Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

18 février 2006

Quelle est ma place? (Coquelicot)

T'en souvient-il? Ecoute, c'était du temps où le temps n'existait pas encore… La Terre, à peine en gestation, se pose déjà la question… "Mais où donc sera ma place dans la céleste valse des planètes?" Elle a bien quelques idées. Avant même que d'être, elle dresse des plans sur la comète, elle peaufine ses envies, formule ses souhaits, rêve ses attirances et soupire ses attractions… Pour la puissance de Jupiter et la proximité de Mars, elle voudrait les choisir pour parents. Mais eux, ne l'entendent pas ainsi. Ils ne... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 21:55 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

17 février 2006

Il y a longtemps (Alainx)

Il y a longtemps que je vis comme cela à son crochet.Ce n'est point sans interrogation mais c'est ainsi.Il n'est pas envisageable que je change.La question ne se pose même pas. J'étais en chute libre lorsque c'est arrivé.J'étais tombé de haut en apprenant la nouvelle.Je me disais que la chute serait longue.Il n'y avait autour de moi que des bulles d'individualisme,des ronds d'indifférence. Et puis il est arrivé,juste à point,à point d'exclamation,étonné que je tombe ainsi. Je me suis accroché à luicomme un noyé de... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:57 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
17 février 2006

Elle se demande (Elorah)

Elle se demande où elle est encore tombée… Hier dans l’esprit agité d’un homme que la peur empêche d’avancer. Oui mais aujourd’hui ? Elle n’a que l’embarras du choix, mais l’attente la soulage un peu de la recherche tyrannique de sa Réponse. Un peu paresseuse celle-ci d’ailleurs, elle ne se déplace pas à chaque fois et il faut alors trouver un autre moyen de s’échapper. Comme par exemple quand une autre Question vient à passer par là et accepte de la remplacer, (elle aura peut-être plus de chance elle…) ou lorsqu’elle est... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]
17 février 2006

Questions (Myriel)

Ho toi l'homme emporté par le vent, Penses tu savoir  ce que l'on ressent A vivre a cours de sentiments, A mourir seul au milieu de tous ces gens ? Ho toi que le vent emporte, Sais tu vraiment ce qui importe Voir se refermer toutes ses portes, Et ne vivre que comme une nature morte ? Ho toi qui au loin s'eloigne, Que sais tu du coeur écrasé par une poigne Avant que vie et mort ne se rejoignent, Te laissant pantelant, brisé par l'empoigne ? La question ne se pose pas. De réponse il n'y en a pas, Ou alors elle serait implacable.... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 16:19 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
17 février 2006

Parce qu'une colombe a roucoulé (Lorraine)

Tu t’agrippes à l’interrogation du monde.  Où allez-vous, toi et ton petit chapeau melon de bonhomme ? Tu tournicotes, tu t’accroches, tu t’envoles.  Le vent souffle, ferme bien le col de ton grand manteau d’hiver, ta route est longue.  Je te vois, apeuré et pourtant ineffablement heureux. Tu ne t’attendais pas à ce voyage improvisé par-dessus les maisons. Un coup de spleen t’a happé comme tu regardais la lune .  Tu te demandais pourquoi, où, comment, toutes ces questions inutiles et tellement ennuyeuses,... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 12:12 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
16 février 2006

La grosse trompette à Dudule (François)

Dudule avait une grosse trompette. Il en jouait.Il en jouait tout le temps -de janvril à décobre- de tout temps tout en vaquant à ses occupations –il en avait peu, par choix- et même, parfois, en vaquant à celles des autres –c’est fou comme, à eux tous, ils en avaient plus que lui.Il en jouait partout : dans la rue, dans les bois, dans les champs, au creux de son lit même, là où c’est tendre et chaud. A ses débuts, quand ça durait trop, ça faisait chier les voisins du partout : les passants, gris gras, pas pressé mais oreille... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:15 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

16 février 2006

Il pleut (Zack Braff)

Il pleut ... une pluie de grosses gouttes qui font du bruit quand elles s'écrasent sur le sol... Il pleut, mais je reste là, debout, les cheveux mouillés mais le coeur plus sec que jamais.. Elle est là, majestueuse, debout sous le préau.. Je ne vous la décrirai pas, ce n'est pas la peine .. je suis trop égoïste pour cela... Imaginez que c'est un rêve qui se matérialise, laissant derriere lui de la poussière rouge, comme suspendu par le temps.. je ferme les yeux et j'ai l'impression d'entendre les arbres libérer leurs feuilles dans un... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:04 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
16 février 2006

Tempête sous un crâne… (Alauda)

Quelques instants après sa venue au monde,  l'enfant dort paisiblement dans son berceau, le sourire légèrement marqué par le doigt de l'ange. Le doigt du secret partagé pour quelques minutes encore avant l'oubli et le début de la quête… C'est à ce moment précis que la Question vient tournoyer autour du sommeil des nouveaux-nés qu'elle a choisis. Elle guette son instant. Elle sait qu'à la seconde même où l'ange cessera sa pression  sur la lèvre de l'enfant, celui-ci entrouvrira un œil étonné sur le monde... ... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 16:58 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
16 février 2006

Question...(Bill Boquet)

Elle se pose ou s'impose ?pas sûr qu'il faille chercher un sens,mais certain qu'on ne puisse l'éviter. A chacun sa doseA chacun sa souffrance Les entrefilets de cette vie de questions,nous perdent chaque jour un peu plus. Curieuse, dangereuse et inéluctable nature humainequi s'interroge de l'évidencealors que le monde n'en a cure
Posté par Coumarine à 13:25 - Commentaires [3] - Permalien [#]
16 février 2006

Plus de point sur les « i » (Elvire)

Ils vivent cette nuit sans conduire leur barque, embarqués au fil de l’eau par des élans qui les submergent..Ils ne dirigent plus rien ce soir, les courants les emportent, rageurs …Il ne reste rien de ce qui fut le jour, la question ne les affleure qu’à peine, balayée par l’élan qui les emporte.Ils courent dans la rue, le visage au vent, les manteaux serrés sur cette nuit d’hiverIls sont les amants à venir, se serrent sous les porches pour affoler la pluieIls enferment le temps dans une chambre d’hôtel , seuls, comme tous … La... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 13:20 - - Commentaires [5] - Permalien [#]