Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

28 mai 2008

18. « on peut pas vraiment dire qu'ça roule! » (rsylvie)

Je sors du garage avec une épouvantable migraine. Putain qu’j’ai mal. Faut dire que depuis 2 jours que j’essaie d’arrêter, j'ai du cambouis dans la tuyauterie. Par moment, c’est comme si j’avais plus d’moteur. J’ai le cœur qui s’arrête de battre.

Enfin non, mais son rythme est si lent que j’en perds le contrôle et sombre dans un état de léthargie, tel que j’m’effondre ! Là, par terre… Comme ces horribles poupées d’chiffon qu’on voit sur la photo, derrière le bureau du mécanicien en second.

J’suis qu'une loque, une paumée sous dépendance…Tout juste bonne à pleurer sur son sort… Incapable de vivre sans sa dose journalière. Une fille qu’a pas d’av’nir… famille j’vous déteste !
Putain que j’vais mal.
Le doc  m’avait pourtant dit, de pas m’inquiéter. Que j’aurai certainement des hauts et des bas, et puis quelques crises de bradycardie… Mais, m’avait pas parlé de diminutions cérébrales.
Nan… l’en avait pas parlé… ou bien, j’ai oublié !
…………..

Je sais plus... Mais, toujours est-il qu’hier au boulot, Pierre, le chef comptable, m’a rapporté le dossier pour la voiture de madame Framboisier, en me disant qu’il était bourré d’erreurs.
Il a eu d’la chance que je sois fatiguée, parc’que j’étais pas d’humeur à supporter son autosuffisance à celui-là ! Qu’est-c’que j’vais dev’nir s’il me dénonce au patron ?
Faut que j’me ressaisisse ! Réfléchir à la bonne conduite à tenir.
Comment il a dit le toubib ? Ah oui ! Vous faites comme d'habitude, mais au lieu du café vous prenez un verre d’eau !
J’aurais p’t’être dû lui avouer que c’était pas 2-3 tasses par jour, mais des cafetières que j’buvais !

Posté par Vertumne à 17:28 - Rsylvie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2008

69… consigne érotique ! (Rsylvie)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai ressenti comme un penchant tout particulier envers la feuille de mon "blog d’écriture". La pâleur de son teint, semblable à l’ivoire de cette perle que tu portes quelque fois au cou, m’a troublé les sens.
Moi d’habitude si pudique, j’aspire à cet instant de bonheur où, les mots savamment orchestrés, se marient entre eux pour former une harmonie que l’on appelle romance.
Je me surprends à rêver au stylo qui, d’un geste, d’un trait mal à droit, vient caresser la page blanche, pour l’inonder de bleu. Semblable à tes yeux, quand ils me disent encore.
J’espère la violence de l’idée qui se fait obsession. Comme d’un geste je retire cette armure, qui me ceint la taille.
J’envie la plume qui, méthodiquement, place les mots ça et là vers le texte. Comme moi, je pose les mains sur ton corps, quand il s’offre à moi.
J’aspire à cet instant magique, où l’on ne voit plus que la représentation artistique des phrases, qui se mêlent les unes aux autres. Pareille à notre image après l’amour,  endormis dans les bras l’un de l’autre.
Je désire cet instant de jouissance, où l’écrivain, comme un cheval fourbu après la bataille, s’effondre maculé de sueur, du devoir accompli.
-"Mon dieu, mais que cette consigne m’inspire" !

Posté par patitouille à 09:30 - Rsylvie - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2008

15. Vous qui êtes mon autre (Rsylvie)

En ce jour qui ce veut fêter mes 46 printemps, j'ai une pensée toute particulière vous, partis ensemble, cueillir  les fleurs du paradis bleu...
Trop gâtée pour comprendre le manque, je n'avais jamais pris le temps de vous exprimer mon attachement à

...Vous qui un matin d'automne, avez bravé le regard des autres en venant me prendre par la main, tout simplement, sans poser de question,  les bras chargés de tendresse.

