Paroles Plurielles

Voyages dans les mots...chaque jeudi une consigne d'écriture pour les amoureux des mots. En voiture...!

30 novembre 2006

Coumarine [ ou la panne ]

voici un texte que m'a envoyé Pluto. il ne s'attend pas à le voir publié, mais je me suis dit que ça nous ferait attendre le retour de Coumarine de belle façon ;)

il a imaginé une consigne 35 avant l'heure, en prenant comme phrase de fin la dernière de mon post  vous informant des soucis de connexion de la maitresse de ces lieux ;)

mais voyez par vous-même ;)) :

Ils ont tout prévu, calculé, planifié, en gros, tout "futurisé". Eux. Les as de la "Prospectique", La Science Economique Mondiale,  avatar du "Changement Stable" qui a lui même succédé au "Développement Durable" dans les années quarante.
« - Y'a un bog dans l'potage … Késako ? »

En fait, cet échange est virtuel, pas de paroles entre robots : ce n'est qu'une traduction approximative, bien que fidèle, à destination du "vulgus pecus" humain.
«  - Ca a pêté ! » 
Noir total, arrêt brutal, immédiat, comme la secousse d'un ascenseur tombant en panne, temps suspendu, l'anarchie mondiale …

Hébété, le "Vulgus pecus" s'est réveillé sa cervelle nanotechnologisée standard complètement "burn out". Mais la nature humaine est formidablement adaptative : les cellules anesthésiées du cerveau se réveillent, poussées par la survie. Non sans gros dégâts latéraux, plus de cinq cent millions d'humains décèdent dans la journée qui suit la panne.

De la technologie, ne subsiste d'opérationnel que ce centre mondial de contrôle, où les robots experts les plus High Tech réfléchissent frénétiquement : ils relisent leur "bible", examinant à la loupe les six cent soixante six consignes de gestion du monde.
« - Putain bordel ! Rien qui cloche ! Comprends pas … »
Rien d'anormal. Sauf peut-être une lègère – oh, très légère ! – baisse de la micamétrie du zigodulle à rétroaction dans la pétardette à rotors de la consigne 35.

Et Dieu rigole ! Il sait. Il a vu. La technologie poussée à outrance a introduit une mini faille temporelle : le 29 Novembre 2006, à 20h18 exactement. Un problème de connexion, message d'une blogueuse qui casse la barrière du temps et interfère un siècle plus tard avec la consigne robotique !

Message mal interprété, message de fin du monde  : « En ce qui concerne la consigne 35, elle sera exceptionnellement mise en ligne vendredi matin, date à laquelle Coumarine espère retrouver sa connexion »

Posté par patitouille à 20:25 - * Petits Papotages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C’est fini (Plumito)

C’est fini.
Elle passe par l’allée, sans hélas.
Pas à pas, pas lassée, pas tassée,
Place ses pas sur cette place,
Et d’une dalle espace son pas racé.
C’est fini.
Elle ressasse, puis efface.
Se repasse le film du passé,
Et lime tout ce qui encrasse
Son âme harassée. 
C’est fini.
C’était pourtant bien,
Mais ce n’est plus rien.
Et c’est pour son bien,
Mais surtout pour le sien,
Que tôt ce matin
Elle a pris un autre chemin.
Elle lui a dit :
« C’est fini ! »
Il n’a pas compris,
Elle s’est enfuit.
Il lui a crié des « je t’aime, reviens ! »
Il tirait là ses dernières missives
Qui s’écrasèrent sur une pensée définitive :
« Désormais c’est son problème, plus le mien. »

Posté par patitouille à 20:15 - Plumito - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 novembre 2006

connexion coumarinienne ! ;)

alors, Dame Coumarine est à nouveau en panne d'adsl !

Aussi me demande-t-elle de vous dire que si certains d'entre vous lui ont envoyé des textes et que ceux-ci ne sont pas encore parus, ce serait bien de me les renvoyer, je m'empresserai de les publier demain

En ce qui concerne la consigne 35, elle sera exceptionnellement mise en ligne vendredi matin, date à laquelle Coumarine espère retrouver sa connexion.

