Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

22 décembre 2006

Soleil fatal : (Valclair)

Je crois bien que j’ai attrapé un coup de soleil…Un coup de soleil sur la peau, un coup de soleil sur la tête, ou un coup de lune peut-être…J’ai joué tout le jour avec mes jolies amies puis je suis revenue ici sur le fauteuil ancien où j’aime à rêver, le temps est passé, la nuit est tombée…Ma tête bourdonne. De jolies fleurs en sortent en farandoles tournoyantes, douces elles vont se poser comme un baiser sur ma robe rouge, rouge fleur, qu’elle est belle, ma belle robe rouge…Mon corps qui en surgit est pâle, lisse et blanc, le... [Lire la suite]
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23 octobre 2006

Train-train (Valclair)

Alors qu’est-ce qu’il fiche ce train ? On est là à poireauter sur ce quai de gare, ça fait déjà une heure qu’on devrait être parti... Le père Genou comme d’habitude il a l’air d’avoir avalé son parapluie.C’est pas lui qui va protester aux Chemins de Fer, qu’on est là à bailler aux corneilles plutôt que de filer vers la belle bleue. Il a l’air fin là, tiens, figé comme une baderne qu’il est, dans son pardessus qu’il garde été comme hiver, avec sa bouille enfarinée avec sa moustache ridicule et ses carreaux de myope... Quelle... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 09:02 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
14 octobre 2006

Envol (Valclair)

Au matin le verre était vide. Mais de son élixir j’étais empli. Je suis sorti de la taverne laissant là des compagnons qui n’en étaient plus, des demi-putes alourdies de tristesse, les couloirs obscurs de mes nuits, ma sécheresse de cœur. J’ai frissonné dans l’air vif, et je me suis accoudé, ébouriffé de vent, à la rambarde accrochée sur le vide... Tandis que s’effrangeaient les brouillards, j’ai vu le bon géant de la colline qui s’éveillait, étirant son vaste corps et saluant le matin frémissant... J’ai vu son chapeau petit, cône... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 17:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
20 septembre 2006

Au revoir, Madame Smith (Valclair)

Voici pour terminer cette série impressionnante de participations, un texte de mon ami Valclair, un peu "hors consigne" . C'est en fait une petite nouvelle. Je l'aime beaucoup, j'aime l'écriture de Valclair, toute en délicatesse érotique, en atmosphère sensuelle légère et raffinée. Je trouve que son texte termine agréablement cette série  de la consigne 29. Je suis sûre que vous aurez le même plaisir que moi à lire cette mini nouvelle. Attention accrochez vous, c'est "chaud"! Les Smith sont venus une... [Lire la suite]
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08 mai 2006

Les visiteurs de Giulia (Valclair)

Ce sont de petits points à peine perceptibles d’abord, loin, là-bas de l’autre côté de la plage. Giulia est sortie de sa cabane entre les dunes, elle a porté sa main en visière au-dessus de ses yeux pour tenter de voir dans le clignotement blanc de la lumière de midi. Ce sont des traits noirs minuscules mais qui s’avancent et grossissent peu à peu sur cette ligne exacte où la terre et la mer se rejoignent. Depuis sa cabane égarée dans le dune Giulia regarde. Là bas au bourg ils ont dit qu’elle était folle, la Giulia,... [Lire la suite]
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03 mars 2006

Un baiser en échange… (Valclair)

Me donnerais-tu un baiser en échange ?J’étais devant mon chevalet et tu étais prisonnière de ma toile. De mes pinceaux je te modelais et te démodelais, je te souriais et nous dialoguions ensemble. Tu m’as ému plus qu’il n’aurait fallu et je t’ai donné le souffle, croyant t’offrir la délivrance.« La délivrance ? Quelle délivrance m’as-tu dit, tu m’as donné au sablier du temps. En représailles je m’enfuis »Et je n’ai rien pu faire pour te retenir. Dans l’instant tu étais partie, oh ma belle image, je t’ai vu filer, caracoler dans la... [Lire la suite]
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18 février 2006

Elle et moi (Valclair)

Je la tiens serrée, ma question,Je la tiens serrée, depuis longtemps, depuis toujours,Je la tiens serrée, je ne voudrais pas qu’elle s’échappe,Je ne voudrais pas qu’elle s’efface en réponses dérisoires et sans magie, Elle et moi, nous allons sur notre boule ronde… Bien sûr qu’elle ne se pose pas, où se poserait-elle ?Je ne veux pas voir de terre en bas pour la recevoir,Pas d’assemblée de savants qui se pencheraient sur elle,Pas de bouche bavarde pour la dire ni d’oreille complaisante pour l’écouter,Elle et moi, nous rêvons sur... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:53 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
22 janvier 2006

Salut (Valclair)

Aujourd'hui, par cette belle journée froide d’hiver, je suis descendue, comme souvent, vers la mer. J’ai quitté ma petite maison à la sortie du bourg, j’ai marché le long de la route défoncée, j’ai grimpé la dune, j’ai embrassé du regard la plage immense, l’infini de la mer jusqu’à cette ligne au loin où elle se mélange avec le ciel, j’ai enlevé mes chaussures, pris contact de mes pieds avec le sable froid et lentement je suis descendue jusqu’au bord de l’eau. La mer est belle toujours, belle et lumineuse et paisible comme... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 21:23 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
16 janvier 2006

J'ai un train à prendre... (Valclair)

Moi, j’ai toujours peur d’être en retard. Que ce soit pour aller au ciné, pour aller dîner chez des amis ou encore quand je vais travailler, du coup je suis toujours bon premier, j’arrive avant que les portes du bureau ne soient ouvertes... Et pour prendre le train ! Ah là pour prendre le train, là c’est le pompon, ah prendre le train et justement cet après-midi, il faut que je prenne le 14h02 pour Grenoble, je vais voir ma vieille maman, je vais fêter avec elle son anniversaire. Diable il est déjà dix heures du matin, rien... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:52 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
06 janvier 2006

Elle attend…(Valclair)

Elle attend. Mais elle ne sait plus très bien ce qu’elle attend... Depuis le temps… Moi, je la regarde... Je regarde son visage qui n’en est pas un, cette pose étrange, à la fois détendue et contrainte, bras tendu en avant, bras replié sur l’épaule, comme en caresse sur la chevelure, corps légèrement déjeté, genoux serrés, pieds légèrement rentrants, pose en tension, mouvement suspendu… Je regarde le mur ocre auquel elle s’adosse, cette lumière qui brille et qui ne l’éclaire pas, la bougie se consume et ne se consume... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 20:09 - - Commentaires [7] - Permalien [#]