Je voulais simplement dire combien j'ai de considération pour l'homme qui n'a jamais baissé les bras. Qui n'a pas craint de provoquer la colère divine en détournant les chemins de l'enfantement, en prenant les sentiers de travers, jusqu'à la rencontre avec la fillette oubliée.

A l'homme qui posait sa caisse à outils pour se faire tendresse auprès de la gamine qui, malicieusement échappée des jupons de sa mère, venait chercher l'aventure dans les billes de bois. Au charpentier aux mains calleuses qui mille fois répétait le geste d'un lacet défait, d'un bouton à remettre, d'une aiguille de sapin à retirer du gilet pour qu'elle ne blesse pas l'enfant abîmé par la vie.

A toi femme si fragile, pour qui le moindre retard de l'enfant même devenu grande, était une tragédie. Toi brisée par la guerre, qui ne savait lire en « blanche neige » que le triste épisode du chasseur. Tes yeux aveuglés par le malheur ne pouvaient voir la fin heureuse de l'histoire. Pourtant tu faisais ton maximum, bonne ménagère, travailleuse, maman attentionnée je ne manquais de rien.

…Vous éducateurs avant l'heure, qui m'avez toujours parlé de l'autre avec respect, les yeux plein de compassion. N'avez jamais porté la moindre critique,  M'avez enseigné le respect que mérite chacun, qui se doit à toute chose, à tout instant de la vie... qui êtes devenus mon port d'attache sans jamais chercher à me couper de mes racines.

Pour toutes ces délicates attentions, l'amour que vous m'avez offert jours après jours, et le soleil que vous avez mis dans mon cœur… merci

votre fille

Sylvie

Posté par _Sammy_ à 16:30 - Rsylvie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2008

4. "tralaLAlère..." (par rsylvie)

-« Il faut absolument que je pense à remonter ce maudit réveil si je ne veux pas rater l’heure de la photo de Coumarine".
Alors un pas en avant, trois pas en arrière, 2 pas sur le coté et 4 pas d’lautre coté.
C’est facile quand on est fille de mathématicien !
-"Holala, mais que m’arrive-t-il "?
c’est la descente dans le terrier du lapin.
Mais je ne veux pas demeurer là… vite trouver une sortie.
A gauche à droite ? pomme de rainette et pomme d’api, tapi tapis rouge.
Pomme de rainette et pomme d’api, tapi tapis gris.
J’écoute les conseils de la chenille, mais n’en fais qu’à ma tête et traverse le terrain de croquet de la reine. Un furtif coup d’œil en direction de la mare de larmes, et je perçois d’une oreille distraite, l’histoire de la Simili-Tortue. Quand le quadrille des homards entame une danse aux rythmes endiablés qui me tourne la tête.
-"Mais qui a dérobé les tartes" ?
Porc et poivre, cochon qui s’en dédit !
le lapin fait intervenir le petit Bill… qui s’empresse d’affirmer haut et fort devant le roi et la reine, tout de carton plastifiés, qu’une course au « caucus »et une longue histoire !
Que je suis étourdie, il m'est impossible de manquer ce rendez-vous,  mon pseudo-père Lewis Carroll est là pour veiller sur moi… et lui, ne me laissera pas de l’autre coté du miroir .
-"Fouettes coché, je suis attendue pour prendre un thé chez les fous" !
Ciel j’en ai oublié une ! ..... mais laquelle" ?

Posté par Coumarine à 09:30 - Rsylvie - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2008

3. "et charles attend" (rsylvie)

"C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué.
Pourtant le médecin m’avait laissé entendre que le changement de travail me serait salutaire !
Personne à qui se fier, tous des charlatans ! Tiens comme mes derniers patrons.
Charles par-ci…Charles par-là.
Charles sourit, poli Charles obéit.
et Charles attend l’ordre suivant…

