Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

12 mai 2008

J'ai attrapé mon ombre (Claudie)

Ce matin pour la première fois depuis longtemps, je n’ai plus peur, j’ai réussi à capturer mon ombre.Il m’a fallut du temps pour l’attraper, coriace la garce. Elle me suivait partout, je ne pouvais faire un pas sans qu’elle soit derrière moi.Mon ombre me surveillait. Qui  me faisait surveiller ?J’ai remarqué qu’elle n’aimait pas sortir les jours sans soleil ou de pluie. L’ombre n’aime pas le froid et la grisaille. Je n’allais pas me priver de mes ballades sous le soleil, et du plaisir de me reposer à... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 mai 2008

De la part des Causeuses...

Je vous mets ici le commentaire que MTh P a écrit sur mon blog hier...Il est important et risque sinon de passer inaperçu... J'en profite pour remercier tes créateurs de Paroles Plurielles, j'aurais besoin des adresses postales, mails et sites de ceux qui souhaitent faire partie de l'expo 2008 des Vendanges d'Art Postal et Poétique chez Les Causeuses. Ils peuvent faire ce nouveaux envois jusqu'en Octobre et venir nous rejoindre pour la Fête d'octobre s'ils sont dans les parages ou ont envie de venir jusqu'ici.Voilà qui est... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 mai 2008

Le Roi est mort (Claire)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps,  je me suis senti fou. Fou de liberté, fou de joie, fou de tout. J'ai quitté mon chapeau à grelots, je me suis redressé. J'ai regardé mon ombre et pour la première fois depuis longtemps, je me suis donné le droit d'être droit, le droit d'être moi et non plus le fou du Roi. x Le Roi est mort, vive Moi.
Posté par patitouille à 17:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
11 mai 2008

Chanson douce… (Antigone)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis surprise à chanter, tu sais cet air que tu fredonnais lorsque j’étais petite, celui qui donnait envie de tourner sur soi, très vite, et puis de tomber, essoufflée, les jambes en l’air, dans les coussins du sofa.Ce matin, pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai pensé à toi.Les rideaux ont pris tout à coup une teinte plus grise.Les ombres des bibelots se sont arrangées pour se faire plus discrètes, plus pâles.Peine perdue. Tu étais là au milieu du salon,... [Lire la suite]
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11 mai 2008

Un matin pas comme les autres (Pandora)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps je me suis rendu à mon travail en sifflotant, pas un air d’opéra, non, je n’y connais rien mais un air entendu dans une publicité. Le soleil brillait comme jamais dans le ciel, au diapason de mon humeur enjouée. J’étais en retard de plus de deux heures, grasse matinée oblige, mais je m’en moquais. J’avais revêtu une dernière fois mon uniforme dans lequel je transpirais abondamment mais cela m’était complètement égal. Rien n’avait plus d’importance, rien n’était plus grave. Mon... [Lire la suite]
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10 mai 2008

Ombres (Mimik)

Ce matin pour la première fois depuis longtemps, le soleil s’est invité dans mon cœur. Depuis ma fenêtre, j’ai vu sur le mur d’en face des ombres qui n’étaient pas inquiétantes; elles me paraissaient même attirantes dans leur farandole comme de joyeux fantômes faisant tournoyer leurs boulets; ces ombres me faisaient signe, et j’ai senti leur invitation à me joindre à elles, à balancer moi aussi mes chaînes et boulets...  - Ne lâche pas ton lest, me dit une voix grinçante, ça te donne un poids et une épaisseur... [Lire la suite]
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10 mai 2008

Le bruit ( Kloelle)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai réussi à pleurer. L’infâme a retenu mes larmes jusqu’ici. Une forme d’inertie froide. D’ailleurs, mon corps transpire cette humeur languide depuis des semaines. Depuis le jour où c’est arrivé. Mais il me refuse les larmes. Il y a cette voix qui résonne dans ma tête et qui me crie : Les larmes c’est pour les douleurs nobles !Elle n’est peut être pas noble ma douleur mais elle me déchire jusqu’à des territoires de mon corps dont j’ignorais l’existence, elle me déforme, creuse des... [Lire la suite]
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10 mai 2008

Lever le masque (Flâneuse)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, mue par une saine colère, une envie d’être et de dire, elle balaiera ces compromis qui s’imposent afin d’exister un peu. Elle ira dénoncer enfin son caractère. Elle parlera sans élever la voix certes, au mépris cependant de sa retenue coutumière. Ils sauront ainsi de quel bois ardent elle se chauffe intimement, quelle volonté l’habite en réalité, malgré les fallacieuses apparences. Car, de nature peu ambitieuse, elle ne s’avère pourtant pas cette personne veule que certains... [Lire la suite]
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09 mai 2008

Lumbago (Godnat)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j'ai senti que la douleur avait reculé. J'avais dormi enfin sans gémir aux moindres mouvements, incontrôlables dans la nuit, je n'avais pas reçu les coups du fouet électrique qui fouaillait mes reins, décharge après décharge en vagues intolérables, je ne ressentais pas les élancements lancinants qui montaient hier encore jusqu'aux épaules. Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis dressée, droite ! Je n'aurai pas à me harnacher de cette large et trop chaude... [Lire la suite]
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09 mai 2008

Matin (Noisette)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je m'éveille sans douleur, sans crispation, sans angoisse. Je ne suis plus ce corps fardeau. Je flotte. Dépouillée. Libre. Entière dans une béatitude divine. Enfin Moi. Une douce lumière d'amour me caresse et m'enveloppe. Je la ressens sans la sentir. Je la pressens sans la voir. Les odeurs se font souvenirs. Les sons s'estompent. Je suis bulle de savon qui s'envole par la fenêtre ouverte. Eux, s'amusant à faire voler leurs cartables, passent en courant le long du grand mur. ... [Lire la suite]
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