Voilà ! :))

Posté par patitouille à 20:18 - * Petits Papotages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2006

La marelle (Marie-Jeanne)

Je traverse la place encore  déserte à cette heure matinale.  Le soleil promet d’être radieux et j’ai l’humeur guillerette. Sur le pavement,  des enfants ont tracé un jeu de marelle. Quelques cases à franchir pour passer de la terre au ciel.   Je ne peux m’empêcher de penser à mon enfance, les jeux dans la cours de récréation, la corde à sauter, la marelle. Je me rappelle l’odeur de la  cantine, le grincement de la craie sur le tableau noir, le cartable trop grand mais qui devait durer des années.  Et  surtout  nos serments « tu  es mon amie pour toujours ».  J’y croyais  à l’époque mais la marelle s’est fragmentée, dispersée.  Ma meilleure amie m’a trahie.  Le ciel m’est tombé sur la tête le jour où  elle m’a annoncé qu’elle sortait avec mon copain. Evidemment en vantant les qualités de l’un à l’autre je me suis mise moi-même en danger. Mais comment aurais-je pu deviner qu’elle allait le séduire  alors que j’envisageais de faire ma vie avec lui ?  J’ai cessé de les voir. Il y a quelques temps un ancien copain de lycée, rencontré par hasard, m’a appris que leur mariage a échoué.  Que va-t-elle devenir maintenant ?

Mais désormais c’est son problème, plus le mien.    

Posté par Coumarine à 10:37 - Marie-Jeanne - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le meilleur des hommes (Sammy)

Surtout, bien rester sur les pavés. Ne pas marcher sur le sable. Non mais... je rêve ! Il était vraiment temps que ça s'arrête ! Un peu plus et je devenais comme lui Lui et ses problèmes, ses névroses, ses manies. Ses TOC ! Allumer la lumière pour vérifier qu'elle est bien éteinte. Revenir sur ses pas quatre fois, cinq fois, dix fois, juste pour s'assurer encore et encore que la porte est bien fermée. Faire une crise quand je ne egarde pas si le congélateur ne s'est pas rouvert tout seul. Et si ce n'était que ça. Ca resterait supportable. Mais non, monsieur cumule ! Il collectionne, il compile, il innove ! Il invente des tares auxquelles les psychiatres les plus doués n'avaient pas pensés. Marcher sur les bandes blanches, contourner les obstacles par la droite, faire le ménage toute la journée, prendre une douche toutes les heures ! Ne pas toucher un objet que quelqu'un a déjà touché, exiger que l'on prépare sa nourriture devant lui, se laver les mains cinquante fois par jour, porter un masque dans la rue ! Ouais, un masque, parfaitement. Pour éviter la contamination. Pendant cette histoire de grippe aviaire, j'ai cru qu'il allait me rendre folle. Je crois que c'est là que j'ai compris que je ne pouvais plus le supporter.

J'ai pourtant tout essayé. Tout. La thérapie comportementale, la psychologie cognitive, la psychanalyse, les cures de sommeil et même l'hypnose. Rien à faire. A croire qu'il se complait dans ses obsessions. Qu'il se pourrisse la vie si il veut, moi j'en ai ma claque. Qu'il en trouve une autre pour supporter ses délires. Moi c'est fini. Je veux fumer une clope quand j'en ai envie, pas en cachette. Je veux boire si je veux. Je veux inviter des amies sans être obligée de supporter son cirque. Non, parce qu'il fallait le voir, avec sa lingette désinfectante, en train d'essuyer tout ce qu'elles touchaient. A cause de lui, Véronique et Dorothée ne me parlent plus. Et ce repas chez mes parents ! J'ai cru qu'il allait faire une syncope. Ils habitent dans le Loir-et-Cher, mais quand même... Et ça c'est rien à côté du sermon de ma mère... la pauvre femme s'est fait des cheveux blancs à cause de moi. Maintenant que je l'ai plaqué, elle pourra vivre centenaire, c'est décidé...

