un peu de mon pays. La nostalgie me serrait le cœur, et la beauté harmonieuse des plantes et bassins était troublée par mes larmes. J’étais rebelle a mon nouvel état, perdue au milieu de toutes ces femmes caquetantes et médisantes. Puisque m’enfuir était... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]