Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

20 septembre 2007

Silence ! On picole (Plasoc)

Je lui ai dit de se taire, alors il s’est tu :Pas de discours quand les bouteilles sont sorties !Buvons ! Buvons-un coup ma serpette est partie !Et les manches ?…  les manches ? Où sont-ils ? Le sais-tu ? C’est nous ! … les dégourdis, les lourdauds, les obtus,les ravis de la fiole, les pauvres abrutis,ivrognes le matin et sans contrepartiefins saouls l’après-midi, tel est notre statut ! Ma flasque avalée je me sens portefaix,le tord-boyaux me fait tout le temps cet effet,alors sur le côté doucement je m’affaisse.... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 09:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

03 août 2007

Le nouvel amour de Don Juan (Toncrate)

« Ce que je venais de dire à la vieille marquise Guy de Ruy était l'exacte vérité. Il y avait trois jour à peine que je me trouvais dans ce wagon des chemins de fer d’Île-de-France, allant rendre une visite de courtoisie à mon ami, le Conte Ravila de Ravilès, lorsque le compartiment fut envahi par cinq jeunes femmes entreprenantes, enfroufroutées de mousseline blanche et de dentelles du Puy-en-Velay. Cinq magnifiques houris semblant sortir tout droit d’un conte des mille et une nuits qui ne cessaient de minauder en prenant place... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 10:23 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
19 juillet 2007

Rencontre inopinée (Toncrate, anciennement Plasoc)

La surprise est de taille à me déconcerter :Voyez-vous qu’en joggant dans les rues de Bruxellesje tombe par hasard sur "Paroles Plurielles ! "Coumarine, Pivoine, Sammy, Pat… Epatés !Que le monde est petit durant le long été,que ce soit toi ou moi, que ce soit il ou elle,sur les mille chemins qui vont à Compostelle,on se croise, on se suit, on est tous emportés !Qui danse en Avignon, qui se mouille en Bretagne,d’autres plus audacieux en pays de cocagne,aux îles Philippines ou même en Cochinchine !Nul ne sait être seul quand... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:10 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
07 juin 2007

Conjugaison (Plasoc)

Homme béni des dieux,  femme pleine de grâcevos corps en s’épousant forment l’arche d’alliance,vos doigts entremêlés engendrent la confiance,vos peaux superposées annihilent les races.Dieu ! Que la terre est belle, quand la terre s’embrasse !On y ressent l’amour, la paix, la bienveillance !Que le temps passe long et avec insouciance,quand les humains, de leurs rancœurs, se débarrassent !Le Sud d’avec le Nord ne peut se dissocier,le blanc ôté du noir ne saurait s’apprécier,nos enfants sont déjà de toutes les couleurs…Celui qui... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:41 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
25 mai 2007

Dignité (Plasoc)

Le samedi c’est plus tranquilleil y a moins de monde triste :Certains sont partis à la villedévaliser quelques touristes,d'autres se tapent la mancheusant leurs doigts sur des guitaresou faisant résonner des anchesdevant la terrasse des bars. Au camp je m’occupe des gossesde la lessive, des parents,trois jours par semaine je bossepour moins de quatre cent francs.Juste assez pour pas succomberet payer le propriétaire,depuis que mon homme est tombéque les enfants n’ont plus de père. Derrière la palissadej'entends vos... [Lire la suite]
Posté par _Sammy_ à 08:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
13 mai 2007

Le pantomimeur (Plasoc)

Tête de bois, corps de chiffon"maris honnêtes", 'si font font font…  J’sus pô d’bois mad’mazellej’sus pô Pinocchio ma tout’belle,y’a personn’ qui m’tire les ficellesj’sus pô lépreux tournant crécelleni l'vagabond traînant de l’ailej’sus pô ch’mineau, j’paye la gabelle,mon ch’val c’est pô une haridelle !  Vin’ donc  un d’ces quat’ à Brusselles  Si tu veux ben’ lâcher dix ballesJ’te guérirai les écrouelles,tu me trouv’ras plac’ du jeu d’balle… Nous aut’ les pantomimeurson n’peut pô... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 10:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

27 avril 2007

Murphy’s law (Plasoc)

Ma voiture n’a pas démarré ce matinle lait a débordé, le sucre était salé,ma tartine est tombée et le miel a coulé,dans le métro j’ai eu un demi-strapontin. Y-a des jours comme ça, confus et incertainsoù tout va à vau-l’eau, tout semble s’écrouler,on voudrait se démettre et se laisser alleron se traite d’idiot, de sot et de crétin. Le pompon ç’a été à la répétitionde la chorale des associationsoù je me substitue parfois à l’hélicon. Au milieu des copains et de leurs partitionsJ’attendais le refrain. Par manque... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:15 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
13 avril 2007

Terre en ciel (Plasoc)

Maintenant ça suffit ! Tout le monde est assis !Ça vaut aussi pour vous, là-haut, à la corbeille !Cessez de papoter, de bayer aux corneilles !Le maître est annoncé, il est là, le voici. Allons sur le gazon, c’est permis par ici,Restons cois, écoutons, jouons de nos oreilles La musique a toujours généré des merveillesHors de la cathédrale à cet endroit précis. Là, le pianiste envoie directement au cielDes notes de citron des arpèges de mielDes sons sucrés, salés, amers, âpres, acides ! Et chacun d’écouter, de trouver ça superbe,Les... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:23 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
30 mars 2007

L'autre ballade des pendus (Plasoc)

J’ai presque une heure d’avance au rendez-vous des pas perdus. Je viens gaspiller mes errances et m’acheter du pain perdu pour quelques sous, sur cette immense place des cent quarante pendus.Des gibets on ne voit pas l’ombre, ni des cordes ni des corps nus qui se balancent en trop grand nombre jusqu’au-delà de l’avenue. Je suis seul et bien entouré de râles morts qui ne se taisent, condamnés à toujours durer pour pérenniser le malaise. Mais voilà que l’heure est passée, je dois déposer mes souliers. 
Posté par _Sammy_ à 16:50 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
16 mars 2007

Fredaine (Plasoc)

Il faut que je vous dise: j'ai menti ! Vrai de vrai !J’ai trompé mes lecteurs, raconté des histoires,J’ai mystifié mes plus fidèles auditoiresQui buvaient à mes vers pour mieux s’y enivrer. Un jour, pour l’Opéra, je compose un livret :Une forêt, de l’eau, et le soir péremptoireJ’aligne mes idées sur ma vieille écritoireCoiffé d’un chapeau mou, vêtu d’une livrée. « Cette onde mystérieuse, ces bois inextricablesAbritent sûrement des trouées ineffablesOù viennent s’ébrouer les ploucs et les pécores ! » Connaissez-vous meilleur... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 18:21 - - Commentaires [11] - Permalien [#]