Non mais quand j'y pense. Ce type est complètement malade. Son dernier truc, c'était les ondes nocives, il en voyait partout. Du coup, plus de micro-ondes, plus de portable, plus d'ordinateur. Si je l'avais laissé faire, on s'éclairait à la bougie. Mais sur la fin, il allait vraiment trop loin. Exterminer tous les insectes de la création passe encore, mais tuer les chiens blancs et les chats noirs, c'est trop pour moi. Surtout que les voisins commencaient à se douter de quelque chose. Les vieilles surtout. Je crois même que certaines ont  prévenu les flics. Mais je m'en fous. Désormais c'est son problème, plus le mien

Posté par Coumarine à 10:31 - Sammy - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une bouteille à la mer (Marie.L)

    Seule au carrefour de ta vie, tu me tournes le dos. Pourtant tu étais
ma meilleure amie. Nous partagions tout nos secrets, nos rires, nos peines…
    Tu me tournes le dos et je ne sais pas pourquoi !
    Tu m’avais appelé en me disant que tu étais fatiguée, déprimée. J’avais
tout fait pour pouvoir venir te voir. J’avais pris le train, puisque je
n’avais pas de voiture.
    Nous avons discuté de tout, de rien. Je voulais te détendre. Nous avons
fini par parler de ma maladie.
    Une sclérose en plaques, c’est difficile à accepter à mon age. Je
l’avais accepté parce que je voulais continuer à vivre et pas seulement
survivre en attendant la mort.
    Mais, tu t’es énervée en me disant que ton père n’avait jamais accepté
d’être myopathe.

    « Mais Stéphanie, je te dis que je l’accepte. Ne me dis pas que tu sais
ce que je pense. »
Voilà ce que je voulais te dire, mais tu es partie avant.

     Je t’ai dis de faire vérifier que tu n’étais pas malade, mais tu as
crié dans ce petit bar où nous allions souvent. J’avais peur pour toi, je
voulais que tu comprennes que c’est plus facile de se battre contre un
ennemi  que l’on connaît.
     A quel point es-tu malade ? Je pense à toi souvent. Tu ne voudras plus
me répondre au téléphone… ni à mes lettres probablement, mais mon cœur est
brisé, comme un jour mes jambes ont pu arrêter de me porter.
     Heureusement, je marche aujourd’hui ; parce que j’ai été bien soignée.

     Mais toi, vers quel chemin t’a mené ton choix à ce carrefour ? Parfois
je me le demande.

    Curiosité ? Souvenir d’une sincère Amitié !

     Mais, non je n’enverrais pas cette lettre… j’essaie de me convaincre.
C’est du passé.

    Désormais c’est son problème, plus le mien.

Posté par Coumarine à 10:31 - Marie L. - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2006

Réseau lution (Poèmedevie)

Elle l’emprunte chaque jour, le petit sentier gris qui l’amène d’un bord à l’autre. Et chaque jour, un étrange sentiment la parcourt au moment de poser le premier pas sur cette passerelle imaginaire. C’est un peu comme si sa vie était suspendue au-dessus d’un gouffre profond, comme si chaque pas qu’elle faisait ne tenait qu’à un fil reliant son passé à son présent, son présent à son futur, son futur à son passé. Voilà bien 40 ans qu’elle pratique ce va-et-vient constant, qu’elle tricote les événements entre eux et découvre peu à peu les liens qui tissent son univers à elle. Reliée à sa mère par un cordon invisible qui encore et encore cherche à s’enrouler autour de sa gorge chaque fois qu’elle voudrait s’envoler ailleurs. Un autre cordon vissée à son ventre et à son bout deux enfants à peine adultes dont elle aimerait encore contrôler un peu la trajectoire. Toutes ces cordes qui l’entravent finalement dans son propre voyage. Demain, c’est décidé, elle changera d’itinéraire. Une dernière fois, elle traverse résolument la place déserte. Au fond de son ventre un sentiment de victoire, au fond de son œil un regard déterminé. Et là, au milieu du croisement de ses cordons, elle envoie dans les quatre directions à la fois : « Désormais, c’est leur problème, plus le mien. »

Posté par Coumarine à 17:15 - Poème de vie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mère Grand... (¨Pierre de Lune)

J'entre dans cette maison qui m'a vue tant de fois repartir le dos voûté, les épaules écrasées de tout le poids de ma jeune vie.

