Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

25 octobre 2006

Poussière de craies (Zack Braff)

Cet homme, là, celui qui joue le rôle du bon père de famille...Je me sens mal ici. Au milieu de tout ces gens qui sont de mon sang et pourtant tellement antipathiques..Les heures s'égrainent lentement, j'ai froid.Au milieu de nulle part, même pas de quoi se perdre. Il débarque, avec ses craies..Si timide,  si vaillant contre ce monde grisIl a étalé sa couleur sur le bitume froid...    Il restait impassible Les gens passent, pressés, le bousculent.Il réajuste son berêt avec un sourire en coin et reprend la construction... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

22 septembre 2006

L'artiste (Zack Braff)

Je ne l'aime pas, mais tant pis Quand il est comme ça..Quand la salle vide s'emplit de toute la puissance de son esprit..Mon coeur vibre, mon âme tremble à chaque songe de son instrument.Je pourrais l'écouter pendant des heures..Son corps se balance sous les vibrations de son instrumentIl dialogue avec la portée,glisse de note en noteIl sait émouvoir, aimer, vendre son âme,Sa VIE a son publicLe rythme, instant volés au détour d'une salleEmmitouflé dans mes rêves,Etreint de chaque note, de chaque murmureMon existence EXISTE ici...Des... [Lire la suite]
Posté par patitouille à 14:16 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
15 septembre 2006

Contact (Zack Braff)

elle, était là, nue, allongée sur son lit de pensées.. Moi, j'étais là, debout, désarmé par la nudité de mes sentiments, Mon désir prenait le pas sur mon physique qui se laissait aller à de bien grands projets.. Ses yeux m'invitaient, m'entrainaient ... Ce fut d'abord.. Un pas puis le second laissa place au troisième qui fit toucher nos deux chairs et déchaîna nos furies La douceur de sa peau, les courbes de son corps parcouru de minces frissons causés par notre CONTACT La vue se trouble, la main dérape, la respiration... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 18:35 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
28 avril 2006

Quand le coeur n'y est pas (Zack Braff)

Il a sorti ses souvenirs.. Juste un moment, comme ça.. La vie est batie sur ces images L'éclair se dessine au loin Comme un chateau de carte Posé sur un esprit fragile.. Les rencontrent s'accumulent Avec la peur au coeur celle de tout voir s'écrouler Normalement, il y a toujours Un sourire, un geste, Un lui, un elle, un mot Mais là, le couvercle s'est refermé, Celui de sa boite à trésor Son pandora tant convoité Il marche, son imperméable usé N'est plus si perméable Et l'eau s'y infiltre, forteresse Violée, dernier rempart... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 20:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
08 avril 2006

Accroché dans le temps (Zack Braff)

Ce sont ces belles journées...  Henri, 26 ans s'est levé du bon pied. Il est parti travailler tôt ce matin, même avec un peu d'avance: les portes de la manufacture étaient encores closes quand il est arrivé. il a travaillé d'arrache pied, pas pour le profit, mais parce qu'il aime son travail: il arrive dans son box, enfile son bleu de travail dans le silence du vestiaire puis descend deux à deux les marches qui mènent au bruyant atelier. La lumière est totalement naturelle: le soleil envoie ses rayons qui traversent avec peine... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 21:32 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
22 mars 2006

La tête dans les étoiles (Zack Braff)

-c'est encore cette histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein.. -Oui, je me demande ce que l'on aurait fait si Einstein avait préféré passer son temps avec ses amis dans les bars de Viennes à boire des coups... -Tout est tout blanc ou tout noir, comme d'habitude, c'est l'absolu, oui, l'absolue vérité -Et si l'esclavage avait été imposé par les noirs? comment se serait-ce passé, aurions nous des chaînes à nos pieds? -Regarde, nous deux on est blanc, mais pourtant, je sens qu'en moi, c'est le néant... et le néant, c'est blanc ou... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 17:44 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

13 mars 2006

Chaises vides...(Zack Braff)

Hier, nous étions tous assis sur ces vieilles chaises qui grincent au moindre mouvement, à discuter, posés sur le béton comme des pions sur un échiquier. Ce qui nous différencie d'eux, c'est que nous étions ensemble, pas pour nous battre, mais juste pour se voir et ensemble, construire la vie, j'aurais raté ces après midi pour rien au monde.. dans la petite ruelle sombre derrière l'épicerie, cette grosse porte en bois noir, elle était un rempart contre la réalité, le trou de taupe menant au pays des merveilles. Je frappe, ciryl vient... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 21:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
03 mars 2006

Si belle (Zack Braff)

C'était un après midi de juin, ceux où il fait bon regarder le soleil allongé dans l'herbe, où les matins s'habillent d'un simple t-shirt.. J'étais à la bibliothèque municipale pour travailler sur ma thèse de fin d'année.. J'aime la bibliothèque, cet endroit à la fois silencieux et magique. Une grande lucarne laisse pénétrer le soleil et des lampes basses sont allumées sur les tables. Un sablier simple et doré de bronze remplace l'horloge habituelle, si bien que l'on ne peut exactement se situer dans le temps, au point qu'en sortant... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 19:55 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
27 février 2006

Comment ne penser à rien (Zack Braff)

<<chere grande tante... Dans ma pré-formation avant de partir au front, les capitaines nous ont répété plusieurs fois: "surtout ne pensez a rien... quelque soit votre ennemi , tirez..." maintenant, les jours défilent à une vitesse infernale, et cela fait deux mois que je suis dans ce néant.. Nous sommes ici pour calmer le jeu entre les serbes et les croates, mais il n'y à rien a faire.. Nos casques bleus ne servent à rien si ce n'est à nous transformer en cible mouvante... Chaque jour j'essaye d'appliquer cette règle... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:52 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
16 février 2006

Il pleut (Zack Braff)

Il pleut ... une pluie de grosses gouttes qui font du bruit quand elles s'écrasent sur le sol... Il pleut, mais je reste là, debout, les cheveux mouillés mais le coeur plus sec que jamais.. Elle est là, majestueuse, debout sous le préau.. Je ne vous la décrirai pas, ce n'est pas la peine .. je suis trop égoïste pour cela... Imaginez que c'est un rêve qui se matérialise, laissant derriere lui de la poussière rouge, comme suspendu par le temps.. je ferme les yeux et j'ai l'impression d'entendre les arbres libérer leurs feuilles dans un... [Lire la suite]
Posté par Coumarine à 22:04 - - Commentaires [5] - Permalien [#]