Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

15 mai 2008

Il faut un début à tout (Sammy)

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis levé assez tard, et quand Mavra m'a apporté mes bottes cirées, je lui ai demandé l'heure. Commencer par commencer ; commencer par je... D'accord : je suis pensionnaire d'une maison de santé. La première chose que je peux vous dire c'est qu'on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu'elle portait sur elle et seulement deux jambes, c'était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines. Appelez-moi Ismaël.... [Lire la suite]
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07 avril 2008

34. L'homme des foules (Sammy)

C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué. Quitter mon lit est chaque matin plus difficile que la veille. Le moindre effort me coûte, et sortir de chez moi m'est de plus en plus odieux. Mes journées s'écoulent lentement, toutes semblables, comme tissées d'une même étoffe grise, sale et usée. Rien ne parvient plus à m'intéresser, les jours glissent l'un après l'autre, les saisons se suivent, et ma vie est comme un long tunnel sans lumière. Lors de mon pot de départ, entre deux claques dans le... [Lire la suite]
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12 décembre 2007

49. 221b, Baker Street (Sammy)

Cher ami,J'ai noté ces derniers temps votre récente propension à râler, pester, grogner, renâcler, morigéner le chat, massacrer votre violon, prendre de la cocaïne en cachette (ne tentez pas de le nier, je le sais) et même accabler de reproches votre belle-mère, cette sainte femme ; bref, afficher sans cesse ce caractère ostensiblement désagréable. Pas forcément antisocial, mais honnêtement je pense à mes années de service et je perds mon sang froid.J'ai mis en application vos méthodes si longtemps observées et analysées, et j'en ai... [Lire la suite]
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28 septembre 2007

Les comprachicos (Sammy)

Je lui ai dit de se taire. La tempête faisait suffisamment de vacarme pour me ralentir dans ma tâche, et de toute façon l'heure n'était plus aux discours. L'imbécile n'avait jamais pris la mer, il n'était pas même assez intelligent pour voir le péril qui nous menaçait. Ce bateau ne gagnerait jamais la France, encore moins l'Espagne, et nulle autre terre de ce monde ci. Cette nuit serait notre dernière nuit, cette mer notre linceul, et notre mort un juste châtiment.Je lui ai dit de se taire, j'avais besoin de me concentrer. Ce n'est... [Lire la suite]
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06 juin 2007

Nouveau départ (Sammy)

Le samedi c'est plus tranquille. Il y a moins de monde. C'est le jour ou jamais pour partir. Les gosses sont prêts ? Dépêchez-vous, vous allez nous faire repérer. Allez, fais pas cette tête, on a rien à se reprocher. Ce sont eux les voleurs. Ils nous ont volés notre vie, notre bonheur, notre liberté. Allez viens, on s'en va. Jamais je ne me suis habitué à voir la femme que j'aime vivre dans ce taudis. Tu mérites mieux que ça ma beauté. Combien de temps avons nous pourri dans cette cage ? Je ne sais plus. Cinq ans ?... [Lire la suite]
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09 avril 2007

Le premier pas (Sammy)

J'ai presque une heure d'avance... et si elle ne venait pas ? J'avais tellement peur d'être en retard que je suis presque venu en courant. Et maintenant je vais devoir attendre cinquante-cinq minutes. Ca fait combien de secondes ça ? Cinquante-cinq multiplié par soixante, ça fait, ça fait... je ne sais pas. Je n'arrive pas à compter, j'ai la tête bien trop évaporée. Oui, évaporée. Impossible d'aligner deux idées. Mais quelle heure est-il ?Encore cinquante minutes. Non, quarante-trois très exactement. Ca passe plutôt vite finalement.... [Lire la suite]
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27 mars 2007

Dimanche en famille (Sammy)

Il faut que je vous dise... j'ai comment dire ? Menti. Ce n'est pas le petit coin de paradis que je vous avais décrit. Vous ne pourrez pas vous baigner. Mais au moins on est au calme ! Et puis cet endroit est magnifique! Regardez ces spécimens de Bryophyta Andreaeapsida ! De la comment dire, mousse chérie, de la mousse. Oh, et ces Lemna minor sont ravissantes ! C'est ce que l'on appelle des lentilles d'eau Stéphanie. Savais-tu que dans le Nord, on s'en servait parfois pour, comment dire, nourrir les cochons et que... Oui, tu... [Lire la suite]
Posté par pivoineblanche7 à 19:14 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
09 mars 2007

Mauvais sang (Sammy)

Ca fait huit jours exactement. Oui j'en suis sûre, je sais compter quand même ! Huit jours je te dis. Pas dramatique, pas dramatique, t'es bien un mec toi ! Moi je dirais plutôt que ça commence à faire ! Je m'énerve si je veux ! Et me touche pas ! C'est trop tard pour être désolé ! Ben voyons, c'est pas ta faute ! Tous pareils hein ? T'as qu'à dire que c'est la mienne tant que tu y es ! Ouais ben tes sarcasmes tu te les gardes ! Evidemment qu'on était deux ! Je sais bien que ça a été vite. Mais non, je ne regrette pas ! Oui... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:30 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
24 février 2007

Beaucoup de vent pour rien (Sammy)

Il choisit toujours la solution la solution la plus compliquée. Au début le problème était relativement simple, du moins ses manifestations n'étaient-elles pas trop dramatiques. Quelques infiltrations d'eau au sous-sol, rien d'insurmontable. Il suffisait de passer un marché avec une entreprise, engager des travaux d'étanchéité, peut-être installer un drain autour du bâtiment, et l'incident aurait vite rejoint la longue liste des mésaventures de cette vieille maison, bien insignifiant derrière le grand incendie de 1757, ou les... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 10:03 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
25 janvier 2007

Circonstances exténuantes (Sammy)

Les anges d'ammoniac des vapeurs sans clartésSuccombent au noir désir qui inspire des reprochesEn suçant les glaçons qui inondent mes poches Pour s'enfuir du bocal où l'espace s'est noyé.Ca grésille, ça palpite, ça fusille et ça fume,Tout finit par rêver dans un dernier soupirCar la faux a sonné et ça pourrait être pireQuand tes faux cils retombent sur mon marteau enclume. J'ai volé mon âme à un clownLycanthrope dans la nuit du jardin orangéJ'ai volé mon âme à un clownEn criant sans syllabes l'amour irrégulier Un léopard en... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 09:35 - - Commentaires [11] - Permalien [#]