Comme toujours, un silence pesant accueille mes pas.  Rien à voir avec la quiétude ou simplement le repos du temps.  Non, ici, le silence a un corps, une vie.  Il palpite, coeur en sursis.

Les pièces en enfilade.  La tapisserie, jaunie, s'effiloche aux encoignures et tombe, pensées oubliées. 
J'avance.  Le salon.  Le séjour.  La cuisine.  Et l'ultime porte qui me sépare de son regard. 
Plus de crainte. Plus d'angoisse. Un acte simple qui ne soulève plus aucune émotion : tourner cette poignée de porte et savoir qu'elle est là, quelques mètres plus loin, bardée de toute la souveraineté qu'elle s'est créée sur mes propres faiblesses.

J'entre.  Son regard, une fois de plus, me fustige.  Mais c'est fermement que je dépose un baiser protocolaire sur cette joue dont les contours s'affaissent inexorablement et tendent vers la terre.

Nos yeux se croisent, se jaugent.  S'interpellent aussi.  Elle a perçu dès le premier instant mon état d'esprit et la rébellion qui ne me quittera plus.
Volontaire au-delà de l'humain, elle a régné sans la moindre faiblesse sur la famille depuis toutes ces années.  Implacable dans ses jugements, chacun a payé, tôt ou tard, à tort ou à raison, son dû à cette douairière dont le sourire édenté n'efface pas la nature de carnassier. 

De grand-mère, elle n'en a que le nom.  Jamais un sourire, jamais un cadeau, jamais un câlin.  Chaque visite dans son antre était pour moi source de frayeur.  Mes parents eux-mêmes n'en menaient pas large, écrasés de tant d'autorité.

Mais là, c'est différent... à nonante-trois balais bien sonnés, le temps a - enfin - fait son oeuvre et elle s'en va rejoindre la congrégation des personnes âgées en maison de repos.

Elle peut battre des ailes comme un canard hors de l'eau et me toiser de toute sa superbe en espérant me faire fléchir, c'est décidé, elle part ce soir!! Elle a bâti toute sa longue vie sur la crainte qu'elle inspirait; il est temps à présent qu'elle apprenne à respecter ceux qui daigneront lui accorder dans sa fin de vie plus de douceur qu'elle en a dispensé en quasiment un siècle!

J'ouvre la porte et appelle les infirmiers.  La chaise roule et le bruit assourdi des roues sur le linoléum me semble très mélodieux.  Un dernier regard. Elle me fusille de ses yeux myosotis.  On l'installe dans la voiture.  Son regard devient parole embuée. Elle sait que je sais qu'elle part vers un ailleurs qu'elle ne manquera pas d'empoisonner de son venin. 
Je souris, mi-amusée, mi-inquiète de son devenir.  Après tout, elle est si âgée!!  Mais elle a choisi d'être invivable depuis toujours. Et après tant d'années de tyrannie, c'est à son tour de payer son dû.

Je referme calmement la portière de la limousine.  Je fais un léger signe de la main quand elle démarre vers ses lendemains. Un voile d'inquiétude couvre furtivement ses yeux.   Et simplement, je pense qu'elle a choisi cette vie et son épilogue. 

Je tourne le dos à cette route et à elle qui m'a tant assassinée.  Quel que soit son dernier chemin.  C'est, désormais, son problème, plus le mien.