J’ai travaillé toute ma vie, jamais failli à la tâche.
Enfant, j’écoutais bien sagement mes parents. L’instituteur m’effrayait, mais je ne bronchais pas. J’m’appliquais à ne pas renverser l’encrier.
Petit Charles, devenu grand a suivi ses frères à l’usine. Des heures, j’ai trimé derrière les métiers à tisser. J’en ai bouffé du lin, respiré des odeurs de teintures… jamais une plainte. Seule une toux rauque qui s’est fait plus oppressante, un poignard dans la poitrine de plus en plus acéré.
Le médecin du travail m’a dit que j’devais changer de métier. Trop physique !
Avec le directeur d’la grande usine, ils ont réfléchi… pas longtemps".
-« Vous verrez, vous serez bien. Nourri et logé, en échange vous ferez quelques menus travaux » !
-"Tu parles, m’ont pris à leur service… j’étais leur larbin, l’homme à tout faire !
Le service à table, le jardin , sans parler du ménage et du coup de main au linge.
Ha là, j’peux pas dire que c’était un calvaire. Non j’peux pas. Parc’que la Mariette, c’était mon rayon de soleil. Même si mes bras me faisaient défaut, quand fallait étendre les grandes nappes blanches ".

-"Mais toi p’tit gars, t’en es où d’la vie ?
Elle n’a pas l’air de t’avoir gâté !
Toi aussi t’es parti "?

-"Non n’me dis rien... j’vois bien que t’es pas comme eux.
J’vois bien que toi aussi, t’attends le prochain. "

Posté par Vertumne à 17:00 - Rsylvie - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2008

11. Mieux qu'une vraie" par rsylvie

Sur la brochure publicitaire, il était écrit :

« Mieux qu'une vraie…satisfait ou remboursé ».

cochon qui s’en dédit !

pas une seconde je n’ai hésité.

Vous pensez bien… mieux qu’une vraie !

Et des vraies, j’en connaissais.

J’ai tout de suite passé commande,

à peine une semaine à attendre.

Mon paquet est arrivé… qu’elle était belle

Avec toutes ses dentelles.

Elle était magnifique ma sirène

aux yeux d’ébène.

Quand le soir, je fermais les volets elle gardait la pause.

Sur son cœur

je déposais une fleur

de rose.

Seulement au matin,

j’étais chagrin…

Vous savez ce que s’est. On est des hommes.

La nature est ainsi faite. Faut bien que le corps exulte !

après un petit somme,

une petite culbute !

« mieux qu’une vraie, disait la publicité »

je leur ai écrit une longue lettre

mais point ne répondaient.

j’ai enfourché ma mobylette

afin de les rencontrer.

ils m’attendaient

le sourire confiant.

-« Que demander de mieux monsieur ? Elle garde la pose, et se tait" !

Qu’il m’a répondu en rigolant ! "Vous ne pouvez nous attaquer pour publicité mensongère,

c’est mieux qu’une vraie.

J’vais vous envoyer ma mégère

vous verrez la différence.

Allé, Gardez donc votre Orthence ! »



Et c’est comme cela qu’on perd un procès !

Posté par _Sammy_ à 10:00 - Rsylvie - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2008

43. Ainsi va la vie, tantôt elle chante, tantôt elle pleure (rsylvie)

Il n’en a parlé à personne.
Pourtant ce n’était pas faute d’y penser.
De toute façon, comment pouvait-il oublier ?
Il le portait toujours sur lui.
Enfin, plutôt dans ce qui lui servait de portefeuille et
Qu’il glissait machinalement chaque matin, dans la poche intérieure de son veston,
cette vieille fripe aux couleurs passées par le temps, aux chaudes couleurs noisette.
Qui tranchaient tellement avec le givre de ses yeux bleu acier.
Froids, comme la lame du couteau qui lui avait transpercé le cœur
ce triste soir d’hiver, où elle lui avait dit qu’elle partait avec l’autre.
Un plus jeune de 15 ans, qui la rendait heureuse.
Qui la couvrait de baisers, et la faisait rire.
L’amusait à en pleurer de bonheur.
Alors que lui ne la faisait, que pleurer !
Pas de fou rire, trop de tracas.
Pas de palace, trop de dettes.
La banque, les crédits, les placements hasardeux
Pas de cadeau, plus de boulot….

