Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

25 mai 2007

Un jour, encore (Brigetoun)

Le samedi c’est plus tranquille, il y a moins de monde, et personne ne passe le nez par le trou de la clôture pour nous voir. Enfin, c’est pas que ce soit fréquent. Non, c’est plutôt les "aides" qui ne déboulent pas.Mais le samedi Raoul et Leïla sont sur le marché, pour les manutentions – Pablo est parti jouer devant les cafés de la rade – et Mauricette et Carmen pour lire dans les mains sur l’esplanade du Casino. Qu’est-ce que je vais faire de vous, les niots ?- Julien ne mets pas ta main dans la bouche. Ecoutez mes doux,... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 14:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

25 mai 2007

Drame familial aux Mureaux (Pluto)

"Maman ne devait pas rentrer, mais la boîte où elle faisait les ménages était en grève. Lui, comme d'habitude, était saoul. Mon petit frère et ma petite soeur dormaient au fond de la caravane, j'étais partie chercher le pain. En arrivant, j'ai vu deux ombres. Se projeter sur le mur en zinc. Je ne les ai pas reconnues de suite : c'était papa et maman. Ils se battaient, elle l'avait agrippé au col de son paletot. Lui, il avait une bouteille à la main, qu'il avait cassée pour s'en servir comme une arme. J'avais peur, j'ai voulu les... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 08:35 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
25 mai 2007

Dignité (Plasoc)

Le samedi c’est plus tranquilleil y a moins de monde triste :Certains sont partis à la villedévaliser quelques touristes,d'autres se tapent la mancheusant leurs doigts sur des guitaresou faisant résonner des anchesdevant la terrasse des bars. Au camp je m’occupe des gossesde la lessive, des parents,trois jours par semaine je bossepour moins de quatre cent francs.Juste assez pour pas succomberet payer le propriétaire,depuis que mon homme est tombéque les enfants n’ont plus de père. Derrière la palissadej'entends vos... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 08:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
24 mai 2007

coup de crayon non littéraire mais...

parce que l'initiative d'Arthur Hidden est génialeparce que si écrire est importantil y a d'autres façons d'exprimer ce que nous avons dans le coeur cadeau... une fois la fenêtre ouverte, je vous conseille d'accélérer la vitessed'exécution, pour un effet plus marqué... J'ai trouvé ce cadeau de Pati dans ma bal ce matin...Merci Pati
Posté par patitouille à 19:17 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
23 mai 2007

Consigne 47

Voici un message que j'ai reçu il y a peu d'un participant régulier : Arthur Hidden: Ce que j'apprécie par-dessus tout dans ce qui se passe dans PP c'est, au-travers tant des textes que des commentaires, la plongée dans l'humanité. C'est à mon avis l'essence de la littérature: parler de ce mystère qu'est l'humain.Le mouvement international ATD Quart Monde lance une déclaration intitulée Refuser la misère, un chemin vers la paix. Je te la joins et tu peux la signer si tu veux sur www.17oct.org . Cette déclaration doit être remise... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:30 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
23 mai 2007

Ti voglio tanto bene (Pivoine)

Il s'appelait comment déjà? Je ne me rappelle plus. Il était petit, brun de peau et noir de poil. Rien pour me plaire. Ou plutôt si, tout pour me plaire. Il était sensible, il était gai, il était triste, je me souviens juste de son prénom, il avait des boucles noires, une voix sympa, et on avait sympathisé. Pourquoi, comment, aucune idée. Ca se passait quelque part, en Italie, loin, très loin, au sud de Naples. A mi-chemin entre ma civilisation et la Grande Grèce. Nous campions sous les oliviers, la mer était glaciale, les nuits... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 12:26 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

23 mai 2007

Tchao Pantin (Ex Nihilo)

« Seule l'écriture me sauvera de la gueule de bois ! » Accoudée au comptoir du petit bar crasseux qui jetait son ombre noire sur les eaux du canal, elle semblait ravie de sa formule et lançait des oeillades appuyées au jeune homme à la pipe d'écume qui écrivait dans le coin le plus éloigné et le plus obscur de la salle, loin des joueurs de belote et des buveurs de bière. Il venait là tous les jours, le dos voûté malgré sa jeunesse, gardant sur lui son manteau de tristesse, ne regardant personne, ne parlant à personne. Il restait... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 10:26 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
21 mai 2007

le pantin (Pati)

Immobile devant la glace de ma salle de bains. Je détaille ma peau flasque, mes yeux tombants, mes jambes décharnées. Qu'il est terrible de vieillir ! Voir son corps se ratatiner un peu plus chaque jour, s'éloignant de plus en plus de ce que l'on pense toujours être. Jeune dedans, croulant dehors.Je ne suis qu'un vieux croûton qu'on ne servirait même pas en salade.Oh ! Je fais des efforts. Je m'arrange, redresse mes épaules, colle un sourire à ma face comme dirait l'autre... Le problème est que je ne trompe plus personne, même plus... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
20 mai 2007

Mercredi 16 mai (Une Coccinelle Virtuelle)

-53- Et voilà, c'est aujourd'hui.-53- Ca fait bien dix jours que j'y pense.-53- Ce matin, je me suis réveillé avec une sacrée gueule de bois... Putain, 53 ans, j'ai l'impression que je vais mettre 5 ans à m'en remettre! -53- Je me suis même coupé en me rasant, c'est dire si cette foutue journée commençait bien! -53- 10 h. On sonne. C'est le facteur. Un colis pour moi. Ma soeur m'offrait toujours des cadeaux improbables. Quelle idée lui était passée par la tête cette fois? Une marionnette? Je ne suis pas sûr de bien comprendre le... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 17:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
20 mai 2007

Mauvais délire (Cassandrali)

Mes années fac, années de toutes les tentations mais aussi, de toutes les galères. J’avais vite décroché, je me laissais vivre… Un soir, un peu éméché, je l’avais croisé. Assis sur son banc, il m’avait interpellé :- T’aurais pas une p’tite pièce pour moi, mon prince ?Fauché, j’avais raclé mes fonds de poche & trouvé quelques pièces.- Merci mon prince… Tu viens t’en j’ter une chez moi ?Je l’avais suivi et j'avais atterri dans une chambre de bonne. Elle était envahie d’étagères de livres, de piles de cahiers, de bouts de papiers... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 10:33 - - Commentaires [6] - Permalien [#]