Posté par Coumarine à 17:06 - Pierre de Lune - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le vrai réveil (Soleillune)

LE VRAI REVEIL (SOLEILLUNE)

Habillée toute en noire avec une touche de couleur rouge pour son sac à
main, elle marche d un pas décidé, ne regardant ni derrière, ni à droite, ni
à gauche…..
Sa démarche fluide et légère l emmène droit devant, juste à temps pour
reprendre sa vie en main…
Fini les colères, la rancœur, et les chagrins, tous ses sentiments qui lui
noircissaient sa vie……elle n en veut plus, c est décidé !
Peu importe ce que peuvent penser les autres, peu importe ce que peut penser
l Autre…c est fini elle ne regardera plus en arrière son passé, ni à droite,
ni à gauche pour se demander si elle est sur le bon chemin….elle l a enfin
trouvé son chemin, elle a enfin compris l importance de ses choix de vie
pour être responsable de celle ci et non plus victime……
Que c est bon de ressentir cette énergie en elle, cette énergie qui lui
donne ses ailes d ange, amoureuse…oui elle l est enfin…..amoureuse de sa vie
Elle va pouvoir enfin vivre ,s ouvrir à la vie ,pouvoir regarder la nature
qui la porte par ces couleurs changeantes au fil des saisons ,qui lui donne
les plus beaux tableaux qu’ elle n aurait jamais vu avec ce masque sur son
visage qui ne faisait qu’ encadrer dans un tiroir ou dans un autre tout ce
qu’ elle pouvait vivre !
Autour hui plus d encadrement, plus de masque, dans sa vie ……juste devant
elle, ce chemin
Clair, aérien, posé juste devant elle ……et elle se murmure alors…..
« L autre pourra me dire ce qu’il voudra……desormais c est son problème, plus le mien »

Posté par Coumarine à 10:07 - Soleilune - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Elle et l’autre. (Charlotte)

Elle a son trouillomètre qui dépasse la limite raisonnable.
Elle arrache sa plume plantée entre les doigts. Elle l’enferme dans la cave.
A clé. Elle ne veut plus écrire, se livrer en pâture. Elle a peur d’être
tondue. Elle a peur de prendre la fièvre, la mort, d’en faire son habitude,
son vice, de perdre sa  fortune.
Elle se demande si elle ne ferait pas mieux  d’aller  brouter ailleurs  avec
ses brebis galeuses.
Elle  ne sait pas comment rendre sa vie, privée, libre, heureuse.
Elle a son inconscience qui la surveille d’un œil, lui joue des tours tordus
et l’attend au coin de la rue. Elle  est folle peut-être.
Tout le monde  le lit dans  ses feuilles de choux qu’elle espère publier un
jour, avec son nom bien propre, le sien, pas, celui de son père, dont elle a
volé la signature, pour siéger  à sa droite, à l’égal de lui.
Ecrire, c’est sa marotte à elle, depuis qu’elle a des secrets d’amour
torride.
De plus, elle aime écrire avec ses doigts, des histoires  de mouches  à
quatre pattes qui se régalent d’excréments de  vaches !
Qui va lire ça ? C’est sale.
C’est ainsi qu’elle fonce droit, dans un cul de sac, bouché de sens
interdits.
L’autre lui dit qu’il faut prendre un autre chemin plus sûre, plus fruité,
du coté de l’espace, de l’infini.
L’autre lui dit qu’il faut abattre le mur,en détacher les briques une par
une,  les réduire en miettes et les donner au silence par-dessus les
collines.
L’autre lui dit qu’il faut regarder en face le fantôme blanc caché derrière
les nuages et lui faire un sourire…
L’autre lui dit qu’il ne faut pas adorer les dieux car ils n’existent pas
ici.
Alors, elle cherche  la formule  magique, la règle fondamentale à suivre
pour exorciser ses mauvaises fois.
Et elle se promet d’entartrer l’autre, avec sa merde ou sa chantilly, elle
se jure que cela va chauffer car désormais,c’est son problème, pas le sien.

Posté par Coumarine à 09:59 - Charlotte - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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