Depuis, il regardait passer nombre des jeunes amants, les yeux dans les yeux.
Seul dans la nuit froide, il en a pleuré des jours meilleurs.
Même s’il n’en a parlé à personne… il n’a jamais cesser d’espérer.
Il pensait qu’un jour la chance reviendrait lui sourire. Et que peut-être, elle l’aimerait à nouveau…. Cela ne pouvait être autrement, puisqu’il avait trouvé un porte bonheur dans le parc des Tuileries.
Il n’avait plus qu’à attendre qu’elle passe.
Ainsi il a attendu, et appris a égrainer les heures, les secondes.
Il n’a jamais tendu la main. Il avait sa fierté, son honneur.
Alors quand on la retrouvé sur les quais de la Seine,
personne ne se doutait, que dans la poche de ce vieil homme en haillons, était rangé délicatement sous un trèfle à quatre feuilles, un titre d’emprunt russe jauni par le temps.

Posté par patitouille à 17:30 - Rsylvie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

3. Une journée ordinaire au Sacré-Coeur (rSylvie)

(ou l'histoire d'un cartable trop lourd).

« j’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac,
-j’ai sorti mon carnet de liaison,
-j’ai sorti mon bloc de dessin,
-j’ai sorti ma trousse de crayons de couleurs,
-j’ai sorti ma calculatrice super puissante aux racines carrées,
-j’ai sorti »
-« Bon ça suffit, t’as quand même pas tout sorti » ?
-« Mais si !
-J’ai sorti mon classeur de bio
-J’ai sorti mon classeur de S.V.T.
-J’ai sorti mon classeur de musique et ma flûte
-J’ai… »
-« L’est chargé l’emploi du temps le lundi ».
-je ne te le fais pas dire. Je n'aime pas le lundi !
-J’ai sorti mon dictionnaire de français
-J’ai sorti mon dictionnaire d’anglais
-J’ai sorti mon dictionnaire d’espagnol
-J’ai sorti mon dictionnaire des langues mortes ».
-« WoaHOU !! t’es une intello… t’as combien d’options  ?"
-« Juste deux, pourquoi  ?"
-« Comme ça , moi l'école... bon Alors, et après ?"
-« J’ai sorti mon survêtement,
-J’ai sorti mes chaussures de sports,
-J’ai sorti ma serviette de toilette,
-J’ai sorti mon déodorant,
-J’ai sorti mon crayon pour les yeux,
-J’ai sorti »
-« En fait, t’as sorti ta trousse de toilette !"
-« Allé, moque-toi. Un esprit clair dans un corps sain !
……. -J’ai sorti mon portable"…
-« ben, pourquoi ?"
-« pour appeler ma sœur et lui dire de prendre les clés que j’avais oubliées dans ma chambre ? »
….-« ah, t’avais oublié tes clés » !
-« oui, cela m’arrive quelque fois. Le principal étant que je n’oublie pas mes affaires d’école!" Cela ne t’arrive jamais d’oublier tes clés ?
-" ben non, j'ai pas d'portable. Et puis c’est pas grave, vu qu' j’ai pas d’casier. Y’en avait pas assez… «
-« ce n’est pas juste que tu n’ais pas de casier… comment fais tu pour ton cartable ? »
-« ben j’en chie… surtout le mardi et le jeudi, par’cqu’on est chargé comme des mulles ces jours là ! »
-« je veux bien partager le mien en attendant d’en parler aux délégués de classe pour qu’ils… »
-« mesdemoiselles, la sonnerie a retenti depuis bien longtemps, que faites-vous » ?
-« Madame la directrice, comme elle n’a pas de casier, je lui proposais que l’on se mette ensemble en attendant de résoudre ce problème. Et par là même, je lui expliquais qu'ayant un soucis de clé,
-j’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac,
-j’ai sorti mon carnet de liaison,
-j’ai sorti mon bloc de dessin,
-j’ai sorti ma trousse de crayons de couleurs,
-j’ai sorti ma calculatrice super puissante aux racines carrées,
-j’ai sorti »
-« Assez! vous n’avez quand même pas tout sorti » ?
-« Mais SI madame la directrice !
-J’ai sorti mon classeur de bio
-J’ai sorti »
-Il suffit, petite insolente ! On ne dit pas BIo mais biologie.
Vous serez consignées toutes les deux pour retard au cours !
-« ben moi, j'l’aurais fait sauter c'putain d'cad’nas….
t’as vu où ça mène d’être châritable ?
pas mieux payé qu'la curiosité  » !

Posté par pivoineblanche7 à 09:49 - Rsylvie - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 janvier 2008

11. La voix d'un ange (Rsylvie)

"Mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, pas de bouguibougui avant de faire vos prières le soir.. »

-m’enfin Soeur Marie Françoise qu’est ce qui vous prend ! s’écrie l’aumônier de la Paroisse pétrifié en face d'une nonenette en pleine parodie, devant le grand miroir qui domine la sacristie.

-Sont-se ce que notre vénéré Abbé Gabriel vous apprend ?

-Pour sur que non, répondit la Jeune effrontée, la soutanne désordonnée.

Loin de moi toute idée de blasphème, mais je dois vous confier un secret.

Depuis que Sœur Marie Thérèse.com a introduit dans nos murs l’outil informatique qu’est l’ordinateur, j’ai découvert,

Ho bien par hasard mon Père, un site d’échanges.

Mais rassurez-vous, en tout bien tout honneur,

Un lieu de paroles et de photos…
Paroles Plurielles.

Pour les amoureux des mots, tous les 15 jours une nouvelle consigne.

Et voici donc celle de ce jour :

"Mes biens chers frères mes…."

-Soeur Marie Françoise ! c'est bon ! j'ai compris....Redevenons sérieux.
Je venais pour le tableau de Paul Delvaux. Il faudrait le remettre en état.
Notre Evéque doit venir nous rendre visite cette semaine, et j'aimerais qu'il puisse l'admirer lors de son séjour en notre église.

.........

-Soeur Marie Françoise ?
-OUI, mon Père ?
-Vous avez un beau brin d’voix ! Dommage que je ne le découvre que maintenant, plutôt qu'à l'office de nos matinales du vendredi.

Posté par _Sammy_ à 14:00 - Rsylvie - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

36. Effraction par tendresse (rsylvie)

"J'ai bien fait le tour de la question..."
il n’y avait pas d’autre solution. Si l’on voulait s’amusait un peu,
en ce triste après-midi de réunion de famille, il fallait en passer par là.
Oui, je dis bien prendre ce chemin inhabituel. Qu’est l’entrée par effraction !
Alors nous l’avons fait.

On a ouvert délicatement les persiennes, en prenant bien garde de ne rien casser.
Le fracas des vitres sur le parquet aurait éveillé les soupçons.
Puis, sur la pointe des pieds, nous avons pénétrés dans la pièce.

Aux trois coups,
Le rideau c’est ouvert.
L’oncle Charles a commencé le monologue de sa vie et nous,
derrière lui, avons, les uns après les autres, pris place à ses cotés…
L’assistance tout d’abord surprise, n’a dit mot,
Chacun retenant son souffle.
Comment l’acteur allait-il prendre cette intrusion ?
Ces garnements qui ne respectaient rien…
Ces petits troublions, habillés de rouge et de bleu, grimés de rose et de jaune.
Comment ?

Humblement, l’artiste
au regard triste
s’est tourné vers chacun de nous.
Ses yeux gris de pluie
ont souri.
Il a tendu les bras vers nous.
Et de nos mains jointes est né un arc en ciel de douceurs,
inondé de larmes de bonheur.

la foule en délire s'est levée pour applaudir le spectacle qui n'avait jamais été si beau....
et l'aprés midi c'est terminé en éclats de rire.

Posté par Coumarine à 17:59 - Rsylvie - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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